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Le DPE pour un meublé touristique, obligations et sanctions

Mis à jour septembre 2026 Textes vérifiés le 23 septembre 2026

Rédigé par Sophie Lambert, rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.

Image générée par IA, une main tient un document imprimé avec une échelle colorée de A à G à côté d'un trousseau de clés posé sur un plan de travail.
L'essentiel
  • Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, est un document qui indique la quantité d'énergie consommée ou estimée d'un logement et le classe, de A à G, par comparaison à des valeurs de référence (articles L. 126-26 et L. 173-1-1 du Code de la construction et de l'habitation). Lorsqu'un logement, y compris un meublé touristique, est offert à la vente ou à la location, le propriétaire doit tenir ce diagnostic à la disposition de tout candidat acquéreur ou locataire (article L. 126-28).
  • Pour une location, le DPE est en principe joint au contrat lors de sa conclusion, à l'exception des baux ruraux et des contrats de location saisonnière, catégorie dont relève en pratique la location de courte durée d'un meublé touristique (article L. 126-29). Dans toutes les annonces, y compris sur une plateforme numérique, la classe énergétique doit néanmoins être mentionnée, sous peine d'une amende administrative pouvant atteindre 3 000 euros pour un particulier et 15 000 euros pour un professionnel personne morale (article L. 126-33).
  • Un objectif de performance distinct existe par ailleurs, à compter du 1er janvier 2028, pour que le niveau de performance des logements se situe entre les classes A et E, sous certaines exceptions (article L. 173-2). Le calendrier précis d'interdiction de location par classe, souvent cité pour les logements classés F ou G, n'a pas pu être retrouvé dans les textes consultés pour cette fiche et doit être vérifié auprès d'une source à jour avant toute affirmation chiffrée.

Le DPE, un document obligatoire même pour un meublé touristique

En bref. Le diagnostic de performance énergétique doit être tenu à la disposition de tout candidat locataire d'un meublé touristique, et la classe énergétique doit figurer dans l'annonce, même si le document n'est pas toujours joint au contrat lui-même.

Ce que dit le droit sur le DPE meublé touristique tient dans plusieurs obligations distinctes, qu'il convient de ne pas confondre. Le diagnostic de performance énergétique d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment est un document qui comporte la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée, exprimée en énergie primaire et finale, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre induites, pour une utilisation standardisée du logement (article L. 126-26 du Code de la construction et de l'habitation). Il est accompagné de recommandations destinées à améliorer ces performances.

Les bâtiments ou parties de bâtiment à usage d'habitation sont classés, par niveau de performance décroissant, de la classe A, extrêmement performante, à la classe G, extrêmement peu performante (article L. 173-1-1 du même code).

Le diagnostic doit être tenu à la disposition du locataire

Lorsqu'un immeuble est offert à la vente ou à la location, le propriétaire tient le diagnostic de performance énergétique à la disposition de tout candidat acquéreur ou locataire (article L. 126-28 du Code de la construction et de l'habitation). Cette obligation ne distingue pas selon la durée de la location, elle vise toute mise en location, y compris celle d'un meublé touristique pour un séjour court.

L'exception de la location saisonnière pour l'annexion au contrat

En cas de location de tout ou partie d'un bâtiment, le diagnostic de performance énergétique est en principe joint au contrat de location lors de sa conclusion, à l'exception des contrats de bail rural et des contrats de location saisonnière (article L. 126-29 du Code de la construction et de l'habitation). Le locataire ne peut pas se prévaloir, contre le bailleur, des recommandations qui accompagnent le diagnostic, celles-ci n'ayant qu'une valeur informative.

La location de courte durée d'un meublé touristique, réservée à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, relève en pratique de la location saisonnière au sens du Code du tourisme, qui traite d'ailleurs dans un même article l'offre de location saisonnière et l'offre de location d'un meublé de tourisme. Le DPE n'a donc pas nécessairement à être joint au contrat de réservation d'un meublé touristique, sans que cela ne dispense le loueur de le tenir à la disposition du candidat locataire ni de mentionner la classe énergétique dans l'annonce, comme indiqué ci-dessous. Pour la déclaration préalable et le numéro de déclaration propres au meublé de tourisme, voir l'article consacré à la location meublée courte durée.

L'obligation d'afficher la classe énergétique dans les annonces

En cas de vente ou de location d'un bien immobilier, le classement du bien au regard de sa performance énergétique et de ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu'une indication sur le montant des dépenses théoriques pour un logement, sont mentionnés dans les annonces relatives à la vente ou à la location, y compris celles diffusées sur une plateforme numérique (article L. 126-33, I, du Code de la construction et de l'habitation).

  • Manquement d'un professionnel. Il est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale (article L. 126-33, II).
  • Manquement d'un non-professionnel. Il est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros, après une mise en demeure de se conformer à l'obligation dans un délai fixé par l'autorité administrative (article L. 126-33, III).

L'objectif de performance à l'horizon 2028

Indépendamment de ces obligations d'affichage, un objectif de performance distinct est fixé par la loi. À compter du 1er janvier 2028, le niveau de performance des bâtiments ou parties de bâtiment à usage d'habitation, déterminé selon la méthode du diagnostic de performance énergétique, doit être compris entre les classes A et E (article L. 173-2, I, du Code de la construction et de l'habitation). Cette obligation ne s'applique pas aux bâtiments qui, en raison de contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, ne peuvent pas faire l'objet de travaux permettant d'atteindre ce niveau, ni à ceux pour lesquels le coût des travaux serait manifestement disproportionné par rapport à la valeur du bien. Une exception de calendrier, jusqu'au 1er janvier 2033, existe aussi pour certaines copropriétés en difficulté, énumérées par le texte (article L. 173-2, II).

Depuis le 1er janvier 2022, lorsqu'un bien à usage d'habitation ne respecte pas ce niveau de performance, cette obligation est déjà mentionnée dans les publicités et dans les actes de vente ou les baux qui le concernent. À compter du 1er janvier 2028, c'est le non-respect lui-même de l'obligation qui devra être mentionné dans ces mêmes documents (article L. 173-2, III).

Ce qui n'a pas pu être vérifié

Certains articles publiés sur d'autres sites, et l'ancienne version de cette page, évoquent une interdiction de louer un logement classé G depuis 2025 ou F à partir de 2028, dans le cadre du critère de décence du logement plutôt que dans celui de l'affichage énergétique présenté ci-dessus. Cette recherche n'a pas permis de retrouver, dans les textes du Code de la construction et de l'habitation et du Code de l'énergie consultés pour cette fiche, un article codifié énonçant un tel calendrier d'interdiction de location par classe avec des dates précises. Il est possible qu'un tel calendrier existe dans un décret non consolidé dans ces textes, ou dans le décret définissant la décence du logement pris en application de la loi du 6 juillet 1989, qui n'a pas pu être lu pour cette fiche. Avant de vous fier à une date précise d'interdiction de location pour un logement classé F ou G, vérifiez ce point auprès d'une source à jour, par exemple le site service-public.fr ou un professionnel du secteur.

Vos démarches

  • faites réaliser le diagnostic de performance énergétique de votre logement avant toute mise en location, meublé touristique compris ;
  • tenez-le à la disposition de tout candidat locataire qui vous le demande ;
  • mentionnez la classe énergétique et l'indication des dépenses théoriques dans chaque annonce, y compris sur une plateforme numérique ;
  • joignez le diagnostic au contrat de location lorsque celui-ci n'est pas un contrat de location saisonnière ;
  • avant de vous engager sur un calendrier ou une date d'interdiction de location liée à la classe énergétique, vérifiez l'information auprès d'une source à jour.

Questions fréquentes

Dois-je établir un DPE pour un meublé touristique loué quelques jours ? Oui. Lorsqu'un logement est offert à la vente ou à la location, le propriétaire doit tenir le diagnostic de performance énergétique à la disposition de tout candidat locataire, sans que cette obligation ne distingue selon la durée de la location (article L. 126-28 du Code de la construction et de l'habitation).
Le DPE doit-il être joint au contrat de réservation d'un meublé touristique ? Pas nécessairement. Le DPE est en principe joint au contrat de location lors de sa conclusion, sauf pour les baux ruraux et les contrats de location saisonnière, catégorie dont relève en pratique la location de courte durée d'un meublé touristique (article L. 126-29). Il doit néanmoins rester à la disposition du candidat locataire et figurer dans l'annonce.
Que doit indiquer l'annonce de mon meublé touristique sur le plan énergétique ? Le classement du bien au regard de sa performance énergétique et de ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu'une indication du montant des dépenses théoriques, doivent figurer dans l'annonce, y compris sur une plateforme numérique (article L. 126-33, I, du Code de la construction et de l'habitation).
Quelle amende en cas d'annonce sans classe énergétique ? Jusqu'à 3 000 euros pour un particulier ou une personne physique professionnelle, et jusqu'à 15 000 euros pour une personne morale professionnelle. Pour un non-professionnel, l'amende n'est prononcée qu'après une mise en demeure restée sans effet (article L. 126-33, II et III).
Existe-t-il une date à partir de laquelle un logement classé F ou G ne pourra plus être loué ? Cette fiche n'a pas permis de retrouver, dans les textes consultés, un article codifiant un calendrier précis d'interdiction de location par classe énergétique. Un objectif distinct impose que le niveau de performance des logements se situe entre les classes A et E à compter du 1er janvier 2028, sous certaines exceptions (article L. 173-2), mais ce texte ne formule pas une interdiction de louer par classe avec des dates étagées. Vérifiez ce point auprès d'une source à jour avant de vous y fier.
Le diagnostic de performance énergétique classe-t-il vraiment les logements de A à G ? Oui. Les bâtiments ou parties de bâtiment à usage d'habitation sont classés, par niveau de performance décroissant, de la classe A, extrêmement performante, à la classe G, extrêmement peu performante (article L. 173-1-1 du Code de la construction et de l'habitation).
Le locataire peut-il se retourner contre moi si les recommandations du DPE ne sont pas suivies ? Non. Le locataire ne peut pas se prévaloir, à l'encontre du bailleur, des recommandations qui accompagnent le diagnostic de performance énergétique, celles-ci n'ayant qu'une valeur informative (article L. 126-29 du Code de la construction et de l'habitation).
Cette obligation de performance à l'horizon 2028 s'applique-t-elle à tous les logements ? Des exceptions existent. L'objectif ne s'applique pas aux bâtiments qui, pour des raisons techniques, architecturales ou patrimoniales, ne peuvent pas atteindre ce niveau, ni à ceux dont le coût des travaux serait manifestement disproportionné par rapport à la valeur du bien. Une exception de calendrier, jusqu'en 2033, vise aussi certaines copropriétés en difficulté (article L. 173-2, I et II).

Voir aussi

Illustration générée par intelligence artificielle