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Défense des
consommateurs
Pratiques commerciales trompeuses

Satisfait ou remboursé, ce que le commerçant doit tenir, conditions, frais de retour, pratique trompeuse et recours

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 20 octobre 2026

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L'essentiel
  • Le « satisfait ou remboursé » est un engagement commercial volontaire, distinct du droit de rétractation de quatorze jours, qui ne vise que les contrats conclus à distance, à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors établissement (article L221-18 du Code de la consommation), et de la garantie légale de conformité, due pour les défauts de conformité qui apparaissent dans les deux ans de la délivrance du bien (article L217-3).
  • Selon sa rédaction, il peut constituer une garantie commerciale, qui lie le professionnel selon ses conditions ou selon celles, plus favorables, de la publicité faite avant la conclusion du contrat (article L217-21), ses conditions font partie des informations à communiquer avant le contrat (articles L111-1 et L111-2), et une promesse qui induit en erreur sur la portée des engagements du professionnel ou qui omet ou dissimule une information substantielle est une pratique commerciale trompeuse (articles L121-2 et L121-3), punie de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende, ou de cinq ans et 750 000 euros si l'infraction est commise en ligne (article L132-2).
  • En cas de refus de rembourser, vous pouvez adresser une réclamation écrite, signaler la situation sur SignalConso, puis saisir gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit votre réclamation (articles L612-1 et L612-2), ou, avant une action en justice portant sur 5 000 euros ou moins, tenter une conciliation devant un conciliateur de justice sauf dispense (article 750-1 du Code de procédure civile).

Ce qu'est la promesse « satisfait ou remboursé » et ce qu'elle n'est pas

En bref. Il s'agit d'un engagement que le professionnel prend de lui-même. Il ne se confond ni avec le droit de rétractation ni avec la garantie légale de conformité, et ses contours sont ceux que le professionnel a écrits.

Selon l'Institut national de la consommation, la loi ne prévoit pas de droit général au remboursement d'un produit acheté en magasin. En revanche, lorsque le commerçant propose, à titre commercial, l'échange ou le remboursement si vous n'êtes pas satisfait, vous pouvez faire jouer cette offre. Toujours selon cette fiche, c'est le commerçant qui fixe les modalités, notamment les conditions de délai et le choix entre un avoir et un remboursement. Les mots « satisfait ou remboursé » ou « remboursé si vous n'êtes pas satisfait » n'ont donc pas de définition légale qui s'imposerait à toutes les offres. Ils valent par ce que dit l'offre.

Trois notions voisines doivent être distinguées.

  • Le droit de rétractation. Le consommateur dispose d'un délai de quatorze jours pour se rétracter d'un contrat conclu à distance, à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision (article L221-18 du Code de la consommation). Ce droit légal ne dépend d'aucune promesse du professionnel et ne vise pas, par son texte, les achats faits en magasin. Notre article sur le délai de rétractation en vente à distance le détaille.
  • La garantie légale de conformité. Le vendeur délivre un bien conforme au contrat et répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci (article L217-3). Elle suppose un défaut, alors que la promesse commerciale repose sur l'insatisfaction. Notre article sur la garantie légale de conformité présente ses conditions.
  • La garantie commerciale, que la section suivante examine, et qui est un engagement contractuel du professionnel en plus de ces droits légaux.

Les articles du Code de la consommation cités dans cet article ne définissent pas ce qu'est être « satisfait ». Le sens de ce mot, par exemple la possibilité de rendre un produit simplement parce qu'il ne vous plaît pas, se lit dans les conditions de l'offre. À défaut de précision, le Code civil prévoit que le contrat s'interprète d'après la commune intention des parties plutôt qu'en s'arrêtant au sens littéral de ses termes et, si cette intention ne peut être décelée, selon le sens que lui donnerait une personne raisonnable placée dans la même situation (article 1188).

La force obligatoire de la promesse faite au consommateur

En bref. Une fois la promesse faite et le contrat conclu, le professionnel est tenu de ce qu'il a promis. Pour une garantie commerciale portant sur un bien, le Code de la consommation précise que la publicité plus favorable peut prévaloir sur les conditions du contrat.

Le principe général est que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits et qu'ils doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi (articles 1103 et 1104 du Code civil). Lorsque la promesse figure dans les conditions de vente ou dans le contrat, le professionnel doit donc l'exécuter comme il l'a écrite.

Pour la vente d'un bien, l'article L217-21 du Code de la consommation définit la garantie commerciale comme tout engagement contractuel d'un professionnel, vendeur ou producteur, à l'égard du consommateur, qui a pour objet notamment le remboursement du prix d'achat, le remplacement, la réparation du bien ou toute autre prestation de service en relation avec le bien, en sus des obligations légales du vendeur visant à garantir la conformité du bien. Le texte ne mentionne pas expressément le « satisfait ou remboursé ». Un engagement de rembourser le prix d'un bien en sus des obligations légales entre dans les termes de cette définition, mais nous ne qualifions pas chaque offre, dont la rédaction peut varier. Cette définition est écrite pour les biens, et nous n'avons pas relevé de texte équivalent pour une promesse portant sur une prestation de services, qui reste alors régie par le contrat et par les règles sur les pratiques commerciales trompeuses.

Si l'offre est une garantie commerciale, deux règles protègent le consommateur.

  • Toute garantie commerciale lie le garant conformément aux conditions qu'elle prévoit ou aux conditions indiquées dans la publicité qui en a été faite antérieurement à la conclusion du contrat si les conditions de cette publicité sont plus favorables, sauf si le garant démontre que la publicité a été rectifiée avant la conclusion du contrat selon des modalités identiques ou comparables à la publicité initiale (article L217-21, second alinéa).
  • La garantie commerciale est fournie de manière lisible et compréhensible sur tout support durable, et au plus tard au moment de la délivrance du bien. Elle précise son contenu, ses modalités de mise en œuvre, son prix, sa durée, son étendue territoriale ainsi que le nom et les coordonnées postales et téléphoniques du garant, et elle indique qu'elle s'applique sans préjudice de la garantie légale de conformité et de celle relative aux vices cachés. En cas de non-respect de ces dispositions, la garantie commerciale demeure contraignante pour le garant (article L217-22).

La règle de la publicité plus favorable explique pourquoi il est utile de conserver une capture de l'annonce, de la page produit ou de l'emballage qui contenait la promesse. Notre article sur la garantie commerciale et le service après-vente présente ce régime plus largement.

Avant que le consommateur ne soit lié par un contrat à titre onéreux, le professionnel communique, de manière lisible et compréhensible, notamment l'existence et les modalités de mise en œuvre des éventuelles garanties commerciales, ainsi que les informations afférentes aux autres conditions contractuelles (article L111-1, 5°). Pour un contrat de fourniture de services, l'article L111-2 impose en outre de mettre à la disposition du consommateur ou de lui communiquer, avant la conclusion du contrat, des informations complémentaires relatives à ses coordonnées, à son activité de prestation de services et aux autres conditions contractuelles, dont la liste est fixée par décret en Conseil d'État. Selon notre lecture, les conditions d'une promesse de remboursement offerte avec le contrat peuvent relever de ces informations.

Les conditions et les exclusions affichées

En bref. La loi n'établit pas de liste type de conditions. Ce qui compte est ce qui a été communiqué avant l'achat, de façon lisible, et la manière dont une condition restreint la promesse annoncée.

Le professionnel peut assortir sa promesse de conditions, puisque c'est lui qui en fixe les modalités. Avant de commander, ou en cas de litige, relevez dans l'annonce, dans les conditions générales de vente et dans les conditions de l'offre les points suivants.

  • la durée pendant laquelle la promesse peut être invoquée et le point de départ de ce délai ;
  • les produits ou services exclus de l'offre ;
  • l'état dans lequel le produit doit être rendu et la preuve d'achat éventuellement demandée ;
  • la forme de la demande et l'adresse ou le service à contacter ;
  • la nature de la réparation promise, c'est-à-dire un remboursement, un avoir ou un échange ;
  • la prise en charge ou non des frais de retour et le délai de remboursement.

Une condition qui n'apparaît que dans des mentions difficiles à voir, ou qui contredit le message principal, peut être contestée. L'article L121-3 range parmi les pratiques trompeuses celle qui, compte tenu des limites propres au moyen de communication utilisé et des circonstances qui l'entourent, omet, dissimule ou fournit de façon inintelligible, ambiguë ou à contretemps une information substantielle. Le texte tient compte des limites d'espace ou de temps du support ainsi que des mesures prises par le professionnel pour mettre ces informations à la disposition du consommateur par d'autres moyens. Le texte ne dit pas qui apprécie, mais en cas de litige c'est en pratique le juge qui tranche pour une condition précise.

Si le « satisfait ou remboursé » annonce un remboursement mais que les conditions ne prévoient qu'un avoir ou qu'un échange, rapprochez ce qui est écrit de ce qui a été promis. Selon l'Institut national de la consommation, le commerçant fixe les modalités, notamment l'offre d'un avoir ou d'un remboursement. Cela ne dispense pas le professionnel de les indiquer clairement avant l'achat, ni d'éviter une présentation qui induirait en erreur sur la portée de son engagement (article L121-2, 2°, e).

Les délais et les frais de retour

En bref. Pour la promesse commerciale, délais et frais de retour sont ceux de l'offre. Les règles légales de la rétractation sont différentes et ne s'appliquent pas d'office à la promesse.

Les textes que nous citons ne fixent pas de délai général pour invoquer un « satisfait ou remboursé » ni pour recevoir le remboursement, ni ne désignent qui supporte les frais de retour. Ces points dépendent de l'offre, que le professionnel doit avoir communiquée de manière lisible et compréhensible (articles L111-1, 5°, et L217-22 si l'offre est une garantie commerciale).

À titre de comparaison, pour le droit légal de rétractation, le consommateur renvoie les biens au plus tard dans les quatorze jours suivant la communication de sa décision et ne supporte que les coûts directs de renvoi, sauf si le professionnel accepte de les prendre à sa charge ou s'il a omis d'informer le consommateur que ces coûts sont à sa charge (article L221-23). Le professionnel rembourse ensuite la totalité des sommes versées, y compris les frais de livraison, sans retard injustifié et au plus tard dans les quatorze jours à compter de la date à laquelle il est informé de la décision du consommateur, en utilisant le même moyen de paiement que celui de la transaction initiale, sauf accord exprès du consommateur (article L221-24). Ces règles sont celles de la rétractation, il ne faut pas les présumer applicables à la promesse commerciale. Pour un achat à distance, le droit de rétractation de l'article L221-18 existe indépendamment de toute promesse du professionnel, sous réserve des exceptions que la loi prévoit. Notre article sur le remboursement après rétractation détaille ce point.

Dans tous les cas, gardez la preuve de l'envoi du produit renvoyé, avec le suivi du colis ou le bordereau de dépôt, et la date de votre demande.

Comment obtenir le remboursement

  1. Rassemblez les preuves de la promesse. Conservez la capture de l'annonce ou de la page produit, les conditions de l'offre, la facture ou le justificatif d'achat et la date de réception du produit.
  2. Respectez la forme et le délai de l'offre. Faites votre demande selon les modalités indiquées, par écrit si possible, en gardant une preuve de l'envoi, et dans le délai que l'offre prévoit.
  3. Renvoyez le produit ou le justificatif demandé selon les conditions de l'offre, en conservant la preuve de l'envoi.
  4. Si le professionnel ne répond pas, refuse ou propose autre chose que ce qui était promis, adressez-lui une réclamation écrite. Rappelez la promesse, citez ses conditions, joignez vos preuves, indiquez ce que vous demandez et fixez-lui un délai raisonnable pour répondre.
  5. Si le désaccord persiste, utilisez les recours de la section suivante.

Un refus peut reposer sur une condition réellement prévue par l'offre, par exemple une demande hors délai, un produit exclu de l'offre, un produit renvoyé dans un état non prévu ou l'absence d'une preuve d'achat exigée. Un refus fondé sur une condition qui ne figurait ni dans la publicité ni dans les documents remis avant l'achat peut en revanche être discuté, sur le fondement de la règle de la publicité plus favorable (article L217-21) si l'offre est une garantie commerciale, ou des articles 1188 du Code civil et L121-3 du Code de la consommation dans les autres cas.

Quand la promesse devient une pratique commerciale trompeuse

En bref. Un simple refus d'exécuter est d'abord un manquement au contrat. Il peut devenir une pratique trompeuse si la promesse, telle qu'elle a été présentée, était fausse ou de nature à induire en erreur, ou si des conditions essentielles ont été omises ou dissimulées.

Les pratiques commerciales déloyales sont interdites. Une pratique est déloyale lorsqu'elle est contraire aux exigences de la diligence professionnelle et qu'elle altère ou est susceptible d'altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, et les pratiques trompeuses des articles L121-2 à L121-4 en font partie (article L121-1). Plusieurs points de l'article L121-2 peuvent concerner une promesse de remboursement, lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur les points suivants.

  • les conditions de vente, de paiement et de livraison du bien ou du service (2°, c) ;
  • le service après-vente (2°, d) ;
  • la portée des engagements de l'annonceur (2°, e) ;
  • le traitement des réclamations et les droits du consommateur (2°, g).

S'y ajoute l'omission trompeuse de l'article L121-3, vue plus haut. Enfin, l'article L121-4, 10°, répute trompeuse la pratique qui consiste à présenter les droits conférés au consommateur par la loi comme constituant une caractéristique propre à la proposition faite par le professionnel. Une annonce qui présenterait comme un avantage exclusif de l'offre un droit que la loi donne déjà, comme le délai de rétractation de quatorze jours d'une vente à distance, relève de cette liste, selon notre lecture du texte. Le professionnel qui rappelle simplement l'existence du droit légal, sans le présenter comme propre à son offre, ne tombe pas sous cette disposition.

Les pratiques trompeuses des articles L121-2 à L121-4 sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. L'amende peut être portée, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel, calculé sur les trois derniers chiffres d'affaires annuels connus à la date des faits, ou à 50 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique constituant ce délit. Lorsque l'infraction a été commise par l'utilisation d'un service de communication au public en ligne ou par le biais d'un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 750 000 euros d'amende (article L132-2). Ces peines sont des maximums prévus par la loi. Elles ne sont prononcées que par un juge, à l'issue d'une procédure, lorsque tous les éléments de l'infraction sont réunis, et nous ne qualifions aucune situation particulière. Notre article pour reconnaître une pratique commerciale trompeuse présente ce régime.

Les recours en cas de refus ou de condition cachée

En bref. Commencez par une réclamation écrite, puis signalez, saisissez le médiateur et, si besoin, un conciliateur de justice avant d'aller devant le juge.

La réclamation écrite au professionnel est la première étape. Elle a un second rôle, puisque le médiateur de la consommation ne peut examiner un litige si le consommateur ne justifie pas avoir tenté, au préalable, de le résoudre directement auprès du professionnel par une réclamation écrite selon les modalités prévues, le cas échéant, dans le contrat (article L612-2, 1°). Relisez donc les conditions de l'offre pour savoir à quelle adresse ou par quel moyen adresser cette réclamation.

SignalConso est présenté sur son site comme un service public gratuit, qui permet de signaler les problèmes rencontrés avec les entreprises. Vous pouvez en informer l'entreprise pour qu'elle vous réponde ou se corrige, et le site, édité par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, indique que celle-ci intervient si nécessaire. Un signalement ne vaut pas demande de remboursement à l'entreprise et ne remplace pas votre réclamation écrite. Notre article sur le signalement à la DGCCRF et SignalConso explique la démarche.

Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel, et le professionnel garantit au consommateur le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1). Le professionnel communique aussi, avant le contrat, la possibilité de recourir à un médiateur (article L111-1, 6°). Selon l'article L612-2, la demande doit être introduite dans un délai d'un an à compter de la réclamation écrite, le litige ne doit pas avoir été examiné ou être en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal, et le médiateur informe le consommateur dans un délai de trois semaines à compter de la réception de son dossier du rejet de sa demande. Notre article sur la médiation de la consommation explique le déroulement de la procédure.

Avant d'agir en justice, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros ou relève de certaines actions que le texte énumère (article 750-1 du Code de procédure civile). Le texte prévoit plusieurs dispenses, notamment pour un motif légitime tenant à l'urgence manifeste ou à l'indisponibilité de conciliateurs de justice.

Les démarches en pratique

  • avant d'acheter, lisez les conditions de la promesse et conservez une capture de l'annonce ;
  • repérez le délai, les exclusions, la forme de la demande, les frais de retour et la nature du remboursement ;
  • agissez dans le délai de l'offre, par écrit, avec une preuve d'envoi ;
  • conservez la preuve du retour du produit ;
  • en cas de refus, adressez une réclamation écrite qui rappelle la promesse et ses conditions ;
  • signalez la situation sur SignalConso si la promesse vous paraît trompeuse ;
  • saisissez gratuitement le médiateur dans l'année qui suit votre réclamation, et prévoyez une tentative de conciliation avant une action en justice portant sur 5 000 euros ou moins, sauf dispense.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article présente la promesse commerciale de remboursement faite à un consommateur, sans traiter la garantie légale de conformité ni la rétractation de façon exhaustive, ni les offres de remboursement différé liées à des promotions, ni les contrats entre professionnels. Il ne dit rien de votre dossier en particulier, qui dépend des termes exacts de l'offre et des faits. Aucune décision de justice n'est citée. Les articles du Code de la consommation, du Code civil et du Code de procédure civile ont été lus dans leur version en vigueur au 20 octobre 2026. Les en-têtes de plusieurs articles du Code de la consommation, dont L111-2, L121-1, L221-18, L221-24, L612-1 et L612-2, signalent la décision 2026-1189 QPC du Conseil constitutionnel, et ceux du Code civil et de l'article L132-2 signalent d'autres décisions du Conseil constitutionnel, dont nous n'avons pas lu le contenu. L132-2 a en outre été modifié par la loi du 10 mai 2024. La fiche de l'Institut national de la consommation et la page de SignalConso sont citées telles qu'elles figuraient sur leurs sites à la date de consultation. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle. L'illustration qui l'accompagne est générée par intelligence artificielle.

Questions fréquentes

Le « satisfait ou remboursé » est-il une obligation légale pour les commerçants ? Non. Selon l'Institut national de la consommation, la loi ne prévoit pas de droit général au remboursement d'un produit acheté en magasin. Lorsque le professionnel propose cette promesse, il fixe lui-même ses modalités, et il est tenu de ce qu'il a promis, selon ses conditions ou, s'il s'agit d'une garantie commerciale, selon celles de la publicité si elles sont plus favorables (article L217-21 du Code de la consommation).
Le « satisfait ou remboursé » est-il la même chose que le droit de rétractation de quatorze jours ? Non. Le droit de rétractation est un droit légal, qui vise les contrats conclus à distance, à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors établissement, et s'exerce sans avoir à motiver sa décision (article L221-18). Le « satisfait ou remboursé » est un engagement commercial, dont les conditions sont celles de l'offre. Il ne se confond pas non plus avec la garantie légale de conformité, qui suppose un défaut de conformité apparu dans les deux ans de la délivrance (article L217-3).
Que faire si le professionnel refuse de me rembourser malgré sa promesse ? Adressez-lui une réclamation écrite qui rappelle la promesse, ses conditions et vos preuves, conservez une capture de l'annonce, et signalez la situation sur SignalConso si elle vous paraît trompeuse. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit votre réclamation (articles L612-1 et L612-2), ou tenter une conciliation avant toute action en justice (article 750-1 du Code de procédure civile).
Les frais de retour du produit sont-ils à ma charge ? Cela dépend des conditions de l'offre, que le professionnel doit avoir communiquées de manière lisible et compréhensible avant le contrat si l'offre constitue une garantie commerciale ou une condition du contrat, selon notre lecture (article L111-1, 5°). La règle selon laquelle le consommateur ne supporte que les coûts directs de renvoi, sauf si le professionnel accepte de les prendre à sa charge ou a omis de l'informer, est celle du droit de rétractation (article L221-23). Elle ne s'applique pas d'office à la promesse commerciale.

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Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.