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FAQ — Impôts et fiscalité

Questions fréquentes — Impôts et fiscalité

Chaque réponse renvoie vers l'article complet pour le détail et les sources.

Quel est le taux de la première tranche imposée du barème 11 %, pour la fraction de chaque part de revenu supérieure à 11 600 euros et inférieure ou égale à 29 579 euros. En dessous de 11 600 euros par part, aucun impôt n'est dû au titre de cette tranche (article 197 du Code général des impôts, dans sa version en vigueur en septembre 2026).
Quel est le taux maximal du barème de l'impôt sur le revenu 45 %, pour la fraction de chaque part de revenu supérieure à 181 917 euros (article 197, I, 1, dans sa version en vigueur en septembre 2026). Seule cette fraction est taxée à ce taux, pas l'ensemble du revenu.
Le barème s'applique-t-il au revenu total du foyer ou par part Le barème s'applique à chaque part de quotient familial, obtenue en divisant le revenu imposable du foyer fiscal par le nombre de parts, avant de multiplier l'impôt ainsi calculé par ce même nombre de parts (article 197, I).
Qu'est-ce que le taux moyen d'imposition Le rapport entre le montant total de l'impôt dû et l'ensemble du revenu imposable. Il est toujours inférieur au taux marginal dès qu'une tranche supérieure à la première est atteinte, et il figure sur l'avis d'imposition à côté du taux marginal (article 170 du Code général des impôts).
Le quotient familial permet-il de réduire l'impôt sans limite Non. La réduction d'impôt résultant du quotient familial est plafonnée, notamment à 1 807 euros par demi-part pour la généralité des contribuables, avec des plafonds différents dans certaines situations particulières (article 197, I, 2).
Le barème est-il le même chaque année Non. Les seuils et les taux du barème sont fixés par la loi de finances et peuvent être révisés chaque année. Les montants cités dans cet article sont ceux lus dans le texte de l'article 197 en vigueur en septembre 2026, à vérifier avant toute reprise pour une autre année.
Les contribuables d'outre-mer ont-ils un barème différent Le barème des tranches et des taux est le même, mais l'impôt qui en résulte est ensuite réduit de 30 % pour les contribuables domiciliés en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion, et de 40 % pour ceux domiciliés en Guyane et à Mayotte, dans des limites chiffrées par la loi (article 197, I, 3).
Qu'est-ce que la décote mentionnée à propos du barème Une réduction supplémentaire de l'impôt, dans la limite de son montant, calculée à partir d'une différence entre un montant fixe et un pourcentage de l'impôt lui-même, différente pour un contribuable célibataire, divorcé ou veuf et pour un contribuable soumis à imposition commune (article 197, I, 4).
Lire l'article complet (Barème de l'impôt sur le revenu, comment fonctionnent les tranches)
Qui doit payer la taxe foncière ? En principe le propriétaire du bien au 1er janvier de l'année d'imposition (article 1400 du Code général des impôts). Des règles particulières s'appliquent en cas d'usufruit, de bail emphytéotique, de bail à construction ou de fiducie, la taxe étant alors établie au nom de l'usufruitier, du preneur à bail ou du fiduciaire selon le cas (article 1400).
La taxe foncière est-elle due pour l'année entière en cas de vente en cours d'année ? La taxe foncière est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition (article 1415). C'est donc la situation au 1er janvier qui compte pour déterminer le redevable légal.
Comment le montant de la taxe foncière est-il calculé ? À partir de la valeur locative cadastrale du bien, sous déduction de 50 % de son montant pour frais de gestion, d'assurance, d'amortissement, d'entretien et de réparation (article 1388), puis par application d'un taux voté chaque année par la commune et l'intercommunalité (article 1636 B sexies).
Qui vote le taux de la taxe foncière ? Les conseils municipaux et les instances délibérantes des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, chaque année, dans des conditions et limites fixées par la loi (article 1636 B sexies).
Les titulaires de l'ASPA paient-ils la taxe foncière ? Non pour leur habitation principale. Les titulaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité en sont exonérés (article 1390).
Existe-t-il une exonération de taxe foncière pour les personnes âgées de plus de 75 ans ? Oui, sous condition de ressources appréciée selon un plafond fixé à l'article 1417, pour l'immeuble qu'elles habitent (article 1391). Les redevables de plus de 65 ans qui ne remplissent pas ces conditions peuvent bénéficier d'un dégrèvement d'office de 100 euros, sous une autre condition de ressources (article 1391 B).
Les logements neufs sont-ils exonérés de taxe foncière ? Les constructions neuves à usage d'habitation sont exonérées durant les deux années qui suivent leur achèvement, sauf si la commune a délibéré pour limiter cette exonération à un pourcentage compris entre 40 % et 90 % de la base imposable (article 1383).
Une rénovation énergétique peut-elle donner droit à une exonération de taxe foncière ? Oui, mais seulement si la commune ou l'intercommunalité l'a décidé par délibération. Le taux d'exonération est alors compris entre 50 % et 100 %, pour trois ans, sous conditions d'ancienneté du logement et de montant des dépenses (article 1383-0 B).
Lire l'article complet (Taxe foncière, calcul et exonérations)
Quelle est la date limite légale pour déclarer ses revenus ? La loi fixe une date de principe, le deuxième jour ouvré suivant le 1er avril, mais ce délai peut être prorogé chaque année par l'administration, selon un calendrier publié sur son site internet, sans dépasser le 1er juillet (article 175 du Code général des impôts).
Pourquoi cet article ne donne-t-il pas de date précise pour l'année en cours ? Parce que la loi elle-même ne fixe pas cette date, y compris pour les dates différentes selon le département de résidence. Elle renvoie ce choix, dans la limite du 1er juillet, à un calendrier publié chaque année par l'administration (article 175).
Que risque-t-on si on ne déclare pas dans les délais ? Une majoration de 10 % en l'absence de mise en demeure, de 40 % si la déclaration n'est toujours pas déposée trente jours après une mise en demeure, et de 80 % en cas de découverte d'une activité occulte (article 1728).
La majoration de 10 % s'applique-t-elle même sans mise en demeure ? Oui. Le taux de 10 % s'applique en l'absence de mise en demeure, ou lorsque la déclaration est déposée dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure (article 1728, a).
Qu'est-ce que l'intérêt de retard ? Un intérêt dû dès qu'une créance de nature fiscale n'a pas été acquittée dans le délai légal, à un taux de 0,20 % par mois. Pour l'impôt sur le revenu, son point de départ est en général le 1er juillet de l'année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est établie (article 1727).
L'intérêt de retard et la majoration se cumulent-ils ? L'intérêt de retard s'ajoute en principe aux sanctions prévues par le Code général des impôts, mais son décompte s'arrête, en cas de majoration pour défaut de déclaration, au dernier jour du mois de la proposition de rectification ou du dépôt tardif (article 1727).
Que se passe-t-il si mes revenus catégoriels ont aussi été déposés en retard ? Lorsque plusieurs déclarations sont concernées, les majorations de taux différents s'appliquent à l'impôt réparti proportionnellement aux revenus concernés par chaque manquement, sauf si le taux applicable à la déclaration d'ensemble est plus élevé, auquel cas il s'applique à la totalité de l'impôt (article 1728).
Comment faire sa déclaration de revenus ? La démarche elle-même, l'obligation de déclarer, la déclaration en ligne et la déclaration automatique, est présentée dans l'article consacré à la déclaration de revenus (article 170 et article 1649 quater B quinquies du Code général des impôts).
Lire l'article complet (Déclaration de revenus, délai et conséquences d'un retard)
Qui doit faire une déclaration de revenus ? Toute personne imposable à l'impôt sur le revenu doit souscrire et faire parvenir à l'administration une déclaration détaillée de ses revenus et bénéfices (article 170 du Code général des impôts). Si le contribuable n'est pas imposable sur l'ensemble de ses revenus, la déclaration se limite à ceux qui sont soumis à l'impôt (article 170).
Dois-je déclarer mes revenus en ligne ? Oui, si votre résidence principale est équipée d'un accès à internet. La déclaration prévue à l'article 170 et ses annexes sont alors souscrites par voie électronique (article 1649 quater B quinquies).
Que faire si je n'ai pas accès à internet ? Vous pouvez indiquer à l'administration que vous n'êtes pas en mesure de souscrire votre déclaration par voie électronique et utiliser un autre moyen. Les contribuables résidant dans des zones sans service mobile bénéficient en outre d'une dispense de l'obligation de télédéclaration (article 1649 quater B quinquies).
Qu'est-ce que la déclaration automatique ? C'est un mécanisme, aussi appelé déclaration tacite, par lequel le contribuable est réputé avoir souscrit sa déclaration lorsque l'administration lui a proposé un document préétabli, au plus tard un mois avant la date limite, et qu'il n'y a apporté aucun complément ni rectification (article 171).
Où se fait la déclaration en ligne ? Depuis l'espace particulier ouvert sur le site de l'administration fiscale, qui permet aussi de corriger sa déclaration avant la date limite et de suivre son avis d'imposition, dans le cadre de l'obligation de télédéclaration posée par le texte (article 1649 quater B quinquies).
Dois-je déclarer mes revenus si je ne suis pas imposable ? Oui dans certains cas, mais la déclaration se limite alors à l'indication des revenus ou bénéfices qui sont soumis à l'impôt sur le revenu (article 170).
Quelle est la date limite pour déclarer mes revenus ? La loi fixe une date de principe, le deuxième jour ouvré suivant le 1er avril, mais permet chaque année à l'administration de la reporter, par un calendrier publié sur son site internet, sans dépasser le 1er juillet (article 175). La date exacte applicable chaque année doit donc être vérifiée sur ce calendrier, voir l'article consacré au délai de déclaration.
Que risque-t-on en cas de retard de déclaration ? Une majoration de l'impôt dû, dont le taux varie selon la situation, ainsi qu'un intérêt de retard (article 1728 du Code général des impôts). Le détail des taux applicables figure dans l'article consacré au délai de déclaration des revenus.
Lire l'article complet (Faire sa déclaration de revenus, comment procéder)
Les revenus de location meublée sont-ils des revenus fonciers Non. Les bénéfices réalisés par les personnes qui donnent en location directe ou indirecte des locaux d'habitation meublés relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (article 35 du Code général des impôts), et non des revenus fonciers.
Quel est le seuil du régime micro-BIC pour une location meublée classique 83 600 euros de chiffre d'affaires hors taxes au titre de l'année civile précédente ou de la pénultième année, avec un abattement de 50 % (article 50-0 du Code général des impôts). Ce seuil est actualisé tous les trois ans, vérifiez le montant en vigueur au moment de votre déclaration.
Le seuil est-il différent pour un meublé de tourisme Oui, pour la location directe ou indirecte de meublés de tourisme non classés au sens du Code du tourisme, le seuil est de 15 000 euros, avec un abattement de 30 % (article 50-0). Ce seuil spécifique n'est pas concerné par l'actualisation triennale des autres seuils du régime micro-BIC.
Les seuils du micro-BIC sont-ils révisés chaque année Non. Le texte lu précise que ces seuils, à l'exception de celui des meublés de tourisme non classés, sont actualisés tous les trois ans, en fonction de l'évolution triennale de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu, et arrondis à la centaine d'euros la plus proche (article 50-0).
Comment choisir le régime réel plutôt que le micro-BIC En optant dans les délais applicables au dépôt de la déclaration prévue à l'article 170, souscrite au titre de l'année précédant celle pour laquelle l'option s'applique. L'option est ensuite valable un an et reconduite tacitement chaque année civile (article 50-0).
Quelles charges peut-on déduire au régime réel Notamment les frais généraux, les dépenses de personnel, le loyer des locaux dont l'entreprise est locataire et les amortissements réellement effectués, dans la limite de ceux généralement admis selon les usages de l'activité (article 39, 1° et 2° du Code général des impôts).
Où déclarer les revenus d'une location meublée au régime micro-BIC Sur la déclaration détaillée de revenus prévue à l'article 170 du Code général des impôts, où le chiffre d'affaires annuel est porté directement, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (article 50-0).
Y a-t-il un abattement minimum au régime micro-BIC Oui. Quel que soit le chiffre d'affaires, l'abattement appliqué ne peut pas être inférieur à 305 euros (article 50-0 du Code général des impôts).
Lire l'article complet (Revenus de location meublée, comment les déclarer aux impôts)