Rappel de la rillette pur cochon Le Cochon du Madres pour botulisme
Rédigé par Julien Mercier.
- La fiche RappelConso n° 23879 (référence 2026-10-0207, publiée le 22 octobre 2026) vise la rillette pur cochon de 180 g en verrine de la marque Le Cochon du Madres, émise par l'EARL Cucuillère, vendue en Occitanie du 12 mai 2025 au 20 octobre 2026, pour une anomalie de conditionnement pouvant entraîner la présence de Clostridium botulinum (botulisme). La fiche demande de ne plus consommer le produit et de le rapporter au point de vente, une compensation par échange étant indiquée.
- Dans le secteur alimentaire, les opérateurs qui procèdent à un rappel le déclarent sur un site public dédié (article L423-3 du Code de la consommation), un texte qui ne prévoit aucune compensation du consommateur, de sorte que cet échange annoncé est distinct de la garantie légale de conformité (articles L217-3 et L217-5) et de la responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et 1245-3 du Code civil), qui suppose un dommage, un défaut et un lien de causalité (article 1245-8).
- En cas de refus, une réclamation écrite puis la médiation de la consommation gratuite restent ouvertes (articles L612-1 et L612-2), sans garantie de résultat.
Ce que dit la fiche RappelConso n° 23879
En bref. RappelConso, le site officiel des rappels de produits, a publié une fiche de rappel pour une rillette pur cochon de la marque Le Cochon du Madres, en raison d'une anomalie de conditionnement pouvant entraîner la présence de Clostridium botulinum, la bactérie à l'origine du botulisme. Nous ne reprenons ici que les éléments essentiels, la fiche seule faisant foi, et nous vous invitons à l'ouvrir directement par le lien de la rubrique sources.
- le produit est la rillette pur cochon en verrine de 180 g, de la marque Le Cochon du Madres, de catégorie viandes, émise par l'EARL Cucuillère ;
- la fiche identifie le produit par deux dates de durabilité minimale, le 12 mai 2028 et le 23 octobre 2028 ;
- le produit a été commercialisé du 12 mai 2025 au 20 octobre 2026, dans la région Occitanie, et la fiche cite quatre points de vente, Au comptoir des producteurs à Lézignan (11200), La ferme côté producteurs à Narbonne (11100), Caval à Limoux (11300) et La boutique éphémère à Leucate (11370) ;
- la fiche précise que le produit se conserve à température ambiante et indique la marque de salubrité 11127004 ;
- le motif indiqué est une anomalie de conditionnement, avec un risque de présence possible de Clostridium botulinum (botulisme) ;
- le rappel est présenté comme volontaire, sans arrêté préfectoral, et la fiche indique une compensation par échange ;
- la fiche porte la référence 2026-10-0207, version 1, et a été publiée le 22 octobre 2026.
Les dates de durabilité minimale des deux références, en 2028, ne sont pas passées à la date de rédaction de cet article, le 22 octobre 2026, et la période de commercialisation indiquée par la fiche s'est achevée le 20 octobre 2026. Vous pouvez donc encore détenir un produit concerné. Les fiches peuvent être mises à jour. La fiche parle d'un risque possible et non d'un cas constaté, et nous n'avons aucune information propre sur les circonstances de ce rappel. Nous ne portons aucun jugement sur la responsabilité de l'entreprise, qui ne peut résulter que de la décision d'une autorité ou d'un juge.
Botulisme, ce que la fiche indique
En bref. La fiche décrit les symptômes du botulisme et indique de consulter un médecin si l'un d'eux apparaît dans un délai précis. Nous ne sommes pas une source médicale et nous ne donnons aucun avis sur la santé de qui que ce soit.
Selon la fiche, les symptômes neurologiques du botulisme sont une vision floue, des paupières tombantes, des troubles de la parole, une difficulté à avaler, une sécheresse de la bouche et une faiblesse musculaire. Ils apparaissent en général 12 à 72 heures après l'ingestion, parfois jusqu'à 10 jours plus tard. Si vous avez consommé ce produit et que de tels symptômes apparaissent dans ce délai, la fiche demande de consulter sans délai un médecin en lui signalant la consommation, le lieu et la date d'achat. La fiche indique aussi que, sans symptôme dans les 10 jours suivant la dernière consommation, une consultation n'est pas nécessaire. Elle ajoute que, en cas de doute sur l'aspect ou l'odeur du produit, il ne faut pas le consommer, et renvoie vers la page du ministère de l'Agriculture consacrée au botulisme (agriculture.gouv.fr/le-botulisme). Si vous avez un doute sur votre situation, parlez-en à un médecin ou à un professionnel de santé.
Nous avons déjà présenté d'autres rappels alimentaires, notamment celui d'une coppa pour Listeria et celui de paupiettes, dont le cadre juridique général est le même et que nous ne répétons pas ici en entier.
Que faire si vous avez acheté cette rillette
En bref. Vérifiez la marque, le format et la date sur la verrine, puis suivez la consigne de la fiche, qui est de ne plus consommer le produit et de le rapporter au point de vente. Avant de vous en séparer, conservez de quoi prouver votre achat.
- repérez sur la verrine la mention rillette pur cochon, la marque Le Cochon du Madres, le poids de 180 g et la date de durabilité minimale, puis comparez-les avec la fiche ;
- si votre produit correspond, ne le consommez plus, conformément à la fiche, et, par prudence, nous vous suggérons de ne pas le donner à d'autres personnes ;
- photographiez la verrine entière avec l'étiquette et la date, et conservez le ticket de caisse, la facture, le relevé de carte bancaire ou tout justificatif de l'achat ;
- rapportez la verrine au point de vente, comme l'indique la fiche, et demandez si possible un document ou un message écrit attestant la restitution et l'échange ;
- si vous avez déjà jeté le produit, la photographie de l'étiquette, le ticket ou le relevé de carte peuvent appuyer votre demande d'échange, sans garantie que le point de vente l'accepte sans le produit ;
- si vous l'avez déjà consommé, reportez-vous à la rubrique précédente et, au moindre doute, parlez-en à un médecin ;
- à titre de suggestion propre à ce site, prévenez vos proches, notamment s'ils ont partagé le repas.
La fiche ne dit rien du devenir d'une verrine ouverte ou entamée, ni des modalités précises de l'échange, qui relèvent de l'entreprise et des points de vente, et nous ne les évoquons pas à leur place. Elle n'indique pas non plus de contact direct. Si vous détenez encore cette rillette, la consigne qui figure dans la fiche reste de ne plus la consommer et de la rapporter.
Échange, preuve d'achat et garantie légale, ne pas tout confondre
En bref. La compensation est l'échange que la fiche indique. L'article L423-3 du Code de la consommation ne prévoit aucune compensation, et la garantie légale de conformité est un autre régime, que la fiche ne mentionne pas.
L'échange de la fiche. La fiche indique une compensation par échange, et non un remboursement. L'article L423-3 prévoit que, lorsque des mesures de retrait ou de rappel sont mises en œuvre, les opérateurs économiques établissent et maintiennent à jour un état chiffré des produits retirés ou rappelés, qu'ils tiennent à la disposition des agents habilités, et que ceux qui procèdent au rappel de denrées alimentaires en font la déclaration de façon dématérialisée sur un site internet dédié, mis à la disposition du public par l'administration. Il ne prévoit aucune compensation ni aucun échange pour le consommateur, que nous présentons donc comme une mesure annoncée par la fiche et non comme un droit tiré de ce texte.
La preuve d'achat. La fiche n'indique pas de justificatif exigé. Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen (article 1358 du Code civil), ce qui permet d'invoquer un ticket, un relevé de compte ou une confirmation de commande. Le point de vente peut toutefois demander un justificatif, d'où l'intérêt de la photographie de l'étiquette prise avant de rapporter la verrine. Notre article sur le rappel d'une viande sans marque pour salmonelle détaille ce point de la preuve.
La garantie légale de conformité. Selon l'article L217-3, le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu'aux critères de l'article L217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci. Parmi ces critères, l'article L217-5 mentionne la sécurité que le consommateur peut légitimement attendre pour des biens de même type. Ce régime pèse sur le vendeur et ne dépend pas d'un rappel. Comment il s'applique à une denrée concernée par un rappel dépend des faits et, en cas de litige, du juge, et nous ne le tranchons pas. Il ne doit pas être confondu avec l'échange annoncé par la fiche. La garantie légale de conformité et la médiation de la consommation visent les consommateurs. Si vous avez acheté ce produit pour votre activité professionnelle, ces régimes peuvent ne pas s'appliquer, et la fiche indique seulement un échange. Notre article sur la garantie légale de conformité présente ce régime plus en détail.
Un rappel volontaire prouve-t-il une faute du professionnel ?
En bref. Un rappel signale une démarche engagée, il ne prouve ni une faute ni un défaut.
Les denrées alimentaires relèvent de règles de sécurité propres, que cet article ne détaille pas. Un rappel volontaire est une mesure décrite par la fiche. Il ne prouve ni une faute ni un défaut, et seule une autorité ou un juge peut en décider. Cet article ne généralise rien à d'autres produits de la même catégorie ni à d'autres producteurs.
Si vous avez été malade, la responsabilité du fait des produits défectueux
En bref. Ce régime du Code civil suppose un dommage causé par un défaut, que le demandeur doit prouver. Un rappel ne prouve pas à lui seul un défaut.
Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime (article 1245 du Code civil). Un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en tenant compte de toutes les circonstances et notamment de sa présentation, de l'usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation (article 1245-3). Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage (article 1245-8). Les symptômes pouvant apparaître jusqu'à 10 jours après la consommation selon la fiche, établir le lien entre un aliment précis et une maladie peut être difficile, ce qui rend utile de conserver la photographie de l'emballage, la preuve d'achat et les pièces médicales. Cette action est enfermée dans des délais. Elle se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16), et, sauf faute du producteur, la responsabilité de celui-ci est éteinte dix ans après la mise en circulation du produit qui a causé le dommage, à moins que la victime n'ait engagé une action en justice pendant cette période (article 1245-15). Si vous n'avez subi aucun dommage, ce régime n'a pas d'objet. Un professionnel du droit peut seul apprécier votre situation, sans garantie de résultat.
Signaler, réclamer et saisir un médiateur
En bref. Commencez par une réclamation écrite au point de vente ou à l'entreprise. La médiation de la consommation est gratuite et doit être saisie dans l'année suivant cette réclamation.
- adressez une réclamation écrite, par courriel ou par lettre recommandée, au point de vente ou à l'entreprise, avec la photographie de l'étiquette, la preuve d'achat et la référence de la fiche. Notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée explique comment la rédiger ;
- si le refus persiste, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation, et le professionnel garantit le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1). Le médiateur ne peut toutefois examiner le litige si vous n'avez pas justifié d'une tentative préalable de résolution par une réclamation écrite, ni si vous l'avez saisi plus d'un an après cette réclamation (article L612-2) ;
- si vous avez acheté la rillette ailleurs que dans les points de vente cités, adressez votre réclamation écrite au producteur, dont les coordonnées figurent en principe sur l'étiquette, la fiche indiquant la marque de salubrité 11127004 mais aucun contact direct ;
- la fiche indique que, si le produit est toujours présent en rayon, vous pouvez le signaler sur SignalConso. Ce signalement ne vaut pas demande d'échange individuelle ;
- pour les symptômes, le médecin est le bon interlocuteur, et ses constatations vous serviront aussi en cas de litige ;
- vous pouvez aussi demander l'aide d'une association de consommateurs agréée, notamment si un dommage corporel est en cause.
Jurisprudence
Nous ne citons aucune décision de justice dans cet article. Nous préférons ne rien citer plutôt qu'une solution approximative ou une référence incertaine. Ce rappel étant très récent, nous ne pouvons pas dire s'il a donné lieu à une décision.
Ce que cet article ne couvre pas
Cet article présente un rappel signalé par une fiche officielle et les règles générales qui s'y rattachent, du point de vue du consommateur. Il ne porte pas sur la responsabilité pénale ou administrative des professionnels, sur les contrôles de l'administration, ni sur la santé, et il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier. Les informations sur le rappel proviennent de la fiche RappelConso n° 23879, consultée le 22 octobre 2026, et peuvent évoluer. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités, et son illustration est générée par intelligence artificielle.
Questions fréquentes
Voir aussi
Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.