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Contrat obsèques, assurance en capital ou prestations choisies à l'avance, renonciation de trente jours, information, bénéficiaire, rachat, devis et recours

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 19 octobre 2026

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L'essentiel
  • Selon service-public.gouv.fr, un contrat obsèques peut être une assurance qui verse un capital à une personne désignée ou à une société de pompes funèbres, ou un contrat de prestations qui définit à l'avance les obsèques et leur coût, et dans ce second cas toute clause qui ne définit pas le contenu détaillé et personnalisé des prestations est réputée non écrite (article L2223-34-1 du Code général des collectivités territoriales).
  • Lorsque le contrat est une assurance sur la vie, vous pouvez y renoncer par lettre recommandée pendant trente jours calendaires révolus à compter du moment où vous êtes informé que le contrat est conclu, l'assureur devant restituer l'intégralité des sommes versées dans un délai maximal de trente jours (article L132-5-1 du Code des assurances), et le défaut de remise des documents prévus à l'article L132-5-2 proroge, pour les souscripteurs de bonne foi, ce délai dans la limite de huit ans.
  • Les valeurs de rachat, la désignation du bénéficiaire et la revalorisation relèvent des articles L132-21, L132-23, L132-8, L132-9 et L132-5, et en cas de désaccord vous pouvez adresser une réclamation écrite puis saisir gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit (articles L612-1 et L612-2 du Code de la consommation).

Contrat obsèques, deux formules à ne pas confondre

En bref. Le contrat en capital verse une somme à un bénéficiaire, le contrat en prestations organise à l'avance le contenu des obsèques. Les règles applicables, les droits de sortie et la liberté de modifier le contrat ne sont pas les mêmes.

Un contrat obsèques se souscrit de son vivant pour financer ou organiser ses propres funérailles. Selon service-public.gouv.fr, on rencontre deux formules.

  • L'assurance obsèques en capital. Elle verse un capital, en général à une personne désignée ou à une société de pompes funèbres. Le bénéficiaire doit utiliser ce capital pour les obsèques, mais il ne couvre pas forcément tout le coût. Ce n'est pas un produit d'épargne, et le contrat ne liste pas les prestations funéraires.
  • Le contrat de prestations. Il permet de financer et d'organiser les funérailles, définit les conditions des obsèques et leur coût, et les prestations doivent correspondre aux volontés du souscripteur. Selon son contenu, il peut dispenser la famille de certaines démarches et frais, comme le service religieux, l'annonce dans la presse ou l'achat d'une concession, et il peut inclure des garanties d'assistance, comme le rapatriement du corps, parfois soumises à conditions.

Selon l'INC, dans un article publié le 2 février 2026, le contrat de financement en prestations est dédié aux frais d'obsèques, le souscripteur y choisit les prestations et l'opérateur funéraire, et il peut modifier le contrat à tout moment. L'INC distingue ce contrat d'une assurance décès classique, dont le capital va à un bénéficiaire qui n'est pas tenu de l'affecter aux obsèques.

Pour les formules de financement d'obsèques, la loi prévoit une garantie particulière. Elles prévoient expressément l'affectation du capital versé au bénéficiaire à la réalisation des obsèques, à hauteur de leur coût (article L2223-33-1 du Code général des collectivités territoriales). Lisez donc la clause d'affectation du capital dans votre contrat avant de signer.

Le délai de renonciation de trente jours

En bref. Pour une assurance sur la vie, la loi donne trente jours calendaires révolus pour renoncer, à compter du moment où vous êtes informé que le contrat est conclu. Ce n'est pas le délai de quatorze jours des autres assurances conclues par démarchage.

Toute personne physique qui a signé une proposition ou un contrat d'assurance sur la vie a la faculté d'y renoncer par lettre recommandée ou par envoi recommandé électronique, avec demande d'avis de réception, pendant le délai de trente jours calendaires révolus à compter du moment où elle est informée que le contrat est conclu (article L132-5-1 du Code des assurances). Ce délai expire le dernier jour à vingt-quatre heures. S'il expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il n'est pas prorogé, ce qui impose d'envoyer le courrier avant ce terme.

  • Le remboursement. La renonciation entraîne la restitution par l'assureur de l'intégralité des sommes versées, dans un délai maximal de trente jours calendaires révolus à compter de la réception de la lettre (article L132-5-1).
  • Le retard. Au-delà de ce délai, les sommes non restituées produisent de plein droit intérêt au taux légal majoré de moitié durant deux mois, puis au double du taux légal (article L132-5-1).
  • L'exception. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux contrats d'une durée maximale de deux mois (article L132-5-1).
  • Le défaut d'information. Si les documents prévus par l'article L132-5-2 n'ont pas été remis, le délai de renonciation est prorogé, pour les souscripteurs de bonne foi, jusqu'au trentième jour calendaire révolu suivant la remise effective de ces documents, dans la limite de huit ans à compter de la date où le souscripteur est informé que le contrat est conclu (article L132-5-2).

La faculté de renoncer de l'article L132-5-1 vise les contrats d'assurance sur la vie. Le délai de quatorze jours prévu pour les assurances conclues par démarchage à domicile n'est pas applicable aux contrats d'assurance sur la vie (article L112-9 du Code des assurances), et notre article sur la rétractation d'une assurance souscrite par démarchage traite ces autres contrats. Si votre contrat de prestations n'est pas une assurance sur la vie, la faculté de renoncer dépend de sa nature et des conditions de sa conclusion, et notre article sur le démarchage à domicile présente le régime général. Relisez les conditions de votre contrat sur ce point. Le régime général de rétractation du Code de la consommation ne vise que les contrats conclus à distance ou hors établissement, et non un contrat signé en agence.

L'information précontractuelle à recevoir avant de signer

En bref. L'assureur doit vous remettre, contre récépissé, une note d'information, un modèle de lettre de renonciation et, lorsque le contrat comporte une valeur de rachat, un tableau de ces valeurs sur au moins huit ans.

Avant la conclusion d'un contrat d'assurance sur la vie par une personne physique, l'assureur lui remet, contre récépissé, une note d'information sur les conditions d'exercice de la faculté de renonciation et sur les dispositions essentielles du contrat (article L132-5-2). La proposition d'assurance ou le projet de contrat peut valoir note d'information pour les contrats comportant une valeur de rachat ou de transfert, lorsqu'un encadré inséré en début de document indique en caractères très apparents la nature du contrat, avec notamment le regroupement des frais, les garanties offertes, la disponibilité des sommes en cas de rachat, la participation aux bénéfices et les modalités de désignation des bénéficiaires.

  • Un modèle de rédaction. La proposition ou le contrat comprend un modèle de rédaction destiné à faciliter la renonciation et une mention précisant les modalités de renonciation (article L132-5-2).
  • Les valeurs de rachat. Pour les contrats qui en comportent, la proposition indique les valeurs de rachat au terme de chacune des huit premières années au moins, ainsi que la somme des primes ou cotisations versées au terme des mêmes années. Lorsque ces valeurs ne peuvent pas être établies, elle indique les valeurs minimales et explique le mécanisme de calcul (article L132-5-2).
  • Les clauses du contrat. Le contrat doit comporter des clauses qui définissent l'objet du contrat et les obligations respectives des parties, et il précise les conditions d'affectation des bénéfices techniques et financiers (article L132-5).
  • Les documents de base. Avant la conclusion, l'assureur remet une fiche d'information sur le prix et les garanties ainsi qu'un projet de contrat ou une notice, qui précisent notamment les modalités d'examen des réclamations et de recours à la médiation (article L112-2). La proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2).

Pour un contrat de prestations, l'article L2223-34-1 du Code général des collectivités territoriales ajoute une exigence. Toute clause d'un contrat prévoyant des prestations d'obsèques à l'avance qui ne définit pas le contenu détaillé et personnalisé de ces prestations est réputée non écrite. Vérifiez donc que le contrat décrit précisément ce qui a été choisi, plutôt que de se limiter à une formule générale.

Cotisations viagères ou temporaires, ce que le contrat doit préciser

En bref. La loi ne fixe pas la durée de paiement des cotisations, c'est le contrat qui la prévoit. Un contrat obsèques n'est pas un produit d'épargne, et le total des cotisations peut dépasser le capital garanti.

Le paiement peut se faire en une fois, par cotisations temporaires versées pendant une durée fixée au contrat, ou par cotisations viagères versées jusqu'au décès. Ces formules dépendent du contrat, et vous devez donc relire dans ses conditions la durée de paiement, le montant de chaque cotisation, le capital garanti et les conditions dans lesquelles il évolue. Vous pouvez demander avant de signer le tableau des valeurs de rachat sur huit ans (article L132-5-2), et l'assureur doit ensuite vous communiquer chaque année la valeur de rachat, les capitaux garantis et la prime (article L132-22). Le total des cotisations est à rapprocher du capital ou du coût des prestations.

Selon la Médiation de l'Assurance, dans une étude de cas mise en ligne en janvier 2022 et mise à jour en décembre 2022, un contrat obsèques n'est pas un contrat d'épargne, de sorte que le total des cotisations peut dépasser le capital versé, et le contrat peut prévoir que seul le capital garanti est dû en cas de décès dans l'année qui suit la date d'effet. Le médiateur recommande à cet égard un encadré en caractères très apparents sur les caractéristiques d'un contrat de prévoyance. Relisez donc les clauses applicables au décès rapproché de la souscription.

  • Pas d'action en paiement. Pour une assurance sur la vie, l'assureur n'a pas d'action pour exiger le paiement des primes (article L132-20 du Code des assurances).
  • Le défaut de paiement. Lorsqu'une prime ou une fraction de prime n'est pas payée dans les dix jours de son échéance, l'assureur adresse une lettre recommandée qui informe que, à l'expiration d'un délai de quarante jours à dater de l'envoi, le défaut de paiement entraîne soit la résiliation du contrat en cas d'inexistence ou d'insuffisance de la valeur de rachat, soit la réduction du contrat (article L132-20).
  • Un point d'attention. Si vous cessez de payer, le capital ou les prestations garantis peuvent donc être réduits ou le contrat prendre fin. Avant d'arrêter, demandez par écrit la valeur de rachat et la valeur de réduction.

Désigner le bénéficiaire ou l'entreprise de pompes funèbres

En bref. Dans un contrat en capital, la clause bénéficiaire désigne celui qui reçoit la somme, une personne ou une société de pompes funèbres. Elle peut être modifiée tant que le bénéficiaire ne l'a pas acceptée.

Le capital garanti peut être payable lors du décès de l'assuré à un ou plusieurs bénéficiaires déterminés, y compris des personnes qui, sans être nommément désignées, sont suffisamment définies pour être identifiées au moment de l'exigibilité du capital (article L132-8 du Code des assurances). Selon service-public.gouv.fr, le capital d'un contrat obsèques est en général versé à une personne désignée ou à une société de pompes funèbres.

  • Modifier la désignation. En l'absence de désignation d'un bénéficiaire dans la police ou à défaut d'acceptation par le bénéficiaire, le contractant a le droit de désigner un bénéficiaire ou de substituer un bénéficiaire à un autre. Cette modification suppose l'accord de l'assuré lorsque celui-ci n'est pas le contractant, et elle peut se faire par avenant au contrat, selon les formalités de l'article 1690 du Code civil, ou par testament (article L132-8).
  • L'acceptation. La stipulation devient irrévocable par l'acceptation du bénéficiaire. Pendant la durée du contrat, après acceptation, le stipulant ne peut pas exercer sa faculté de rachat, et l'assureur ne peut pas lui consentir d'avance, sans l'accord du bénéficiaire (article L132-9, I). Lorsque la désignation est faite à titre gratuit, l'acceptation ne peut intervenir que trente jours au moins après le moment où le stipulant est informé que le contrat est conclu (article L132-9, II). Tant que l'assuré et le stipulant sont en vie, l'acceptation est faite par un avenant signé de l'assureur, du stipulant et du bénéficiaire, ou par un acte signé du stipulant et du bénéficiaire notifié par écrit à l'assureur (article L132-9, II).
  • Après le décès. L'acceptation est libre après le décès de l'assuré ou du stipulant (article L132-9, II), et l'assureur informé du décès est tenu de rechercher le bénéficiaire et de l'aviser de la stipulation faite à son profit (article L132-8).

Lisez la clause pour savoir si le capital est versé à la société de pompes funèbres désignée ou à un proche, car ses conséquences dépendent de sa rédaction. Informez vos proches de l'existence du contrat et de l'endroit où il se trouve. Après un décès, selon service-public.gouv.fr, il est possible de demander à l'AGIRA de rechercher un contrat d'assurance obsèques en joignant un acte de décès, les assureurs répondant dans un délai maximum de trois jours ouvrés à compter de la réception de la demande par l'AGIRA. Notre article sur l'assurance vie non réclamée présente les autres démarches de recherche.

Rachat, réduction et résiliation du contrat

En bref. Selon la nature du contrat, le rachat est exclu ou possible, et la valeur versée peut être inférieure aux cotisations. Le contrat doit en préciser le calcul, et l'assureur doit vous renseigner chaque année.

  • Une assurance temporaire en cas de décès. Les assurances temporaires en cas de décès ne peuvent comporter ni réduction ni rachat (article L132-23 du Code des assurances). Il en va de même des rentes viagères immédiates ou en cours de service, et les assurances de capitaux de survie ou en cas de vie sans contre-assurance ne peuvent comporter de rachat.
  • Les autres assurances sur la vie. Pour les autres assurances sur la vie, l'assureur ne peut refuser la réduction ou le rachat, le contrat pouvant toutefois stipuler que les engagements relevant du chapitre IV ne sont pas rachetables pendant une période qui ne peut excéder une durée fixée par décret en Conseil d'État, sauf dans les cas que le texte énumère (article L132-23). L'assureur peut aussi substituer d'office le rachat à la réduction si la valeur de rachat est inférieure à un montant fixé par décret.
  • Le calcul. Le contrat précise les modalités de calcul de la valeur de rachat et, le cas échéant, de la valeur de réduction (article L132-21).
  • Le délai de versement. En cas de demande de rachat, l'assureur verse la valeur de rachat dans un délai qui ne peut excéder deux mois, au-delà duquel les sommes non versées produisent de plein droit intérêt au taux légal majoré de moitié durant deux mois, puis au double du taux légal (article L132-21).
  • L'information annuelle. L'assureur communique chaque année au contractant le montant de la valeur de rachat, le cas échéant celui de la valeur de réduction, le montant des capitaux garantis et la prime du contrat, et il indique en termes précis et clairs ce que signifient les opérations de rachat, de transfert et de réduction et leurs conséquences (article L132-22).

Selon service-public.gouv.fr, une assurance obsèques n'est pas un produit d'épargne, et la somme récupérable en cas de rachat peut donc être inférieure à ce que vous avez versé. Avant de mettre fin à un contrat, demandez à l'assureur un décompte écrit, vérifiez si le bénéficiaire a accepté la désignation, ce qui exige son accord pour le rachat. Pour un contrat de prestations qui n'est pas une assurance, les conditions de sortie sont celles de votre contrat.

Revalorisation du capital et des prestations

En bref. La loi encadre la revalorisation à partir du décès et impose au contrat de prestations de préciser l'affectation des bénéfices. Elle ne garantit pas que le capital couvrira le prix des obsèques à la date du décès.

Le contrat comportant une valeur de rachat, et le contrat sans valeur de rachat dont les bénéficiaires sont des personnes physiques, précisent les conditions dans lesquelles la revalorisation du capital garanti intervient à compter du décès de l'assuré, jusqu'à la réception des pièces nécessaires au paiement ou jusqu'au dépôt à la Caisse des dépôts et consignations. Les frais prélevés après la connaissance du décès sont plafonnés dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État, et l'assureur ne peut pas prélever de frais au titre de ses obligations de recherche et d'information (article L132-5 du Code des assurances). Le texte renvoie à un décret pour le taux minimal de revalorisation, que cet article ne chiffre pas.

Pour les contrats de prestations, le contrat précise les conditions d'affectation des bénéfices techniques et financiers conformément à l'article L132-5 du Code des assurances. Un arrêté précise les modalités de calcul et d'affectation de la quote-part des bénéfices attribuée chaque année (article L2223-34-1 du Code général des collectivités territoriales). L'information annuelle de l'article L132-22 du Code des assurances inclut le rendement garanti et la participation aux bénéfices du contrat.

Selon service-public.gouv.fr, le capital d'un contrat en capital ne couvre pas forcément tout le coût des obsèques. Comparez périodiquement le capital ou les prestations garantis avec un devis actuel, et demandez à l'assureur comment votre contrat évolue.

Devis, démarchage et choix de l'opérateur funéraire

En bref. Les opérateurs funéraires remettent des devis conformes à un modèle fixé par arrêté, que vous pouvez comparer avant de vous engager. La loi interdit en principe les offres de services faites en prévision d'obsèques, à l'exception des formules de financement.

  • Des devis conformes à un modèle. Les devis des régies, des entreprises ou associations habilitées sont conformes à des modèles fixés par arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales. Ils sont déposés, actualisés tous les trois ans, dans chaque département où l'opérateur a son siège ou un établissement secondaire. Les communes de plus de 5 000 habitants les publient sur leur site internet, et dans les autres communes ils peuvent être consultés selon des modalités fixées par le maire (article L2223-21-1 du Code général des collectivités territoriales).
  • Un modèle de devis récent. Selon l'INC, dans son article publié le 2 février 2026, un devis standardisé distingue depuis le 1er juillet 2025 les prestations obligatoires, comme le cercueil et l'inhumation ou la crémation, des prestations facultatives, comme les soins de conservation. L'INC indique que les opérateurs remettent ce devis écrit gratuitement et recommande d'en demander plusieurs pour les comparer.
  • Le démarchage. Sont interdites les offres de services faites en prévision d'obsèques ou dans les deux mois suivant un décès pour obtenir des commandes, à l'exception des formules de financement d'obsèques, ainsi que les démarches à domicile (article L2223-33 du Code général des collectivités territoriales).
  • Un contrat de prestations précis. Dans un contrat de prestations, toute clause qui ne définit pas le contenu détaillé et personnalisé des prestations est réputée non écrite (article L2223-34-1).

Avant de signer, demandez le devis détaillé de l'opérateur, comparez-le avec ceux d'autres opérateurs, et vérifiez que le contrat vous permet de modifier le choix de l'opérateur ou des prestations. Selon l'INC, le souscripteur d'un contrat de financement en prestations peut modifier son contrat à tout moment, et vous devez donc vérifier que cette faculté figure bien dans le vôtre.

Obsèques non financées ou capital insuffisant, le compte du défunt

En bref. Si le contrat ne couvre pas tout, ou s'il n'y en a pas, les frais peuvent dans certains cas être réglés avec le compte du défunt, selon des règles propres à la banque.

Selon service-public.gouv.fr, si le défunt n'avait pas de contrat pour ses obsèques, ce sont en principe les héritiers qui paient, même s'ils renoncent à la succession, et ils peuvent se faire rembourser par la succession ou par les autres héritiers. Si la famille n'a pas de ressources suffisantes, la commune du lieu de décès prend en charge les frais. Cette page évoque aussi d'autres aides possibles selon la situation du défunt, comme le capital-décès de la Sécurité sociale ou le remboursement par l'Assurance retraite.

Lorsque le contrat ne couvre qu'une partie des frais, la personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles peut demander à la banque de régler la facture à partir des comptes du défunt, dans les limites prévues par la loi. Ces règles, les pièces à fournir et le plafond sont expliqués dans notre article sur le compte bancaire d'un proche décédé et les frais d'obsèques. Pour les questions d'acceptation ou de renonciation à la succession, notre article sur la succession d'un proche peut vous aider.

Le versement du capital après le décès

En bref. L'assureur dispose de quinze jours pour demander les pièces, puis d'un mois au plus pour verser le capital, avec des intérêts majorés en cas de retard.

L'assureur dispose d'un délai de quinze jours, après réception de l'avis de décès et connaissance des coordonnées du bénéficiaire, ou au terme prévu pour le contrat, pour lui demander l'ensemble des pièces nécessaires au paiement. Si l'assureur a omis de demander une pièce au-delà de ce délai, cette omission n'est pas suspensive du délai de versement. À réception de ces pièces, il verse le capital dans un délai qui ne peut excéder un mois. Plusieurs demandes de pièces ne peuvent pas concerner des pièces identiques ou redondantes (article L132-23-1 du Code des assurances).

Au-delà du délai de quinze jours, le capital produit de plein droit intérêt au double du taux légal durant un mois, puis au triple du taux légal. Au-delà du délai d'un mois pour verser, le capital non versé produit de plein droit intérêt au double du taux légal durant deux mois, puis au triple du taux légal, la période déjà écoulée s'imputant sur ce délai de deux mois (article L132-23-1). Pour la famille qui doit avancer le prix des obsèques, ces délais comptent, et il est utile de transmettre sans attendre l'acte de décès et les pièces d'identité.

Réclamation, médiation et recours

En bref. Écrivez d'abord à l'assureur ou à l'opérateur. Si le désaccord persiste, vous pouvez saisir gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit votre réclamation, sans renoncer à une action en justice.

Le projet de contrat et la notice remis avant la signature précisent les modalités d'examen des réclamations et de recours à un processus de médiation (article L112-2 du Code des assurances). Commencez par une réclamation écrite, de préférence par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, en citant les clauses du contrat et en joignant les justificatifs. Notre article sur la mise en demeure vous aide à rédiger ce courrier.

Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel (article L612-1 du Code de la consommation). Le médiateur ne peut pas examiner le litige si vous ne justifiez pas avoir tenté de le résoudre directement par une réclamation écrite, si la demande est manifestement infondée ou abusive, si le litige a déjà été examiné ou est en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal, si vous l'avez saisi plus d'un an après votre réclamation écrite, ou si le litige n'entre pas dans son champ de compétence. Vous êtes informé du rejet de votre demande dans un délai de trois semaines à compter de la réception de votre dossier (article L612-2). Notre article sur la médiation de la consommation détaille la procédure. Le contrat ou sa notice indique le médiateur compétent pour votre assureur, et la Médiation de l'Assurance, dont une étude de cas est citée plus haut, est l'un de ces organismes.

Si la médiation n'aboutit pas, le litige peut être porté devant le juge. Avant la saisine, une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative est exigée pour une demande de paiement n'excédant pas 5 000 euros, sauf dispenses prévues par le texte (article 750-1 du Code de procédure civile), et notre article sur la conciliation obligatoire avant le tribunal présente ce point. Une association de consommateurs peut aussi vous renseigner sur la démarche. Si vous constatez une offre abusive ou un démarchage en prévision d'obsèques, vous pouvez le signaler à la DGCCRF sur le site SignalConso.

Toutes les actions dérivant d'un contrat d'assurance sont prescrites par deux ans à compter de l'événement qui y donne naissance. La prescription est portée à dix ans dans les contrats d'assurance sur la vie lorsque le bénéficiaire est une personne distincte du souscripteur, et les actions du bénéficiaire sont prescrites au plus tard trente ans à compter du décès de l'assuré (article L114-1). Le point de départ varie selon les cas, notamment lorsque le sinistre a été ignoré, que les intéressés doivent alors prouver. Notre article sur la prescription biennale en assurance détaille le délai de deux ans.

Jurisprudence

Cet article ne cite aucune décision de justice. Les règles présentées reposent sur le texte du Code des assurances, du Code général des collectivités territoriales et du Code de la consommation, et le juge apprécie chaque situation selon les clauses du contrat et les faits en cause.

Vos démarches pas à pas

  • avant de signer, demandez la note d'information, le projet de contrat, le modèle de lettre de renonciation et, si le contrat comporte une valeur de rachat, le tableau des valeurs sur huit ans ;
  • identifiez s'il s'agit d'un capital ou de prestations, lisez la clause d'affectation du capital et, pour des prestations, le détail de ce qui est choisi et du devis correspondant ;
  • relevez la durée de paiement des cotisations, leur total et les clauses applicables en cas de décès rapproché de la souscription ;
  • si vous voulez renoncer, envoyez une lettre recommandée avec demande d'avis de réception avant la fin des trente jours calendaires, en tenant compte de l'absence de prorogation si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié ;
  • désignez soigneusement le bénéficiaire, informez vos proches de l'existence du contrat et conservez les coordonnées de l'assureur ;
  • relisez chaque année le relevé d'information et comparez le capital ou les prestations avec un devis actuel ;
  • en cas de désaccord, adressez une réclamation écrite, puis saisissez gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit.

Ce que cet article ne traite pas

Cet article présente les règles générales applicables aux contrats obsèques souscrits par un particulier à la date du 19 octobre 2026, à partir des articles L112-2, L112-9, L114-1, L132-5, L132-5-1, L132-5-2, L132-8, L132-9, L132-20, L132-21, L132-22, L132-23 et L132-23-1 du Code des assurances, des articles L2223-21-1, L2223-33, L2223-33-1 et L2223-34-1 du Code général des collectivités territoriales, des articles L612-1 et L612-2 du Code de la consommation et des pages d'information de service-public.gouv.fr, de l'INC et de la Médiation de l'Assurance. Il ne traite ni de la fiscalité du capital versé, ni du contrat d'assurance décès classique, ni de la conclusion d'obsèques sans contrat préalable, ni de la crémation ou de la sépulture. Il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier, et chaque contrat a ses propres clauses. Il ne met en cause aucun assureur ni aucune entreprise funéraire. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités. L'illustration qui l'accompagne est générée par intelligence artificielle.

Questions fréquentes

De combien de temps dispose-t-on pour renoncer à un contrat obsèques ? Pour une assurance sur la vie, trente jours calendaires révolus à compter du moment où vous êtes informé que le contrat est conclu, par lettre recommandée ou envoi recommandé électronique avec demande d'avis de réception. L'assureur restitue l'intégralité des sommes versées dans un délai maximal de trente jours (article L132-5-1 du Code des assurances).
Que se passe-t-il si l'assureur ne m'a pas remis la note d'information ? Le délai de renonciation est prorogé, pour les souscripteurs de bonne foi, jusqu'au trentième jour calendaire révolu suivant la remise effective des documents, dans la limite de huit ans à compter de la date où vous êtes informé que le contrat est conclu (article L132-5-2 du Code des assurances).
Quelle est la différence entre une assurance obsèques en capital et un contrat de prestations ? Selon service-public.gouv.fr, l'assurance obsèques verse un capital en général à une personne désignée ou à une société de pompes funèbres, sans lister les prestations. Le contrat de prestations définit à l'avance les obsèques et leur coût, et dans ce cas toute clause qui ne définit pas le contenu détaillé et personnalisé des prestations est réputée non écrite (article L2223-34-1 du Code général des collectivités territoriales).
Puis-je récupérer les cotisations versées en résiliant mon contrat obsèques ? Cela dépend de la nature du contrat. Les assurances temporaires en cas de décès ne comportent ni réduction ni rachat, tandis que pour les autres assurances sur la vie l'assureur ne peut refuser le rachat, dont le contrat précise le calcul et que l'assureur verse dans un délai maximal de deux mois (articles L132-21 et L132-23). La valeur de rachat peut être inférieure aux cotisations versées, un contrat obsèques n'étant pas un produit d'épargne.
Puis-je changer de bénéficiaire ou d'entreprise de pompes funèbres ? En l'absence d'acceptation par le bénéficiaire, le contractant peut substituer un bénéficiaire à un autre, par avenant, selon les formalités de l'article 1690 du Code civil ou par testament, avec l'accord de l'assuré lorsque celui-ci n'est pas le contractant (article L132-8 du Code des assurances). Après acceptation, le rachat et l'avance supposent l'accord du bénéficiaire (article L132-9). Selon l'INC, le souscripteur d'un contrat de financement en prestations peut modifier son contrat à tout moment.
Comment retrouver le contrat obsèques d'un proche décédé ? Selon service-public.gouv.fr, vous pouvez demander à l'AGIRA de rechercher un contrat d'assurance obsèques en joignant un acte de décès, les assureurs répondant dans un délai maximum de trois jours ouvrés à compter de la réception de la demande par l'AGIRA.
Que faire en cas de désaccord avec l'assureur ? Adressez une réclamation écrite, puis saisissez gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit cette réclamation (articles L612-1 et L612-2 du Code de la consommation). La saisine du juge reste possible dans les délais de prescription de l'article L114-1 du Code des assurances.

Voir aussi

Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.