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Rétractation d'un achat, ce qui arrive aux contrats accessoires

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 25 octobre 2026

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L'essentiel
  • L'exercice du droit de rétractation d'un contrat principal conclu à distance ou hors établissement met automatiquement fin à tout contrat accessoire, sans frais pour le consommateur autres que ceux prévus aux articles L221-23 à L221-25 (article L221-27 du Code de la consommation).
  • Le consommateur dispose de quatorze jours pour se rétracter du contrat principal (article L221-18), en envoyant avant la fin du délai le formulaire ou une déclaration dénuée d'ambiguïté (article L221-21), la preuve de cet exercice pesant sur lui (article L221-22).
  • Le professionnel rembourse les sommes versées, y compris les frais de livraison, au plus tard dans les quatorze jours de l'information de la rétractation, mais il peut différer le remboursement d'un bien jusqu'à sa récupération ou la preuve de son expédition et n'a pas à rembourser le surcoût d'un mode de livraison plus coûteux que le mode standard que le consommateur a expressément choisi (article L221-24), faute de quoi les sommes dues sont majorées de plein droit (article L242-4).

Ce que prévoit la loi pour les contrats accessoires lors d'une rétractation

En bref. Quand vous vous rétractez d'un achat conclu à distance ou hors établissement, les contrats accessoires qui s'y rattachent prennent fin avec lui, sans frais supplémentaires pour vous, hormis ceux que la loi prévoit.

L'exercice du droit de rétractation met fin à l'obligation des parties d'exécuter le contrat à distance ou le contrat hors établissement. Il met aussi automatiquement fin à tout contrat accessoire, sans frais pour le consommateur autres que ceux prévus aux articles L221-23 à L221-25 (article L221-27, premier et second alinéas). Le texte emploie le mot « automatiquement ». À notre lecture, vous n'avez donc pas à exercer une seconde rétractation pour chaque contrat accessoire, même si, en pratique, il est prudent de les mentionner (voir plus bas).

Les articles du Code de la consommation que nous avons lus ne définissent pas la notion de contrat accessoire. Nous n'avons pas pu lire le texte de la directive européenne 2011/83/UE sur EUR-Lex et nous ne rapportons donc pas sa définition. La lecture proposée ici est une inférence de notre part, tirée de l'expression « contrat principal » de l'article L221-27, qui suppose un lien entre les deux contrats. À titre d'indice, l'article L112-2-1 du Code des assurances, pour l'assurance conclue à distance, vise le service accessoire lié au contrat, fourni par l'assureur ou l'intermédiaire, ou par un tiers sur la base d'un accord passé avec l'un d'eux.

Cet article se concentre sur ce mécanisme. Le droit de rétractation lui-même, son délai et son calcul sont présentés dans notre article sur le délai de rétractation en vente à distance, le remboursement dans celui sur le remboursement après rétractation, et la prolongation du délai dans celui sur la rétractation prolongée de douze mois.

Quels contrats peuvent être des contrats accessoires

En bref. Le texte ne donne aucune liste. Il faut regarder le lien avec l'achat principal et la façon dont le contrat vous a été proposé.

Les articles lus ne dressent pas de liste de contrats accessoires. Le tableau ci-dessous propose donc des situations courantes, à titre d'illustration et selon notre lecture, que le juge apprécierait au vu des faits. Les critères retenus, un lien avec l'achat et, pour un tiers, un accord avec le vendeur, sont une inférence de notre part et non une définition légale.

SituationLecture proposée
Contrat d'installation ou de mise en service signé en même temps que l'achat d'un appareilPeut constituer un contrat accessoire s'il se rattache à l'achat et est fourni par le vendeur ou par un tiers lié au vendeur par un accord
Contrat de maintenance ou d'entretien du bien achetéMême analyse, selon son lien avec l'achat principal
Garantie complémentaire payante vendue avec le bienMême analyse, à distinguer de la garantie légale de conformité
Assurance du bien ou crédit finançant l'achatRégimes propres, présentés plus bas
Contrat sans lien avec l'achat, souscrit auprès d'un tiers de votre propre initiativeNe relève pas de cette lecture, faute de lien avec le contrat principal et d'accord avec le vendeur

Si vous hésitez sur la qualification d'un contrat, relisez le bon de commande et la confirmation du contrat, que le professionnel doit vous remettre sur support durable au plus tard à la livraison du bien (article L221-13). Repérez qui est le cocontractant de chaque contrat, le vendeur ou un tiers, et si la souscription a été proposée au même moment que l'achat. Notre article sur les garanties complémentaires payantes présente ce que couvre déjà la garantie légale.

Dans quels cas la fin du contrat accessoire joue

En bref. La règle suppose une rétractation effectivement exercée, dans le délai, pour un contrat principal qui est dans le champ du droit de rétractation.

  • Un contrat principal conclu à distance ou hors établissement. La règle de l'article L221-27 vise les contrats principaux à distance ou hors établissement, pour lesquels le consommateur dispose de quatorze jours (article L221-18).
  • Un contrat principal dont la rétractation n'est pas exclue. Certains contrats sont exclus du chapitre (article L221-2), comme les services financiers (4°), et d'autres sont exclus du droit de rétractation (article L221-28), comme les biens confectionnés selon vos spécifications ou nettement personnalisés (3°). À notre lecture, si vous ne pouvez pas vous rétracter du contrat principal, l'article L221-27 ne produit pas d'effet, puisqu'il suppose que ce droit soit exercé. Notre article sur les exceptions au droit de rétractation les détaille.
  • Un délai et une forme respectés. Le calcul du délai (articles L221-18 et L221-19), sa prolongation de douze mois en l'absence d'information (article L221-20), la forme de la rétractation (article L221-21) et la preuve de son exercice, qui pèse sur vous (article L221-22), sont détaillés dans nos articles sur le délai de rétractation et sur la rétractation prolongée de douze mois.

Les dispositions de ce chapitre sont d'ordre public (article L221-29). À notre lecture, une clause des conditions générales qui prévoirait que le contrat de maintenance ou de service accessoire reste dû malgré la rétractation ne pourrait donc pas écarter la règle de l'article L221-27 à votre détriment, mais seul un juge peut trancher un différend sur ce point.

Les frais que vous pouvez devoir malgré la fin du contrat accessoire

En bref. Aucun frais ne peut être réclamé au titre de la fin du contrat accessoire, sauf ceux que prévoient les articles L221-23 à L221-25.

L'article L221-27 renvoie à trois articles. Le texte ne précise pas comment ils s'appliquent à un contrat accessoire, et nous n'avons lu aucune décision sur ce point. Voici ce que disent ces articles, de façon non exhaustive, et la lecture que nous en proposons.

  • Les coûts de renvoi du bien. Le consommateur ne supporte que les coûts directs de renvoi des biens, sauf si le professionnel accepte de les prendre à sa charge ou s'il a omis de l'informer que ces coûts sont à sa charge. Pour les contrats conclus hors établissement, lorsque les biens sont livrés au domicile du consommateur au moment de la conclusion du contrat, le professionnel récupère à ses frais les biens qui ne peuvent pas être renvoyés normalement par voie postale en raison de leur nature (article L221-23). Ces coûts concernent le renvoi de l'achat principal.
  • La dépréciation du bien. La responsabilité du consommateur ne peut être engagée qu'en cas de dépréciation résultant de manipulations autres que celles nécessaires pour établir la nature, les caractéristiques et le bon fonctionnement du bien, à condition que le professionnel l'ait informé de son droit de rétractation (article L221-23, dernier alinéa).
  • Un service dont l'exécution a commencé. Lorsque vous souhaitez que l'exécution d'une prestation de services commence avant la fin du délai et que le contrat vous soumet à une obligation de payer, le professionnel doit recueillir votre demande expresse, par tout moyen pour un contrat conclu à distance, sur papier ou sur support durable pour un contrat conclu hors établissement, et vous demander de reconnaître que vous perdrez votre droit de rétractation une fois le contrat entièrement exécuté. Si vous vous rétractez ensuite, vous versez un montant correspondant au service fourni jusqu'à la communication de votre décision, proportionné au prix total convenu. Si ce prix total est excessif, le montant approprié est calculé sur la base de la valeur marchande de ce qui a été fourni. Aucune somme n'est due si votre demande expresse n'a pas été recueillie ou si le professionnel n'a pas respecté l'obligation d'information du 9° de l'article L221-5 (article L221-25). À notre lecture, un service accessoire commencé, par exemple une installation réalisée avant la fin du délai, ne peut donner lieu à une somme que si ces conditions sont réunies. Notre article sur le service commencé avant la fin du délai de rétractation présente ce mécanisme.

En dehors de ces cas, le texte écarte tout frais. À notre lecture, des frais de dossier, de résiliation ou une pénalité facturés pour mettre fin au contrat accessoire à la suite de votre rétractation ne seraient pas conformes à l'article L221-27.

Une réserve s'impose pour un service accessoire. Le droit de rétractation ne peut pas être exercé pour les contrats de fourniture de services pleinement exécutés avant la fin du délai de rétractation, lorsque, si le contrat soumet le consommateur à une obligation de payer, l'exécution a commencé avec son accord préalable et exprès et avec la reconnaissance par lui de la perte de son droit de rétractation (article L221-28, 1°). Un service accessoire entièrement réalisé avant la fin du délai, avec cet accord et cette reconnaissance, pourrait donc faire l'objet de cette exclusion. Les textes lus ne tranchent pas l'articulation entre cette exclusion et l'article L221-27, et nous n'avons lu aucune décision sur ce point.

Le remboursement des sommes versées, y compris pour l'accessoire

En bref. Le professionnel rembourse les sommes versées, y compris les frais de livraison, dans les quatorze jours de l'information de votre rétractation, avec deux nuances. Il peut différer le remboursement d'un bien jusqu'à sa récupération ou jusqu'à la preuve de son expédition, et il n'a pas à rembourser le surcoût d'un mode de livraison plus coûteux que le mode standard que vous avez expressément choisi. Les textes lus ne règlent pas expressément le cas d'une somme payée directement à un tiers.

Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel rembourse le consommateur de la totalité des sommes versées, y compris les frais de livraison, sans retard injustifié et au plus tard dans les quatorze jours à compter de la date à laquelle il est informé de la décision. Pour une vente de biens, à moins qu'il ne propose de récupérer lui-même les biens, il peut différer le remboursement jusqu'à récupération des biens ou jusqu'à ce que le consommateur ait fourni une preuve de leur expédition, la date retenue étant celle du premier de ces faits. Le remboursement s'effectue avec le même moyen de paiement que celui de la transaction initiale, sauf accord exprès du consommateur et à condition qu'il n'occasionne pas de frais pour lui. Enfin, le professionnel n'est pas tenu de rembourser les frais supplémentaires si le consommateur a expressément choisi un mode de livraison plus coûteux que le mode de livraison standard qu'il propose (article L221-24). Notre article sur le remboursement après rétractation détaille ces règles.

À notre lecture, les sommes que vous avez versées au vendeur au titre d'un contrat accessoire, par exemple une garantie payante ajoutée à la facture, font partie des sommes versées à rembourser. Le texte ne le dit pas expressément. Si vous avez payé le contrat accessoire directement à un tiers, par exemple par un prélèvement distinct, les textes lus ne précisent pas qui doit vous rembourser. À titre de conseil pratique, et non d'obligation légale, vous pouvez adresser votre demande au tiers en mettant le vendeur en copie, et leur rappeler l'article L221-27.

Lorsque le professionnel n'a pas remboursé dans les délais, les sommes dues sont de plein droit majorées (article L242-4). Le barème de cette majoration figure dans notre article sur le remboursement après rétractation.

Crédit et assurance, deux régimes voisins à ne pas confondre

En bref. Un crédit finançant l'achat et une assurance obéissent à d'autres textes, qui ne se confondent pas avec l'article L221-27.

Le crédit qui finance l'achat. Lorsque le consommateur exerce son droit de rétractation du contrat de vente ou de prestation de services que le crédit finance, le contrat de crédit destiné à en assurer le financement est résilié de plein droit sans frais ni indemnité, à l'exception éventuelle des frais engagés pour l'ouverture du dossier de crédit (article L312-54). Notre article sur le crédit affecté et le contrat de vente annulé détaille ce régime.

L'assurance. Les contrats portant sur les services financiers sont exclus du chapitre sur les contrats conclus à distance et hors établissement (article L221-2, 4°). Selon la manière dont l'assurance a été souscrite, un autre texte peut vous ouvrir une faculté de renonciation, que vous ne devez pas confondre avec l'article L221-27.

  • Assurance conclue à distance. Le chapitre consacré aux contrats à distance portant sur des services financiers s'applique notamment aux opérations pratiquées par les entreprises régies par le code des assurances (article L222-1). Pour ces contrats, l'article L112-2-1 du Code des assurances prévoit en principe un délai de renonciation de quatorze jours calendaires révolus, sans motif ni pénalités, avec plusieurs exceptions, par exemple pour les assurances de voyage ou de bagages et les assurances similaires à court terme d'une durée inférieure à un mois, pour les contrats d'assurance mentionnés à l'article L211-1 de ce code ou pour les contrats exécutés intégralement par les deux parties à la demande expresse du souscripteur (article L112-2-1, II). Le même texte prévoit que le souscripteur n'est pas lié par un contrat accessoire s'il exerce son droit de renonciation, et qu'aucun frais ne lui est imputé s'il renonce au seul contrat accessoire (article L112-2-1, II, 5°). Les articles L112-2-1 et L112-10 résultent de l'ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026 selon leur en-tête, dont nous n'avons pas lu la date d'application ni le décret d'application, et nous n'affirmons rien sur ce point.
  • Assurance souscrite à domicile. Toute personne physique démarchée à son domicile, à sa résidence ou à son lieu de travail, même à sa demande, qui signe dans ce cadre une proposition d'assurance ou un contrat à des fins non professionnelles peut y renoncer par lettre recommandée ou envoi recommandé électronique avec demande d'avis de réception, pendant quatorze jours calendaires révolus à compter de la conclusion du contrat, sans motif ni pénalités. Ce droit ne s'applique pas aux contrats d'assurance sur la vie ou de capitalisation, de voyage ou de bagages, ni à ceux d'une durée maximale d'un mois, et le souscripteur qui a connaissance d'un sinistre mettant en jeu la garantie ne peut plus renoncer (article L112-9 du Code des assurances).
  • Assurance complément d'un bien ou d'un service vendu. L'assuré qui souscrit à des fins non professionnelles un contrat d'assurance constituant le complément d'un bien ou d'un service vendu par un fournisseur peut y renoncer sans frais ni pénalités, tant que le contrat n'a pas été intégralement exécuté ou que l'assuré n'a fait intervenir aucune garantie, dans la limite de trente jours calendaires à compter de la conclusion du contrat. Ce texte s'applique notamment aux contrats couvrant le mauvais fonctionnement, la perte, y compris le vol, ou l'endommagement des biens fournis. L'assureur rembourse la prime payée dans les trente jours de l'exercice du droit de renonciation, mais l'intégralité de la prime reste due si un sinistre mettant en jeu la garantie est intervenu pendant le délai (article L112-10 du Code des assurances).

À notre lecture, une assurance proposée avec un bien relève de l'un de ces régimes propres plutôt que de l'article L221-27, sans que les textes lus tranchent expressément leur articulation avec lui. Notre article sur la renonciation à une assurance souscrite à distance ou à domicile en présente les règles.

Vos démarches pas à pas

Chaque point indique entre parenthèses s'il reprend un texte cité (texte), s'il s'agit d'un conseil pratique, qui n'est pas une obligation légale (conseil), ou s'il mêle les deux (texte et conseil).

  1. Recensez tous les contrats signés avec la commande (conseil). Bon de commande, confirmation de contrat sur support durable (article L221-13), conditions générales, offres de service, garantie payante. Notez pour chacun le nom du cocontractant et le prix.
  2. Calculez votre délai (texte). Quatorze jours à compter de la réception du bien pour une vente, ou de la conclusion du contrat pour un contrat de services (article L221-18), en tenant compte de la règle de calcul de l'article L221-19, que présente notre article sur le délai de rétractation.
  3. Envoyez votre rétractation avant la fin du délai (texte et conseil). Le texte prévoit l'envoi du formulaire de rétractation ou d'une déclaration dénuée d'ambiguïté (article L221-21). Si le site permet de remplir et de transmettre le formulaire en ligne, le professionnel communique sans délai un accusé de réception sur un support durable. Pour les contrats conclus à distance au moyen d'une interface en ligne, l'article L221-21, dans sa version issue de l'ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026, prévoit que le professionnel met à disposition une fonctionnalité permettant d'exercer gratuitement le droit de rétractation, et renvoie à un décret pour ses modalités de présentation et d'utilisation. Nous n'avons lu ni ce décret ni la date d'application de cette disposition, et nous n'affirmons donc pas que vous pouvez dès à présent l'exiger sur chaque site. En pratique, choisissez un moyen qui laisse une trace datée, puisque la preuve pèse sur vous (article L221-22), et conservez l'accusé de réception.
  4. Citez les contrats accessoires dans votre courrier (conseil). Même si leur fin est automatique selon l'article L221-27, listez-les en précisant leur référence et leur prix, et demandez la confirmation écrite de leur fin et le remboursement. Envoyez une copie au tiers éventuel qui les gère.
  5. Surveillez vos paiements (conseil). Si un prélèvement lié au contrat accessoire se poursuit, conservez les relevés et réclamez par écrit son arrêt et son remboursement.
  6. Renvoyez le bien sans retard excessif et, au plus tard, dans les quatorze jours suivant la communication de votre décision (texte et conseil), à moins que le professionnel ne propose de le récupérer lui-même (article L221-23). Le professionnel peut différer le remboursement jusqu'à récupération du bien ou jusqu'à ce que vous ayez fourni une preuve de son expédition, la date retenue étant celle du premier de ces faits. Une fois cette preuve fournie, il ne peut donc plus différer le remboursement pour ce motif (article L221-24, deuxième alinéa). Conservez cette preuve d'expédition.
  7. Relancez, puis mettez en demeure (conseil). Si le remboursement tarde, notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée explique comment rédiger le courrier.

Si le professionnel ou le tiers refuse

En bref. Une réclamation écrite, puis la médiation gratuite, puis le juge, sont les étapes habituelles.

  • La médiation. Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel (article L612-1). Le professionnel doit vous avoir informé de cette possibilité avant la conclusion du contrat (article L221-5, I, 6°). Le professionnel communique les coordonnées du ou des médiateurs compétents dont il relève, et il est tenu de fournir de nouveau cette information lorsqu'un litige n'a pas pu être réglé dans le cadre d'une réclamation préalable introduite directement auprès de ses services (article L616-1). Le médiateur ne peut examiner le litige si vous ne justifiez pas avoir tenté de le résoudre par une réclamation écrite préalable, ni si vous le saisissez plus d'un an après cette réclamation, ni si le litige a été précédemment examiné ou est en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal (article L612-2, 1°, 3° et 4°). Notre article sur la médiation de la consommation présente la saisine.
  • Le signalement. Vous pouvez signaler le professionnel sur SignalConso, comme l'explique notre article sur le signalement à la DGCCRF. Ce signalement ne vaut pas demande de remboursement individuelle.
  • Le manquement à l'information. Tout manquement aux obligations d'information de l'article L221-5 est passible d'une amende administrative d'un montant qui ne peut excéder 15 000 euros pour une personne physique et 75 000 euros pour une personne morale (article L242-10). Il s'agit d'une sanction contre le professionnel, et non d'une somme que vous recevez.
  • Le juge. Le consommateur peut saisir soit l'une des juridictions territorialement compétentes en vertu du Code de procédure civile, soit la juridiction du lieu où il demeurait au moment de la conclusion du contrat ou de la survenance du fait dommageable (article R631-3). Notre article sur le tribunal à saisir présente cette étape.
  • Une tentative amiable préalable pour les petites sommes. Lorsque la demande tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office. Les parties en sont dispensées dans certains cas, par exemple si l'une d'elles sollicite l'homologation d'un accord, en cas de motif légitime tenant à l'urgence manifeste, aux circonstances de l'espèce ou à l'indisponibilité de conciliateurs, ou si le créancier a vainement engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances (article 750-1 du Code de procédure civile). Nous ne tranchons pas le point de savoir si une médiation de la consommation suffit à remplir cette condition, qui relève de l'appréciation du juge.
  • Le délai pour agir. Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer (article 2224 du Code civil). Nous n'avons pas recherché si un texte spécial fixe un autre délai pour votre situation.

Jurisprudence et évolutions

Nous n'avons lu en texte intégral aucune décision de justice portant sur l'article L221-27, et nous n'en citons donc aucune plutôt que d'en rapporter une de seconde main. La notion de contrat accessoire n'étant pas définie par cet article, la lecture proposée ici repose sur les textes lus et constitue une inférence. Nous n'avons pas pu lire la directive 2011/83/UE sur EUR-Lex.

À la date de vérification, les versions consolidées des articles L221-5 et L221-21 que nous avons lues résultent de l'ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026, d'après l'en-tête de ces versions. Cette réforme étant récente, nous n'avons lu aucune décision qui en tire des conséquences pour les contrats accessoires. Par ailleurs, l'en-tête des versions consolidées de plusieurs des articles cités, notamment L221-24, L221-27, L312-54, L612-2 et L616-1, mentionne la décision du Conseil constitutionnel n° 2026-1189 QPC, que nous n'avons pas lue. Nous n'en tirons aucune conséquence. Si le sujet évolue, cet article sera mis à jour.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article porte sur le sort des contrats accessoires lorsque vous vous rétractez d'un achat conclu à distance ou hors établissement auprès d'un professionnel. Il ne traite ni des achats en magasin, qui n'ouvrent pas ce droit légal, ni des contrats entre particuliers, ni de la résiliation d'un contrat accessoire en dehors de toute rétractation. Chaque situation dépend des faits, notamment des documents signés et de leur rédaction, et aucun dossier individuel ne peut être apprécié ici. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités.

Questions fréquentes

Si je me rétracte d'un achat, que devient le contrat de maintenance signé en même temps ? L'exercice du droit de rétractation d'un contrat principal à distance ou hors établissement met automatiquement fin à tout contrat accessoire, sans frais pour le consommateur autres que ceux prévus aux articles L221-23 à L221-25 (article L221-27). Dès lors que le contrat de maintenance se rattache à l'achat, il entre à notre lecture dans cette règle, ce que seul un juge peut trancher en cas de désaccord.
Dois-je envoyer une rétractation distincte pour chaque contrat accessoire ? Le texte prévoit que la fin du contrat accessoire est automatique (article L221-27). Il est cependant prudent de citer chaque contrat dans votre courrier de rétractation, avec sa référence et son prix, et d'en demander la confirmation écrite. Cette précaution est un conseil pratique, non une obligation légale.
Le vendeur peut-il me facturer des frais pour mettre fin au contrat accessoire ? L'article L221-27 prévoit une fin du contrat accessoire sans frais pour le consommateur autres que ceux prévus aux articles L221-23 à L221-25, c'est-à-dire notamment les coûts directs de renvoi du bien dans certains cas, la dépréciation due à des manipulations non nécessaires, et le montant proportionné du service dont vous avez demandé expressément le début d'exécution, sous les conditions des articles cités. À notre lecture, d'autres frais ne seraient pas conformes à ce texte.
L'assurance proposée avec mon achat prend-elle fin de la même manière ? Pas nécessairement. Les services financiers sont exclus du chapitre sur les contrats à distance et hors établissement (article L221-2, 4°). Selon le mode de conclusion, l'assurance relève soit du régime des services financiers à distance (article L222-1 du Code de la consommation et article L112-2-1 du Code des assurances), soit, si elle a été souscrite à la suite d'un démarchage à domicile, de l'article L112-9 du Code des assurances (renonciation dans les quatorze jours calendaires révolus). Une assurance constituant le complément d'un bien ou d'un service vendu et couvrant notamment son mauvais fonctionnement, sa perte, son vol ou son endommagement peut aussi faire l'objet d'une renonciation sans frais dans les trente jours calendaires de la conclusion, à condition que le contrat n'ait pas été intégralement exécuté ou qu'aucune garantie n'ait été mise en jeu, avec remboursement de la prime dans les trente jours (article L112-10 du Code des assurances). Consultez notre article sur la renonciation à une assurance souscrite à distance ou à domicile.
Et le crédit qui finance mon achat, que devient-il si je me rétracte ? Lorsque le consommateur exerce son droit de rétractation du contrat de vente ou de prestation de services que le crédit finance, le contrat de crédit destiné à en assurer le financement est résilié de plein droit sans frais ni indemnité, à l'exception éventuelle des frais engagés pour l'ouverture du dossier de crédit (article L312-54).

Voir aussi

Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.