Arnaque au faux SMS ou faux courriel de l'Assurance Maladie, nouvelle carte Vitale ou remboursement à percevoir, comment la reconnaître, que faire si vous avez cliqué ou donné vos identifiants ou votre carte, et recours
Rédigé par Maxime Faure.
- Selon la page de l'Assurance Maladie consultée le 21 octobre 2026, des messages frauduleux imitent la caisse pour obtenir des données personnelles ou de l'argent, avec pour thèmes courants le renouvellement de la carte Vitale, la mise à jour du dossier pour maintenir ses droits ou un remboursement à percevoir, et l'Assurance Maladie ne demande jamais vos identifiants ameli, vos informations médicales ni vos coordonnées bancaires complètes, et ne facture jamais de frais de livraison.
- Les SMS authentiques sont envoyés depuis le 38 663 et commencent par « ASSURANCE MALADIE », les courriels authentiques viennent d'adresses se terminant par @ameli.fr, @info.ameli.fr, @assurance-maladie.fr ou @app.assurance-maladie.fr, et la page recommande de transférer les SMS douteux au 33700, de signaler les courriels sur internet-signalement.gouv.fr, d'appeler le 3646 si des identifiants ont été partagés et de contacter immédiatement sa banque pour faire opposition si des coordonnées bancaires ont été communiquées.
- Pour les débits qui suivent, le Code monétaire et financier prévoit que vous informiez sans tarder votre banque aux fins de blocage (article L133-17), qu'après cette information vous ne supportiez aucune conséquence financière sauf agissement frauduleux de votre part (article L133-20), qu'une opération non autorisée signalée dans les treize mois soit en principe remboursée au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant (articles L133-24 et L133-18), et que la banque doive fournir des éléments pour prouver une négligence grave qu'elle invoquerait (articles L133-19, IV et L133-23).
Le faux message de l'Assurance Maladie, un piège qui vise vos identifiants ameli et votre carte bancaire
En bref. Un SMS, un courriel, un courrier ou un appel qui imite l'Assurance Maladie annonce une nouvelle carte Vitale, une mise à jour du dossier ou un remboursement, pour obtenir des données personnelles ou de l'argent. Cet article rapporte ce que dit la page officielle de l'Assurance Maladie, puis ce que prévoit le Code monétaire et financier si une somme a été débitée.
L'arnaque au faux SMS de l'Assurance Maladie, souvent présentée comme une arnaque à la carte Vitale, prend la forme d'un message qui paraît venir de la caisse d'assurance maladie. Selon la page de l'Assurance Maladie intitulée « Attention aux courriers, appels, courriels et SMS frauduleux » (consultée le 21 octobre 2026), les messages frauduleux prennent quatre formes, à savoir les courriers papier, les courriels (phishing), les SMS (smishing) et les appels téléphoniques (vishing). Ils imitent l'apparence de l'Assurance Maladie et créent un sentiment d'urgence pour obtenir des données personnelles ou de l'argent.
Un faux SMS Assurance Maladie, ou un faux courriel Assurance Maladie, annonce par exemple une carte Vitale à renouveler ou un dossier à mettre à jour. Cette arnaque carte Vitale, parfois appelée carte Vitale arnaque par les internautes qui la recherchent, repose toujours sur la même mécanique, un lien ou un numéro qui vous éloigne du site officiel.
Cet article ne met en cause aucune entreprise ni aucune personne. Il présente comment reconnaître ces messages, les gestes à accomplir si vous avez cliqué, partagé vos identifiants ameli ou communiqué votre carte bancaire, et les recours auprès de votre banque. Pour un panorama plus large, voyez notre article sur l'hameçonnage par SMS, e-mail ou appel. Le même mécanisme existe avec le faux paiement d'amende, le faux remboursement de l'administration fiscale et la fausse livraison de colis.
Les prétextes les plus fréquents
En bref. La page de l'Assurance Maladie cite le renouvellement de la carte Vitale, la mise à jour du dossier pour « maintenir vos droits », un remboursement à percevoir et une opération suspecte sur le compte ameli ou sur le compte bancaire.
- La nouvelle carte Vitale. Le message annonce un renouvellement de la carte Vitale. La page précise que l'Assurance Maladie ne facture jamais de frais de livraison, ce qui rend suspecte toute demande de paiement pour recevoir une carte Vitale.
- La mise à jour du dossier. Le message prétend qu'il faut actualiser ses informations pour maintenir ses droits.
- Le remboursement à percevoir. Le message annonce une somme à récupérer et renvoie vers une page qui réclame des données personnelles ou bancaires.
- L'opération suspecte. La page signale comme nouvelle pratique de faux conseillers qui appellent au sujet d'« opérations suspectes » sur le compte ameli.
- Les faux rendez-vous de dépistage auditif. La page indique que de faux rendez-vous de dépistage auditif, parfois à domicile, sont signalés en 2025. Elle demande de ne pas y donner suite et d'écrire à la CPAM.
Ces exemples ne forment pas une liste complète. Le critère le plus sûr n'est pas le thème du message mais ce qu'il vous demande.
Comment reconnaître un faux message de l'Assurance Maladie
En bref. Vérifiez l'expéditeur, le numéro d'envoi du SMS et surtout la demande. Selon la page officielle, l'Assurance Maladie ne demande jamais vos identifiants ameli, vos informations médicales ni vos coordonnées bancaires complètes, et ne facture jamais de frais de livraison.
| Canal | Ce que dit la page de l'Assurance Maladie pour un message authentique |
|---|---|
| SMS | Envoyé depuis le 38 663 et commençant par « ASSURANCE MALADIE » |
| Courriel | Adresse d'expéditeur se terminant par @ameli.fr, @info.ameli.fr, @assurance-maladie.fr ou @app.assurance-maladie.fr. Vous ne recevez jamais de courriel si vous n'avez pas ouvert de compte ameli. Les notifications de Mon espace santé viennent de l'adresse ne-pas-repondre@monespacesante.fr |
| Courrier | Enveloppe affranchie portant vos nom, prénom et adresse. Une enveloppe blanche ou un courrier non nominatif sont suspects, notamment lorsqu'ils comportent un QR code |
| Appel | Numéros officiels, le 3646 ou, pour le service sophia, le numéro indiqué par la page. Le conseiller doit donner son nom, son service et sa CPAM, et vous pouvez lui demander le dernier remboursement versé pour vérifier son identité |
La page liste plusieurs signes d'alerte.
- Vous n'avez fait aucune démarche récente auprès de votre caisse.
- L'expéditeur n'a pas une adresse officielle parmi celles indiquées ci-dessus.
- Le message demande un paiement, notamment des frais de livraison pour une carte Vitale.
- Le message comporte des fautes d'orthographe, une syntaxe approximative ou des logos peu soignés. La page ajoute que les messages frauduleux sont de plus en plus soignés, notamment grâce à l'intelligence artificielle. L'absence de faute ne prouve donc pas qu'un message soit légitime.
Selon la page, un QR code ne sert qu'à renvoyer vers une information, jamais à effectuer une transaction.
Que faire si vous recevez un message de ce type
En bref. N'ouvrez pas le message douteux, ne cliquez pas sur ses liens, et accédez à votre compte en saisissant vous-même l'adresse du site officiel.
- Ne pas ouvrir les messages douteux ni leurs pièces jointes et ne pas cliquer sur leurs liens. Pour accéder au compte ameli, la page invite à saisir vous-même l'adresse assure.ameli.fr.
- Survoler un lien pour vérifier sa destination avant de cliquer.
- Face à un appel suspect, ne pas décrocher ou raccrocher.
- Faire vos modifications de données personnelles vous-même, sur le site ou le compte ameli.
- Activer l'authentification en deux étapes, qui envoie par courriel un code à usage unique.
- Utiliser un mot de passe d'au moins 12 caractères, différent pour chaque service, sans prénom, date de naissance ni suite logique.
- Mettre à jour vos appareils, installer un antivirus et activer le filtre anti-spam de votre messagerie.
- Éviter de saisir des données sensibles sur un Wi-Fi public.
Si vous avez cliqué, partagé vos identifiants ou donné votre carte, les premiers gestes
En bref. Conservez les preuves, appelez le 3646 si vos identifiants ameli ont été partagés, contactez immédiatement votre banque si des coordonnées bancaires ont été communiquées, puis déposez plainte et signalez le message.
- Conservez les preuves avant de supprimer les messages, par des captures d'écran, comme le recommande la page. Notre article sur la preuve d'un litige de consommation en détaille la valeur.
- Si vous avez partagé vos identifiants ameli, appelez le 3646. Selon la page, cet appel permet de clôturer temporairement le compte et de le réactiver avec un nouveau mot de passe. Par prudence, changez aussi le mot de passe sur tout autre service où vous l'utilisiez.
- Si vous avez partagé vos coordonnées bancaires, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition, comme l'indique la page. Le Code monétaire et financier prévoit que l'utilisateur qui a connaissance d'une utilisation non autorisée de son instrument de paiement ou des données qui lui sont liées en informe sans tarder, aux fins de blocage, son prestataire ou l'entité désignée par celui-ci (article L133-17). Notez l'heure et le moyen de contact utilisés.
- Examinez vos relevés pour repérer toute opération que vous ne reconnaissez pas.
- En cas d'usurpation d'identité ou de débits frauduleux, la page indique de déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou d'écrire au procureur de la République.
- Signalez le message comme indiqué dans la section suivante.
Si vous avez seulement cliqué sur le lien sans saisir aucune donnée, la page ne décrit pas de démarche distincte. Elle recommande de ne pas poursuivre sur la page affichée et de passer par l'adresse officielle que vous saisissez vous-même. Restez vigilant face à tout appel, courriel ou SMS qui utiliserait ensuite vos informations. Si un faux conseiller vous appelle ensuite, ne validez rien et lisez notre article sur le virement frauduleux par manipulation, ainsi que celui sur l'appel d'un faux conseiller à propos du compte formation, qui décrit un scénario voisin.
Être remboursé par sa banque, ce que prévoit le Code monétaire et financier
En bref. Une opération que vous n'avez pas autorisée doit en principe être remboursée rapidement. Une opération que vous avez validée vous-même suit une analyse différente, et aucun remboursement n'est garanti. La page de l'Assurance Maladie ne traite pas de ce remboursement, qui relève des articles cités ci-dessous.
Une opération de paiement est autorisée si le payeur a donné son consentement à son exécution (article L133-6). Après avoir informé sa banque aux fins de blocage conformément à l'article L133-17, le payeur ne supporte aucune conséquence financière résultant de l'utilisation de l'instrument de paiement ou de l'utilisation détournée des données qui lui sont liées, sauf agissement frauduleux de sa part (article L133-20). La responsabilité du payeur n'est pas engagée si l'opération non autorisée a été effectuée en détournant, à son insu, l'instrument de paiement ou les données qui lui sont liées (article L133-19, II).
| Situation | Texte à examiner | Ce qu'il en découle |
|---|---|---|
| Débits ultérieurs par les escrocs avec vos données, sans validation de votre part | L133-19 II, L133-18 | Régime de l'opération non autorisée en jeu, selon les faits |
| Paiement de prétendus frais que vous avez vous-même validé | L133-6 | La banque peut soutenir que l'opération est autorisée |
| Opération effectuée sans authentification forte exigée par la banque | L133-19 V | Aucune conséquence financière, sauf agissement frauduleux de votre part |
| Utilisation des données après votre information à la banque aux fins de blocage | L133-17, L133-20 | Aucune conséquence financière, sauf agissement frauduleux de votre part |
Pour une opération non autorisée signalée dans les conditions de l'article L133-24, la banque rembourse le montant de l'opération immédiatement après en avoir pris connaissance ou en avoir été informée, et en tout état de cause au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant, sauf si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de l'utilisateur et si elle communique ces raisons par écrit à la Banque de France. Elle rétablit, le cas échéant, le compte débité dans l'état où il se serait trouvé sans l'opération (article L133-18). En cas de manquement, les sommes dues produisent intérêt au taux légal majoré de cinq points, de dix points au-delà de sept jours de retard et de quinze points au-delà de trente jours de retard (même article). Ce remboursement n'empêche pas la banque de contester ensuite l'opération en invoquant les articles L133-6 ou L133-19, IV, et c'est alors à elle d'apporter les éléments de preuve prévus par l'article L133-23.
Le signalement de l'opération doit être fait sans tarder, et au plus tard dans les treize mois suivant la date de débit, sous peine de forclusion, à moins que la banque ne vous ait pas fourni ou mis à disposition les informations relatives à l'opération (article L133-24). Pour une personne physique agissant pour des besoins non professionnels, les parties ne peuvent pas convenir d'un délai distinct (même article). Treize mois est en principe la limite, et agir vite protège vos droits.
Si seuls vos identifiants ameli ont été partagés, sans coordonnées bancaires ni débit, ces règles bancaires n'ont pas lieu de jouer et la démarche indiquée par la page est l'appel au 3646. Pour le détail du régime bancaire, voyez nos articles sur le paiement frauduleux par carte bancaire et sur le virement frauduleux par manipulation.
La négligence grave, que la banque peut invoquer mais doit prouver
En bref. La banque peut vous opposer un manquement par négligence grave à vos obligations de sécurité, mais elle doit fournir des éléments pour la prouver. Les textes lus ne la déduisent pas automatiquement d'un clic ou d'une saisie, mais l'appréciation dépend des faits, et la banque peut l'invoquer ou un juge la retenir selon les circonstances.
Le payeur supporte toutes les pertes occasionnées par des opérations non autorisées si elles résultent d'un agissement frauduleux de sa part, ou s'il n'a pas satisfait intentionnellement ou par négligence grave aux obligations mentionnées aux articles L133-16 et L133-17 (article L133-19, IV).
Lorsque vous niez avoir autorisé une opération exécutée, il incombe à la banque de prouver que l'opération a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée et qu'elle n'a pas été affectée par une déficience technique ou autre. L'utilisation de l'instrument de paiement telle qu'enregistrée par la banque ne suffit pas nécessairement à prouver que l'opération a été autorisée ou que vous avez manqué par négligence grave à vos obligations, et la banque fournit des éléments afin de prouver la fraude ou la négligence grave (article L133-23). Les textes lus ne définissent pas la négligence grave. Vous pouvez demander par écrit à votre banque les éléments sur lesquels elle fonde un refus.
Où signaler le message
En bref. Les courriels se signalent sur la plateforme Pharos, les SMS se transfèrent au 33700, et la page mentionne aussi le service d'assistance en ligne 17Cyber. Un signalement n'est ni une plainte ni une demande de remboursement.
| Service | Rôle selon la page de l'Assurance Maladie |
|---|---|
| Votre banque | Opposition si des coordonnées bancaires ont été partagées |
| 3646 | Clôture temporaire du compte ameli et réactivation avec un nouveau mot de passe si des identifiants ont été partagés |
| internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos) | Signalement des courriels frauduleux |
| 33700 | Transfert des SMS frauduleux, puis envoi du numéro d'expéditeur demandé. La page indique un service gratuit chez les opérateurs qu'elle cite |
| 17Cyber | Assistance en ligne gratuite de la police nationale, de la gendarmerie et de cybermalveillance.gouv.fr, avec diagnostic, recommandations, assistance technique et tchat 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec un policier ou un gendarme |
| Commissariat, gendarmerie ou procureur de la République | Dépôt de plainte en cas d'usurpation d'identité ou de débits frauduleux |
Les numéros, plateformes et adresses de signalement peuvent évoluer. Reportez-vous à la page officielle de l'Assurance Maladie.
Porter plainte
En bref. Vous pouvez déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou écrire au procureur de la République. La plainte est utile pour vos démarches, sans garantir de résultat.
La page de l'Assurance Maladie mentionne le dépôt de plainte en cas d'usurpation d'identité ou de débits frauduleux. Les auteurs de ces messages sont le plus souvent difficiles à identifier, et ni le délai de traitement d'une plainte ni le recouvrement des sommes ne peuvent être garantis. Le texte de l'article L133-18 ne subordonne pas le remboursement d'une opération non autorisée à une plainte, de sorte que vous pouvez contester l'opération par écrit sans attendre un récépissé, et le transmettre dès que vous l'avez si votre banque le demande.
Si la banque refuse ou ne répond pas, les recours possibles
En bref. Écrivez d'abord à votre banque, puis saisissez gratuitement le médiateur si le litige persiste.
- La réclamation écrite. Les prestataires de services de paiement répondent aux réclamations dans les meilleurs délais et au plus tard dans les quinze jours ouvrables suivant la réception. Dans des situations exceptionnelles, une réponse d'attente motivée est envoyée avec la date ultime de la réponse définitive, qui intervient au plus tard trente-cinq jours ouvrables après la réception (article L133-45). Notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée présente la forme d'un courrier.
- La médiation. Tout consommateur a droit de recourir gratuitement à un médiateur pour un litige qui l'oppose à un établissement de crédit, un établissement de paiement ou un établissement de monnaie électronique, relatif aux services fournis (article L316-1 du Code monétaire et financier). Le médiateur de la consommation ne peut pas examiner le litige si vous ne justifiez pas avoir tenté de le résoudre par une réclamation écrite auprès du professionnel, ou si vous le saisissez plus d'un an après cette réclamation, ni un litige déjà examiné ou en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal (article L612-2 du Code de la consommation). Notre article sur la médiation de la consommation détaille la démarche.
- Le tribunal, si la médiation n'aboutit pas. Le choix de la juridiction dépend du montant et de la nature du litige.
Pour une demande qui tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros, la demande en justice est en principe précédée d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une procédure participative, à peine d'irrecevabilité, sauf dispense (article 750-1 du Code de procédure civile). Les actions personnelles se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits (article 2224 du Code civil), ce qui est distinct du délai de treize mois prévu pour signaler une opération à la banque.
L'issue d'un litige avec une banque ne peut pas être garantie.
Les démarches concrètes
- ne cliquez pas sur le lien, ne rappelez pas, ne communiquez rien, et accédez à votre compte en saisissant vous-même l'adresse du site officiel de l'Assurance Maladie ;
- conservez le message, les captures d'écran, les dates et les montants avant de supprimer quoi que ce soit ;
- si vous avez partagé vos identifiants ameli, appelez le 3646 pour clôturer temporairement le compte et le réactiver avec un nouveau mot de passe ;
- si vous avez communiqué des coordonnées bancaires, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition (article L133-17) ;
- contestez par écrit chaque opération non reconnue, sans tarder et au plus tard dans les treize mois suivant le débit (article L133-24) ;
- demandez le remboursement en rappelant le délai de l'article L133-18 et, si la banque invoque la négligence grave, demandez-lui par écrit les éléments sur lesquels elle se fonde (article L133-23) ;
- transférez le SMS au 33700 et signalez le courriel sur internet-signalement.gouv.fr ;
- déposez plainte en cas d'usurpation d'identité ou de débits frauduleux ;
- en cas de refus ou de silence de la banque, adressez-lui une réclamation écrite, puis saisissez le médiateur dans l'année suivant cette réclamation.
Ce que cet article ne couvre pas
Cet article rapporte la page de l'Assurance Maladie consultée le 21 octobre 2026 et les dispositions citées du Code monétaire et financier et du Code de la consommation. Il ne cite aucune décision de justice, aucune n'ayant été lue pour le préparer. Il ne traite ni des droits à remboursement de soins ni du fonctionnement de la carte Vitale elle-même, ni de la fraude commise par un professionnel de santé, ni de la fraude visant les entreprises. Il ne met en cause aucune entreprise. La page de l'Assurance Maladie n'indique pas comment les escrocs obtiennent les numéros de téléphone ou les adresses, et ne décrit pas de démarche distincte pour un simple clic sans saisie. Chaque situation dépend des faits, notamment de ce que vous avez saisi, validé et du moment où vous avez agi, et aucun dossier individuel ne peut être apprécié ici. Les règles bancaires décrites visent un prestataire de paiement soumis au droit français. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des sources citées. L'illustration qui l'accompagne est générée par intelligence artificielle.
Questions fréquentes
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Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.