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Rappel de moules de bouchot STG pour Escherichia coli, lot 14102026

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 23 octobre 2026

Rédigé par .

L'essentiel
  • Deux fiches RappelConso (n° 23874 du 20 octobre 2026 et n° 23898 du 21 octobre 2026) visent des moules de bouchot STG du lot 14102026, rappelées à la suite d'un résultat d'analyse non conforme avec un risque lié à Escherichia coli, la seconde pour des produits vendus au rayon poissonnerie traditionnelle de 13 magasins Carrefour. Les deux fiches demandent de ne plus consommer le produit et de le rapporter au point de vente, et indiquent un remboursement.
  • Dans le secteur alimentaire, le rappel est déclaré sur un site public (article L423-3 du Code de la consommation), un texte qui ne prévoit aucune compensation du consommateur, de sorte que ce remboursement annoncé est distinct de la garantie légale de conformité (articles L217-3 et L217-5) et de la responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et 1245-3 du Code civil), qui suppose un dommage, un défaut et un lien de causalité (article 1245-8).
  • En cas de refus, une réclamation écrite puis la médiation de la consommation gratuite restent ouvertes (articles L612-1 et L612-2), sans garantie de résultat.

Ce que disent les deux fiches RappelConso

En bref. RappelConso, le site officiel des rappels de produits, a publié le 20 et le 21 octobre 2026 deux fiches concernant des moules de bouchot STG, avec le même motif, un résultat d'analyse non conforme et un risque lié à Escherichia coli (E. coli). Nous ne reprenons ici que les éléments essentiels, chaque fiche seule faisant foi, et nous vous invitons à les ouvrir directement par les liens de la rubrique sources.

Fiche n° 23898 (référence 2026-10-0226), rappel du 21 octobre 2026.

  • le produit est constitué de moules de bouchot STG vendues en vrac au rayon poissonnerie traditionnelle, sous la marque Filière Qualité Carrefour, par le distributeur Carrefour ;
  • la fiche identifie le lot 14102026, qui correspond à une date de conditionnement, et la marque de salubrité FR 22.282.014 CE, qui figure sur l'étiquette du sac d'origine ;
  • la vente est indiquée du 14 au 16 octobre 2026, dans 13 magasins situés dans quatre régions, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, dont la fiche donne la liste (communes et départements) ;
  • la fiche précise que le produit doit être conservé au froid, et indique une compensation par remboursement ;
  • le rappel est présenté comme volontaire, sans arrêté préfectoral, et la fiche mentionne un numéro d'appel non surtaxé du service consommateurs, joignable du lundi au samedi de 9 h à 19 h.

Fiche n° 23874 (référence 2026-10-0202), rappel du 20 octobre 2026.

  • le produit est constitué de moules de bouchot STG (Mytilus edulis), en sacs blancs de 5 kg, 10 kg et 15 kg, mentionnés comme « TRAD » ;
  • la fiche identifie le même numéro de lot 14102026 et la date de conditionnement du 14 octobre 2026, avec une commercialisation indiquée le 14 octobre 2026 ;
  • la zone de vente est indiquée comme étant la France entière, et la fiche cite trois distributeurs, Les Viviers d'Armor Cancale, Mytilimer et Togie Distribution ;
  • la fiche porte la mention de l'EARL Batard-Denoual comme origine de la fiche, et un numéro de contact ;
  • le rappel est présenté comme volontaire, sans arrêté préfectoral, et la fiche indique une compensation par remboursement.

Nous n'avons aucune information propre sur les circonstances de ces rappels, et nous ne disons pas que les deux fiches ont la même origine, même si elles portent le même numéro de lot et la même date de conditionnement. Les fiches parlent d'un risque et d'un résultat d'analyse non conforme, et non d'un cas constaté chez un consommateur. Nous ne portons aucun jugement sur la responsabilité d'une entreprise, qui ne peut résulter que de la décision d'une autorité ou d'un juge. Les fiches peuvent être mises à jour.

Escherichia coli, ce que les fiches indiquent

En bref. Les fiches décrivent des symptômes de gastro-entérite pouvant apparaître dans les trois jours suivant la consommation et demandent de consulter un médecin. Nous ne sommes pas une source médicale et nous ne donnons aucun avis sur la santé de qui que ce soit.

Selon les fiches, la consommation du produit peut provoquer des gastro-entérites, marquées par des douleurs abdominales et des diarrhées. La fiche n° 23874 ajoute que les diarrhées peuvent être sanglantes, avec ou sans fièvre. Ces symptômes peuvent apparaître dans les trois jours suivant la consommation. Si vous avez consommé ce produit et que vous présentez de tels symptômes, les fiches demandent de consulter votre médecin en lui signalant cette consommation. Les fiches ne disent rien d'autre sur la conduite à tenir en l'absence de symptôme. Si vous avez un doute sur votre situation, parlez-en à un médecin ou à un professionnel de santé.

Nous avons déjà présenté d'autres rappels alimentaires, notamment celui d'une rillette pour botulisme, dont le cadre juridique général est le même et que nous ne répétons pas ici en entier.

Que faire si vous avez acheté ces moules

En bref. Comparez votre achat avec les fiches, puis suivez la consigne, qui est de ne plus consommer le produit, de le rapporter au point de vente et de le détruire. Avant de vous en séparer, conservez de quoi prouver votre achat.

  • repérez la date et le lieu de votre achat, puis comparez-les avec la période du 14 au 16 octobre 2026 et la liste des 13 magasins de la fiche n° 23898, ou avec les distributeurs et le lot de la fiche n° 23874 ;
  • la marque de salubrité de la fiche n° 23898 figure sur l'étiquette du sac d'origine, que vous n'avez pas forcément eu en main si vous avez acheté en vrac, de sorte que le ticket de caisse, daté et localisé, devient l'élément de repère le plus utile ;
  • si votre produit correspond, ne le consommez plus, conformément aux fiches ;
  • photographiez le produit et son emballage ou son étiquette s'il en reste, et conservez le ticket de caisse, la facture, le relevé de carte bancaire ou tout justificatif de l'achat ;
  • rapportez-le au point de vente, comme l'indiquent les fiches, ou contactez le service consommateurs dont la fiche donne les coordonnées, puis demandez si possible une confirmation écrite du remboursement ;
  • si vous avez déjà jeté le produit, le ticket ou le relevé de carte peuvent appuyer votre demande de remboursement, sans garantie que le point de vente l'accepte sans le produit ;
  • si vous l'avez déjà consommé, reportez-vous à la rubrique précédente et, au moindre doute, parlez-en à un médecin ;
  • à titre de suggestion propre à ce site, prévenez vos proches, notamment s'ils ont partagé le repas.

Les fiches ne précisent pas les modalités pratiques du remboursement, qui relèvent de l'entreprise et des points de vente, et nous ne les évoquons pas à leur place. Elles demandent de détruire le produit, ce qui suppose de conserver d'abord les photographies et les justificatifs utiles. Il est possible que, plusieurs jours après la période de vente indiquée, le produit ait déjà été consommé ou jeté.

Remboursement, preuve d'achat et garantie légale, ne pas tout confondre

En bref. La compensation est le remboursement que les fiches indiquent. L'article L423-3 du Code de la consommation ne prévoit aucune compensation, et la garantie légale de conformité est un autre régime, que les fiches ne mentionnent pas.

Le remboursement des fiches. Les deux fiches indiquent une compensation par remboursement. L'article L423-3 prévoit que, lorsque des mesures de retrait ou de rappel sont mises en œuvre, les opérateurs économiques établissent et maintiennent à jour un état chiffré des produits retirés ou rappelés, qu'ils tiennent à la disposition des agents habilités, et que ceux qui procèdent au rappel de denrées alimentaires en font la déclaration de façon dématérialisée sur un site internet dédié, mis à la disposition du public par l'administration. Il ne prévoit aucune compensation pour le consommateur, que nous présentons donc comme une mesure annoncée par les fiches et non comme un droit tiré de ce texte.

La preuve d'achat. Les fiches n'indiquent pas de justificatif exigé. Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen (article 1358 du Code civil), ce qui permet d'invoquer un ticket, un relevé de compte ou une confirmation de commande. Le point de vente peut toutefois demander un justificatif, d'où l'intérêt de la photographie prise avant de vous séparer du produit. Notre article sur le rappel d'une viande sans marque pour salmonelle détaille ce point de la preuve.

La garantie légale de conformité. Selon l'article L217-3, le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu'aux critères de l'article L217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci. Parmi ces critères, l'article L217-5, I, 6°, mentionne ce que le consommateur peut légitimement attendre, notamment en termes de sécurité, eu égard aux déclarations publiques faites par le vendeur ou par une personne en amont dans la chaîne de transactions, y compris sur l'étiquetage. Le consommateur peut exiger la mise en conformité du bien, en choisissant entre la réparation et le remplacement (article L217-9), et a droit à une réduction du prix ou à la résolution du contrat notamment lorsque le professionnel refuse toute mise en conformité (article L217-14). Lorsque le défaut de conformité est si grave qu'il justifie une réduction du prix ou une résolution immédiate, le consommateur n'est pas tenu de demander au préalable la réparation ou le remplacement (même article, deuxième alinéa), ce qui, pour une denrée fraîche rappelée, reste une question de faits et de juge. Ce régime pèse sur le vendeur et ne dépend pas d'un rappel. Comment il s'applique à une denrée fraîche concernée par un rappel dépend des faits et, en cas de litige, du juge, et nous ne le tranchons pas. Il ne doit pas être confondu avec le remboursement annoncé par les fiches. La garantie légale de conformité et la médiation de la consommation visent les consommateurs. Si vous avez acheté ces moules pour votre activité professionnelle, ces régimes peuvent ne pas s'appliquer, et les fiches indiquent seulement un remboursement. Notre article sur la garantie légale de conformité présente ce régime plus en détail.

Un rappel volontaire prouve-t-il une faute du professionnel ?

En bref. Un rappel signale une démarche engagée, il ne prouve ni une faute ni un défaut.

Les denrées alimentaires relèvent de règles de sécurité propres, que cet article ne détaille pas. Un rappel volontaire est une mesure décrite par les fiches. Il ne prouve ni une faute ni un défaut, et seule une autorité ou un juge peut en décider. Cet article ne généralise rien à d'autres produits de la mer ni à d'autres producteurs.

Si vous avez été malade, la responsabilité du fait des produits défectueux

En bref. Ce régime du Code civil suppose un dommage causé par un défaut, que le demandeur doit prouver. Un rappel ne prouve pas à lui seul un défaut.

Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime (article 1245 du Code civil). Un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en tenant compte de toutes les circonstances et notamment de sa présentation, de l'usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation (article 1245-3). Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage (article 1245-8). Si le producteur ne peut être identifié, par exemple pour un produit acheté en vrac, le vendeur ou tout autre fournisseur professionnel est responsable dans les mêmes conditions, à moins qu'il ne désigne son propre fournisseur ou le producteur dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la demande de la victime lui a été notifiée (article 1245-6). Établir le lien entre un aliment précis et une gastro-entérite peut être difficile, ce qui rend utile de conserver la photographie du produit, la preuve d'achat et les pièces médicales, notamment la consultation qui mentionne la consommation. L'action en réparation se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16). Si vous n'avez subi aucun dommage, ce régime n'a pas d'objet. Un professionnel du droit peut seul apprécier votre situation, sans garantie de résultat.

Signaler, réclamer et saisir un médiateur

En bref. Commencez par une réclamation écrite au point de vente ou à l'entreprise. La médiation de la consommation est gratuite et doit être saisie dans l'année suivant cette réclamation.

  • adressez une réclamation écrite, par courriel ou par lettre recommandée, au point de vente ou à l'entreprise, avec la photographie, la preuve d'achat et la référence de la fiche. Notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée explique comment la rédiger ;
  • si le refus persiste, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation, et le professionnel garantit le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1). Le médiateur ne peut toutefois examiner le litige si vous n'avez pas justifié d'une tentative préalable de résolution par une réclamation écrite, ni si vous l'avez saisi plus d'un an après cette réclamation (article L612-2). Le professionnel doit vous communiquer les coordonnées du médiateur compétent lorsque le litige n'a pas pu être réglé par votre réclamation (article L616-1) ;
  • si vous avez acheté des moules ailleurs que dans les points de vente cités, adressez votre réclamation écrite à votre vendeur, qui pourra vous indiquer son fournisseur, ou à l'entreprise dont les coordonnées figurent sur la fiche ;
  • si le produit est encore proposé à la vente, vous pouvez le signaler sur SignalConso. Ce signalement ne vaut pas demande de remboursement individuelle ;
  • pour les symptômes, le médecin est le bon interlocuteur, et ses constatations vous serviront aussi en cas de litige ;
  • vous pouvez aussi demander l'aide d'une association de consommateurs agréée, notamment si un dommage corporel est en cause.

Jurisprudence

Nous ne citons aucune décision de justice dans cet article. Nous préférons ne rien citer plutôt qu'une solution approximative ou une référence incertaine. Ces rappels étant très récents, nous ne pouvons pas dire s'ils ont donné lieu à une décision.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article présente des rappels signalés par des fiches officielles et les règles générales qui s'y rattachent, du point de vue du consommateur. Il ne porte pas sur la responsabilité pénale ou administrative des professionnels, sur les contrôles de l'administration, ni sur les conseils médicaux, et il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier. Les informations sur les rappels proviennent des fiches RappelConso n° 23898 et n° 23874, consultées le 23 octobre 2026, et peuvent évoluer. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités, et son illustration est générée par intelligence artificielle.

Questions fréquentes

Quels produits sont concernés par ces rappels ? La fiche RappelConso n° 23898 vise des moules de bouchot STG vendues en vrac au rayon poissonnerie traditionnelle sous la marque Filière Qualité Carrefour, lot 14102026, du 14 au 16 octobre 2026 dans 13 magasins. La fiche n° 23874 vise des moules de bouchot STG en sacs de 5, 10 et 15 kg, même lot, vendues en France entière selon la fiche. Comparez votre achat avec les fiches, qui seules font foi.
Quel est le motif du rappel et que demandent les fiches ? Les deux fiches indiquent un résultat d'analyse non conforme, avec un risque lié à Escherichia coli. Elles demandent de ne plus consommer le produit, de le rapporter au point de vente et de le détruire, et indiquent un remboursement.
Le rappel donne-t-il droit à un remboursement ? Les fiches indiquent un remboursement. L'article L423-3 du Code de la consommation prévoit la déclaration du rappel sur un site public, mais ne prévoit aucune compensation du consommateur. Conservez votre preuve d'achat, qui peut être apportée par tout moyen (article 1358 du Code civil).
J'ai mangé ces moules, que dois-je faire ? Les fiches indiquent que des gastro-entérites, avec douleurs abdominales et diarrhées, peuvent apparaître dans les trois jours suivant la consommation, et demandent de consulter un médecin en lui signalant la consommation. Nous ne donnons aucun avis médical, parlez-en à un médecin en cas de doute.
Je n'ai plus le sac d'origine, comment savoir si mon achat est concerné ? La fiche n° 23898 précise que la marque de salubrité figure sur l'étiquette du sac d'origine, que vous n'avez pas forcément eu en main pour un achat en vrac. Le ticket de caisse, qui indique la date et le magasin, permet de comparer avec la période du 14 au 16 octobre 2026 et la liste des magasins de la fiche.
Que faire si le point de vente refuse le remboursement ? Adressez une réclamation écrite au point de vente ou à l'entreprise, avec la preuve d'achat, la photographie du produit et la référence de la fiche. En cas de refus, vous pouvez saisir gratuitement un médiateur de la consommation, dans l'année qui suit cette réclamation (articles L612-1 et L612-2).

Voir aussi

Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.