Rappel du chouchou lumineux B&M, accès aux piles, vos droits
Rédigé par Julien Mercier.
- La fiche RappelConso n° 23920 (référence 2026-10-0247, publiée le 26 octobre 2026) présente le rappel volontaire du chouchou lumineux de la marque B&M (modèle 528597, tous les lots), commercialisé en France du 1er juillet au 21 octobre 2026 par B&M France, parce que les piles sont accessibles et qu'un enfant risque de les ingérer, avec un risque de suffocation et de brûlures. Elle demande d'arrêter d'utiliser le produit et de le rapporter au point de vente, et propose un remboursement.
- Le rappel est déclaré sur un site public (article L423-3 du Code de la consommation). Le remboursement annoncé par la fiche est une mesure de l'entreprise, distincte de la garantie légale de conformité (articles L217-3, L217-5 et L217-9) et de la responsabilité du fait des produits défectueux (articles 1245 et 1245-3 du Code civil), qui suppose un dommage, un défaut et un lien de causalité (article 1245-8).
- En cas de difficulté, une réclamation écrite puis la médiation de la consommation gratuite restent ouvertes (articles L612-1 et L612-2), sans garantie de résultat.
Ce que dit la fiche RappelConso sur le chouchou lumineux B&M
En bref. RappelConso, le site officiel des rappels de produits, a publié le 26 octobre 2026 une fiche concernant le chouchou lumineux de la marque B&M, dont les piles sont accessibles. Nous ne reprenons ici que l'essentiel, la fiche seule faisant foi, et nous vous invitons à l'ouvrir directement par le lien de la rubrique sources.
Fiche n° 23920 (référence 2026-10-0247, version 1), publiée le 26 octobre 2026.
- le produit est classé dans la catégorie des articles pour enfants et de puériculture, sous la marque B&M, et la fiche vise le chouchou lumineux, modèle 528597, tous les lots, code GTIN 3610141580810 ;
- la commercialisation est indiquée du 1er juillet 2026 au 21 octobre 2026, sur la France entière, par le distributeur B&M France ;
- le motif indiqué est l'accessibilité des piles, avec un risque d'ingestion par un enfant ;
- les risques indiqués sont la suffocation et les brûlures ;
- le rappel est présenté comme volontaire, sans arrêté préfectoral, et la fiche indique un remboursement, ainsi qu'un numéro de contact que nous ne recopions pas et que vous trouverez sur la fiche.
La fiche décrit un risque et ne mentionne, à notre connaissance, aucun accident. Nous n'avons aucune information propre sur les circonstances de ce rappel et nous ne portons aucun jugement sur la responsabilité d'une entreprise, dont la constatation relève, en cas de contestation, d'une autorité ou d'un juge. La fiche peut être mise à jour.
Que faire si vous avez acheté ce chouchou lumineux
En bref. Comparez votre achat avec la fiche, puis suivez sa consigne, qui est d'arrêter d'utiliser le produit et de le rapporter au point de vente. À titre de précaution, et sans que la fiche le demande, nous vous suggérons de conserver de quoi prouver votre achat avant de vous en séparer.
- repérez la référence 528597 ou le code GTIN sur l'emballage ou sur le produit, ainsi que la date et le lieu de votre achat, puis comparez-les avec la fiche, qui seule fait foi ;
- si votre achat correspond, cessez d'utiliser le produit, conformément à la fiche, et rapportez-le au point de vente où vous l'avez acheté ;
- photographiez le produit et son emballage avant de le rapporter, et conservez le ticket de caisse, le relevé de carte bancaire ou tout justificatif de l'achat ;
- demandez au magasin les modalités du remboursement et, si possible, une confirmation écrite, puis notez la date de votre démarche ;
- si vous avez perdu votre justificatif, un relevé de carte ou un compte client peuvent appuyer votre demande, sans garantie que le point de vente l'accepte.
La fiche ne détaille pas les pièces à présenter pour obtenir le remboursement, et nous ne les décrivons pas à sa place. Elle ne comporte pas non plus de conseil sur le rangement des piles ni sur la conduite à tenir après une ingestion. Nous ne sommes pas une source médicale et nous ne complétons pas la consigne de la fiche. En cas de doute sur la santé d'un enfant, un professionnel de santé est l'interlocuteur adapté, et en cas d'urgence il convient de contacter sans attendre les services de secours.
Remboursement annoncé et garantie légale de conformité, deux régimes distincts
En bref. Le remboursement indiqué par la fiche est une mesure annoncée par l'entreprise. L'article L423-3 du Code de la consommation ne prévoit aucune compensation, et la garantie légale de conformité est un autre régime, que la fiche ne mentionne pas.
Le remboursement de la fiche. La fiche indique un remboursement. L'article L423-3 prévoit que, lorsque des mesures de retrait ou de rappel sont mises en œuvre, les opérateurs économiques établissent et maintiennent à jour un état chiffré des produits retirés ou rappelés, qu'ils tiennent à la disposition des agents habilités, et que ceux qui procèdent au rappel de produits en font la déclaration de façon dématérialisée sur un site internet dédié, mis à la disposition du public par l'administration. Il ne prévoit aucune compensation pour le consommateur, que nous présentons donc comme une mesure annoncée par la fiche et non comme un droit tiré de ce texte.
La garantie légale de conformité. Elle s'applique aux contrats de vente de biens meubles corporels entre un vendeur professionnel, ou toute personne se présentant ou se comportant comme tel, et un acheteur agissant en qualité de consommateur (article L217-1), et elle ne vise donc pas un achat auprès d'un particulier. Selon l'article L217-3, le vendeur délivre un bien conforme au contrat ainsi qu'aux critères de l'article L217-5, et il répond des défauts de conformité existant au moment de la délivrance du bien qui apparaissent dans un délai de deux ans à compter de celle-ci. Parmi ces critères, l'article L217-5, I, 1°, vise l'aptitude à l'usage habituellement attendu d'un bien de même type, et le 6° mentionne la quantité, la qualité et les autres caractéristiques, y compris en termes de durabilité, de fonctionnalité, de compatibilité et de sécurité, que le consommateur peut légitimement attendre pour des biens de même type. Le produit ayant été commercialisé à partir du 1er juillet 2026, un achat effectué à partir de cette date se situe en principe dans ce délai de deux ans, sous réserve que les conditions de la garantie soient réunies, délai qui court à compter de la délivrance du bien, au moins jusqu'au 1er juillet 2028. Pendant les vingt-quatre mois qui suivent la délivrance, un défaut de conformité est, sauf preuve contraire, présumé exister au moment de la délivrance, à moins que cette présomption ne soit incompatible avec la nature du bien ou du défaut invoqué (article L217-7).
Le consommateur est en droit d'exiger la mise en conformité du bien, en choisissant entre la réparation et le remplacement, et en mettant le bien à la disposition du vendeur (article L217-9). La mise en conformité a lieu dans un délai raisonnable qui ne peut être supérieur à trente jours suivant la demande, sans inconvénient majeur pour le consommateur, et elle inclut, s'il y a lieu, l'enlèvement et la reprise du bien (article L217-10). Elle a lieu sans aucun frais pour le consommateur (article L217-11). Le vendeur peut ne pas procéder selon le choix du consommateur si la mise en conformité sollicitée est impossible ou entraîne des coûts disproportionnés, et tout refus est alors motivé par écrit (article L217-12). Le consommateur a droit à une réduction du prix ou à la résolution du contrat dans les cas prévus par l'article L217-14, notamment lorsque le professionnel refuse toute mise en conformité. Savoir si l'accessibilité des piles d'un produit rappelé constitue un défaut de conformité au sens de ces textes est une question de faits, qui peut donner lieu à discussion avec le vendeur et, en cas de désaccord, être tranchée par un juge. Ce régime pèse sur le vendeur, c'est-à-dire l'entité qui vous a vendu le produit, et il ne dépend pas d'un rappel. Un remboursement obtenu au titre du rappel ne vous empêche pas d'examiner, si vous le souhaitez, ce que ces textes prévoient dans votre situation.
Notre article sur la garantie légale de conformité détaille ce régime.
Un rappel volontaire prouve-t-il une faute du professionnel ?
En bref. Un rappel signale une démarche engagée, il ne suffit pas à lui seul à établir une faute ou un défaut.
Un rappel volontaire est une mesure décrite par la fiche. Il ne suffit pas à lui seul à établir une faute ou un défaut, et c'est au demandeur de prouver le défaut s'il engage la responsabilité du producteur (article 1245-8). Le Code civil juge défectueux un produit qui n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en tenant compte de toutes les circonstances, notamment de la présentation du produit, de l'usage qui peut en être raisonnablement attendu et du moment de sa mise en circulation (article 1245-3), et cette appréciation relève des faits de chaque dossier. Cet article ne généralise rien à d'autres produits B&M ni à d'autres articles lumineux.
Si un dommage est survenu, la responsabilité du fait des produits défectueux
En bref. Ce régime du Code civil suppose un dommage causé par un défaut, que le demandeur doit prouver. Un rappel ne prouve pas à lui seul un défaut.
Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime (article 1245 du Code civil). Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le dommage (article 1245-8). L'article 1245-5 définit le producteur comme, lorsqu'il agit à titre professionnel, le fabricant d'un produit fini, le producteur d'une matière première ou le fabricant d'une partie composante, et il assimile à un producteur toute personne agissant à titre professionnel qui se présente comme tel en apposant sur le produit son nom, sa marque ou un autre signe distinctif, ou qui importe un produit dans la Communauté européenne en vue d'une vente, d'une location ou de toute autre forme de distribution. Si le producteur ne peut être identifié, le vendeur ou tout autre fournisseur professionnel est responsable du défaut de sécurité du produit, dans les mêmes conditions que le producteur, à moins qu'il ne désigne son propre fournisseur ou le producteur dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la demande de la victime lui a été notifiée (article 1245-6). La fiche ne désigne aucun producteur, et nous n'en désignons pas non plus, la question de savoir qui a cette qualité relevant des faits de chaque dossier.
Après un incident, il peut être utile de conserver le produit, les photographies, la preuve d'achat et les pièces médicales, sans nous prononcer sur ce qui suffirait à établir un défaut. L'action en réparation se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l'identité du producteur (article 1245-16), et la responsabilité du producteur est éteinte dix ans après la mise en circulation du produit qui a causé le dommage, sauf faute du producteur ou action en justice engagée pendant cette période (article 1245-15). Si aucun dommage n'est survenu, ce régime n'a pas d'objet. Nous ne pouvons pas apprécier votre situation individuelle, qui dépend de faits que seul un juge peut trancher, sans garantie de résultat.
Réclamer et saisir un médiateur
En bref. Commencez par une réclamation écrite au magasin ou à l'entreprise. La médiation de la consommation est gratuite et doit être saisie dans l'année suivant cette réclamation.
- adressez une réclamation écrite, par courriel ou par lettre recommandée, au magasin ou à l'entreprise, avec la photographie, la preuve d'achat et la référence de la fiche. Notre article sur la mise en demeure par lettre recommandée explique comment la rédiger ;
- si le refus persiste, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation, et le professionnel garantit le recours effectif à un dispositif de médiation (article L612-1) ;
- le médiateur ne peut toutefois examiner le litige si vous ne justifiez pas avoir tenté au préalable de le résoudre par une réclamation écrite (1° de l'article L612-2), si la demande est manifestement infondée ou abusive (2°), si le litige a déjà été examiné ou est en cours d'examen par un autre médiateur ou par un tribunal (3°), si vous l'avez saisi plus d'un an après votre réclamation écrite (4°), ou si le litige n'entre pas dans son champ de compétence (5°) ;
- vous pouvez aussi demander l'aide d'une association de consommateurs agréée, notamment si un dommage est en cause.
Jurisprudence
Nous ne citons aucune décision de justice dans cet article. Nous préférons ne rien citer plutôt qu'une solution approximative ou une référence incertaine. Ce rappel étant très récent, nous ne pouvons pas dire s'il a donné lieu à une décision.
Ce que cet article ne couvre pas
Cet article présente un rappel signalé par une fiche officielle et les règles générales qui s'y rattachent, du point de vue du consommateur. Il ne porte pas sur la responsabilité pénale ou administrative des professionnels, sur les obligations de sécurité qui pèsent sur les opérateurs économiques, sur les contrôles de l'administration, ni sur les conseils techniques ou médicaux, et il ne dit rien de la situation d'une personne en particulier. Les informations sur le rappel proviennent de la fiche RappelConso n° 23920, consultée le 27 octobre 2026, et peuvent évoluer. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des textes cités.
Questions fréquentes
Voir aussi
Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.