Rappel des noix de Saint-Jacques Celtarmor pour Listeria monocytogenes
Rédigé par Julien Mercier.
- La fiche RappelConso n° 23914 (référence 2026-10-0242, publiée le 23 octobre 2026) présente le rappel volontaire des noix de Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc Label Rouge de la marque Celtarmor, pour la présence de Listeria monocytogenes, et demande de ne plus consommer le produit et de le détruire ou de se le faire rembourser.
- Dans le secteur alimentaire, le rappel est déclaré sur un site public (article L423-3 du Code de la consommation), un texte qui ne prévoit aucune compensation du consommateur, de sorte que le remboursement annoncé par la fiche est distinct de la garantie légale de conformité (articles L217-3 et L217-5) et de la responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et 1245-3 du Code civil), qui suppose un dommage, un défaut et un lien de causalité (article 1245-8).
- En cas de refus, une réclamation écrite puis la médiation de la consommation gratuite restent ouvertes (articles L612-1 et L612-2), sans garantie de résultat.
Ce que dit la fiche RappelConso sur les noix de Saint-Jacques Celtarmor
En bref. RappelConso, le site officiel des rappels de produits, a publié le 23 octobre 2026 une fiche concernant des noix de Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc Label Rouge de la marque Celtarmor, pour la présence de Listeria monocytogenes. Nous ne reprenons ici que l'essentiel, la fiche seule faisant foi, et nous vous invitons à l'ouvrir directement par le lien de la rubrique sources.
Fiche n° 23914 (référence 2026-10-0242, version 1), publiée le 23 octobre 2026.
- le produit est classé dans les produits de la pêche et d'aquaculture, sous la marque Celtarmor, en barquettes de 200 g, 400 g et 1 kg, à conserver au réfrigérateur ;
- la fiche donne trois codes GTIN (3563243012829, 3563243012621 et 3563243014625) et, pour chacun, un lot et une date limite de consommation au 22 octobre 2026 ;
- la commercialisation est indiquée du 16 au 22 octobre 2026, sur la France entière, par les distributeurs Leclerc, Intermarché et Carrefour, la liste détaillée figurant dans un document joint à la fiche ;
- la marque de salubrité indiquée est 22.325.003.UE ;
- le motif est la présence de Listeria monocytogenes, avec un risque de listériose ;
- le rappel est présenté comme volontaire, sans arrêté préfectoral, et la fiche indique une compensation par remboursement ainsi qu'un numéro de contact, le 02 96 70 98 41.
Nous n'avons aucune information propre sur les circonstances de ce rappel. La fiche parle d'un risque et non d'un cas constaté chez un consommateur. Nous ne portons aucun jugement sur la responsabilité d'une entreprise, qui ne peut résulter que de la décision d'une autorité ou d'un juge. La fiche peut être mise à jour.
Deux autres fiches publiées le même jour
En bref. Deux autres fiches du 23 octobre 2026 concernent des produits à base de noix de Saint-Jacques, avec le même motif. Elles sont distinctes de la fiche n° 23914 et chacune se lit séparément.
La fiche n° 23922 (référence 2026-10-0249) vise une blanquette de Saint-Jacques de la marque SK, en barquette noire de poids variable, vendue par un magasin E.Leclerc du Relecq-Kerhuon. Selon le motif rédigé par le magasin à l'origine de cette fiche, la présence de Listeria monocytogenes aurait été détectée dans les noix de Saint-Jacques de son fournisseur Celtarmor. La fiche n° 23923 (référence 2026-10-0250) vise des noix de Saint-Jacques fraîches de la Baie de Saint-Brieuc, sans corail, en barquette de 200 g, de la marque Filière Qualité Carrefour, pour la présence de Listeria monocytogenes. À la date de consultation, seule la fiche n° 23922 cite Celtarmor, et nous ne disons rien d'un éventuel lien entre la fiche n° 23923 et la fiche n° 23914.
Listeria monocytogenes, ce que la fiche indique
En bref. La fiche décrit des symptômes à surveiller et demande de consulter un médecin en lui signalant la consommation. Nous ne sommes pas une source médicale et nous ne donnons aucun avis sur la santé de qui que ce soit.
Selon la fiche, la consommation du produit peut provoquer une listériose. Elle invite à surveiller une fièvre, éventuellement accompagnée de maux de tête et de courbatures, et à consulter un médecin en lui signalant cette consommation. Elle précise que le délai d'incubation peut aller jusqu'à huit semaines et que les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées doivent être particulièrement attentives. Si vous avez un doute sur votre situation, parlez-en à un médecin ou à un professionnel de santé. Nous avons déjà présenté d'autres rappels alimentaires, notamment celui de moules de bouchot pour Escherichia coli, dont le cadre juridique général est le même et que nous ne répétons pas ici en entier.
Que faire si vous avez acheté ces noix de Saint-Jacques
En bref. Comparez votre achat avec la fiche, puis suivez sa consigne, qui est de ne plus consommer le produit et de le détruire ou de vous le faire rembourser. Avant de vous en séparer, conservez de quoi prouver votre achat.
- repérez la date et le lieu de votre achat, puis comparez-les avec la période du 16 au 22 octobre 2026, les conditionnements, les codes GTIN, le lot et la date limite de consommation du 22 octobre 2026 de la fiche ;
- si votre produit correspond, ne le consommez plus, conformément à la fiche, dont la date limite de consommation est déjà passée à la date de rédaction de cet article ;
- photographiez le produit et son emballage ou son étiquette s'il en reste, et conservez le ticket de caisse, la facture, le relevé de carte bancaire ou tout justificatif de l'achat ;
- contactez le point de vente ou le numéro indiqué par la fiche pour demander le remboursement, puis demandez si possible une confirmation écrite ;
- si vous avez déjà jeté le produit, le ticket, le relevé de carte ou l'historique d'une commande en ligne peuvent appuyer votre demande, sans garantie que le point de vente l'accepte sans le produit, et vous pouvez lui demander de motiver un refus par écrit, simple conseil pratique utile à une réclamation ;
- si vous l'avez déjà consommé, reportez-vous à la rubrique précédente et, au moindre doute, parlez-en à un médecin ;
- à titre de suggestion propre à ce site, prévenez vos proches, notamment s'ils ont partagé le repas.
La fiche ne précise pas les modalités pratiques du remboursement, qui relèvent de l'entreprise et des points de vente, et nous ne les décrivons pas à sa place. La fiche demande de détruire le produit, ce qui suppose de conserver d'abord les photographies et les justificatifs utiles.
Remboursement, preuve d'achat et garantie légale, ne pas tout confondre
En bref. La compensation est le remboursement que la fiche indique. L'article L423-3 du Code de la consommation ne prévoit aucune compensation, et la garantie légale de conformité est un autre régime, que la fiche ne mentionne pas.
Le remboursement de la fiche. La fiche indique une compensation par remboursement. L'article L423-3 prévoit que, lorsque des mesures de retrait ou de rappel sont mises en œuvre, les producteurs et les distributeurs du secteur alimentaire établissent et maintiennent à jour un état chiffré des produits retirés ou rappelés, qu'ils tiennent à la disposition des agents habilités, et que les opérateurs économiques qui procèdent au rappel de denrées alimentaires en font la déclaration de façon dématérialisée sur un site internet dédié, mis à la disposition du public par l'administration. Il ne prévoit aucune compensation pour le consommateur, que nous présentons donc comme une mesure annoncée par la fiche et non comme un droit tiré de ce texte.
La preuve d'achat. La fiche n'indique pas de justificatif exigé dans ce que nous en reprenons. Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen (article 1358 du Code civil), ce qui permet d'invoquer un ticket, un relevé de compte ou une confirmation de commande. Le point de vente peut toutefois demander un justificatif, d'où l'intérêt de la photographie prise avant de vous séparer du produit. Notre article sur le rappel d'une viande sans marque pour salmonelle détaille ce point de la preuve.
La garantie légale de conformité. Selon l'article L217-3, le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu'aux critères de l'article L217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci. Parmi ces critères, l'article L217-5, I, 6°, mentionne la quantité, la qualité et les autres caractéristiques, y compris en termes de sécurité, que le consommateur peut légitimement attendre pour des biens de même type, eu égard notamment aux déclarations publiques faites par le vendeur ou par une personne en amont dans la chaîne de transactions, y compris sur l'étiquetage. Le consommateur est en droit d'exiger la mise en conformité du bien, en choisissant entre la réparation et le remplacement (article L217-9), sauf si le vendeur démontre que ce choix est impossible ou entraîne des coûts disproportionnés, auquel cas il peut ne pas y procéder et doit motiver son refus par écrit ou sur support durable (article L217-12). Le consommateur a droit à une réduction du prix ou à la résolution du contrat lorsque le professionnel refuse toute mise en conformité, et dans les autres cas que l'article L217-14 énumère. Lorsque le défaut de conformité est si grave qu'il justifie une réduction du prix ou une résolution immédiate, le consommateur n'est pas tenu de demander au préalable la réparation ou le remplacement (même article), ce qui, pour une denrée fraîche rappelée, reste une question de faits et de juge. Ce régime pèse sur le vendeur, donc sur le point de vente où vous avez acheté et non sur le producteur, et il ne dépend pas d'un rappel. Il ne doit pas être confondu avec le remboursement annoncé par la fiche. Notre article sur la garantie légale de conformité présente ce régime plus en détail.
Un rappel volontaire prouve-t-il une faute du professionnel ?
En bref. Un rappel signale une démarche engagée, il ne prouve ni une faute ni un défaut.
Les denrées alimentaires relèvent de règles de sécurité propres, que cet article ne détaille pas. Un rappel volontaire est une mesure décrite par la fiche. Il ne prouve ni une faute ni un défaut, et seule une autorité ou un juge peut en décider. Cet article ne généralise rien à d'autres produits de la mer ni à d'autres producteurs.
Si vous avez été malade, la responsabilité du fait des produits défectueux
En bref. Ce régime du Code civil suppose un dommage causé par un défaut, que le demandeur doit prouver. Un rappel ne prouve pas à lui seul un défaut.
Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime (article 1245 du Code civil). Un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en tenant compte de toutes les circonstances et notamment de sa présentation, de l'usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation (article 1245-3). Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage (article 1245-8). Établir le lien entre un aliment précis et une maladie peut être difficile, ce qui rend utile de conserver la photographie du produit, la preuve d'achat et les pièces médicales, notamment la consultation qui mentionne la consommation. L'action en réparation se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16). Le producteur est responsable de plein droit, à moins qu'il ne prouve l'un des cas prévus à l'article 1245-10, par exemple que le défaut n'existait pas au moment où il a mis le produit en circulation ou qu'il est né postérieurement. Si vous n'avez subi aucun dommage, ce régime n'a pas d'objet. Nous ne pouvons pas apprécier votre situation individuelle, qui dépend de faits que seul un juge peut trancher, sans garantie de résultat.
Signaler, réclamer et saisir un médiateur
En bref. Commencez par une réclamation écrite au point de vente ou à l'entreprise. La médiation de la consommation est gratuite et doit être saisie dans l'année suivant cette réclamation.
- adressez une réclamation écrite, par courriel ou par lettre recommandée, au point de vente ou à l'entreprise, avec la photographie, la preuve d'achat et la référence de la fiche. Notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée explique comment la rédiger ;
- si le refus persiste, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation, et le professionnel garantit le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1). Le médiateur ne peut toutefois examiner le litige si vous n'avez pas justifié d'une tentative préalable de résolution par une réclamation écrite, ni si vous l'avez saisi plus d'un an après cette réclamation (article L612-2). Le professionnel doit vous communiquer les coordonnées du médiateur compétent lorsque le litige n'a pas pu être réglé par votre réclamation (article L616-1) ;
- si le produit est encore proposé à la vente, vous pouvez le signaler sur SignalConso, comme le suggère la fiche. Ce signalement ne vaut pas demande de remboursement individuelle ;
- un conciliateur de justice peut aussi être saisi gratuitement pour tenter de régler le litige à l'amiable, sans garantie de résultat, et le tribunal reste la dernière étape si aucune solution n'est trouvée ;
- pour les symptômes, le médecin est le bon interlocuteur, et ses constatations vous serviront aussi en cas de litige ;
- vous pouvez aussi demander l'aide d'une association de consommateurs agréée, notamment si un dommage corporel est en cause.
Jurisprudence
Nous ne citons aucune décision de justice dans cet article. Nous préférons ne rien citer plutôt qu'une solution approximative ou une référence incertaine. Ce rappel étant très récent, nous ne pouvons pas dire s'il a donné lieu à une décision.
Ce que cet article ne couvre pas
Cet article présente un rappel signalé par une fiche officielle et les règles générales qui s'y rattachent, du point de vue du consommateur. Il ne porte pas sur la responsabilité pénale ou administrative des professionnels, sur les contrôles de l'administration, ni sur les conseils médicaux, et il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier. Les informations sur le rappel proviennent de la fiche RappelConso n° 23914, consultée le 24 octobre 2026, et peuvent évoluer. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités.
Questions fréquentes
Voir aussi
Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.