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Placement financier frauduleux en ligne, crypto, forex ou livret, comment reconnaître l'escroquerie et que faire après un virement

Mis à jour octobre 2026 Textes vérifiés le 13 octobre 2026

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L'essentiel
  • Selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr mise à jour le 16 septembre 2026, l'escroquerie au placement financier consiste à faire miroiter des gains importants sur des placements fictifs, souvent présentés comme sans risque. Un premier gain apparent est suivi de demandes de versements supplémentaires, puis de taxes à payer pour récupérer son capital.
  • Vérifiez l'interlocuteur sur les registres Orias et Regafi et sur la liste noire de l'AMF. Si vous avez payé, cessez tout contact, demandez à votre banque de tenter d'annuler ou de rappeler le virement si c'est encore possible, conservez les preuves et déposez plainte.
  • Un virement que vous avez validé est une opération autorisée au sens de l'article L133-6 du Code monétaire et financier, et l'ordre ne se révoque pas librement (article L133-8), de sorte qu'un remboursement n'est pas acquis. L'article L133-18 ne vise que l'opération non autorisée.

Comment se déroule un faux placement financier ?

En bref. Un faux conseiller vous met en confiance, vous fait verser une petite somme qui semble rapporter vite, puis vous pousse à investir davantage avant de disparaître.

Selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr, publiée le 6 novembre 2025 et mise à jour le 16 septembre 2026, l'escroquerie au placement financier vise à dérober l'épargne de la victime en lui faisant miroiter des gains importants sur des placements qui s'avéreront fictifs. Les escrocs peuvent contacter leurs victimes par les réseaux sociaux, les messageries, les forums, les sites de rencontre, la publicité ou des articles sponsorisés. Ils peuvent usurper l'identité d'établissements financiers connus ou se présenter comme des influenceurs ou des groupes d'investisseurs. Les placements proposés, présentés comme sans risque et à fort rendement, sont variés, cryptomonnaie, actions, Ehpad, parking, Forex ou livret d'épargne.

La fiche décrit un scénario type en quatre temps. Un faux conseiller personnel crée une relation de confiance, un premier placement semble rapporter rapidement après un versement initial qui peut être de 200 à 250 euros, la victime est poussée à investir davantage, puis, lorsqu'elle veut récupérer son capital, on lui demande de payer des taxes avant que les escrocs deviennent injoignables et que le site disparaisse.

Quels signaux doivent vous alerter ?

En bref. Une promesse de gain élevé sans risque, une pression pour verser vite et un interlocuteur que vous ne pouvez pas identifier sont des signaux d'alerte.

  • un placement présenté comme sans risque, à haut rendement, rapidement rémunérateur, réservé à quelques privilégiés ou limité dans le temps, selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr ;
  • un interlocuteur inconnu ou recommandé par le bouche-à-oreille qui vante un placement réservé à quelques privilégiés, qui insiste, réclame un versement rapide ou demande un virement à son nom ou vos numéros de carte bancaire, selon la FAQ de l'AMF ;
  • la demande d'installer une application ou de communiquer votre numéro de carte à la demande du conseiller, que la fiche déconseille ;
  • la demande de payer des taxes ou des frais pour récupérer votre capital.

Comment vérifier qu'un acteur est autorisé ?

En bref. Contrôlez les registres officiels et la liste noire de l'AMF, puis rappelez vous-même l'établissement avec des coordonnées que vous avez trouvées.

  • vérifiez que l'interlocuteur et son organisme sont autorisés en France sur les registres Orias et Regafi, selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr, qui cite aussi la liste noire de l'AMF ;
  • selon la FAQ du service Protect Épargne de l'AMF, les listes blanches recensent les sociétés autorisées, notamment pour les cryptoactifs, le financement participatif et les biens divers, et elles ne constituent pas une incitation à investir ;
  • la liste noire de l'AMF recense les acteurs non autorisés, mais elle ne peut jamais être complète, de sorte qu'une absence de la liste ne prouve pas qu'un acteur est fiable ;
  • rappelez la société avec des coordonnées trouvées par vous-même, exigez une documentation écrite et prenez le temps de réfléchir ;
  • en cas de doute, Épargne Info Service de l'AMF est joignable au 01 53 45 62 00 pour les produits financiers, et Assurance Banque Épargne Info Service au 34 14, du lundi au vendredi de 8h à 18h, pour les produits bancaires ou d'assurance, selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr.

Que faire si vous avez déjà versé de l'argent ?

En bref. Cessez tout échange, alertez votre banque, conservez les preuves et déposez plainte.

  1. cessez tout échange avec l'escroc ;
  2. si vous avez récemment transmis des fonds, demandez au plus vite à votre banque de tenter d'annuler ou de rappeler le virement, ce que la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr désigne comme une opposition au virement ;
  3. conservez les preuves, coordonnées du site et de la société, courriels, captures de messages, contrats, ordres de virement, relevés bancaires, annonce ou courriel qui vous a incité à investir ;
  4. déposez plainte auprès du commissariat ou de la brigade de gendarmerie, ou par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez, avec toutes les preuves. France Victimes, au 116 006, appel gratuit, tous les jours de 9h à 19h, peut vous accompagner ;
  5. si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire conseiller par un professionnel du droit ou par une association de consommateurs, la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr mentionnant cette possibilité ;
  6. signalez un site frauduleux sur internet-signalement.gouv.fr et, pour les placements, utilisez le formulaire de signalement de l'AMF. Le questionnaire « Suis-je victime d'une arnaque ? » de Protect Épargne peut vous aider à y voir clair, et le numéro vert Info Escroqueries, 0 805 805 817, est indiqué par l'AMF.

Méfiez-vous aussi des personnes qui promettent de retrouver vos fonds, car, selon la fiche, les victimes sont souvent recontactées dans les semaines ou les mois qui suivent par de faux services de récupération de fonds.

Votre banque doit-elle vous rembourser un virement que vous avez validé ?

En bref. Pas automatiquement. Un virement validé par vous est en principe une opération autorisée, et l'ordre ne se révoque pas librement une fois reçu par la banque.

Selon l'article L133-6 du Code monétaire et financier, une opération de paiement est autorisée si le payeur a donné son consentement à son exécution. Selon l'article L133-8, l'utilisateur ne peut révoquer un ordre de paiement une fois qu'il a été reçu par le prestataire de services de paiement du payeur, sauf disposition contraire, et à l'expiration des délais prévus l'ordre ne peut être révoqué que si l'utilisateur et son prestataire en sont convenus. Demander à votre banque de tenter d'annuler ou de rappeler le virement reste donc utile, même si la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr emploie le mot d'opposition, mais son succès n'est pas garanti, car la révocation suppose l'accord de la banque. Les textes que nous citons ne prévoient pas de remboursement immédiat pour une opération que vous avez autorisée, ce qui n'exclut pas d'autres voies que nous ne traitons pas ici.

À l'inverse, selon l'article L133-18, en cas d'opération de paiement non autorisée signalée dans les conditions de l'article L133-24, la banque du payeur rembourse le montant de l'opération immédiatement après en avoir pris connaissance, et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant, sauf si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de l'utilisateur et si elle communique ces raisons par écrit à la Banque de France. Cela peut concerner, par exemple, une opération réalisée sans votre consentement après une prise de contrôle de votre compte. Si vous avez vous-même validé le virement après avoir été manipulé, les textes que nous citons ne règlent pas directement ce cas, et notre article sur le virement frauduleux obtenu par manipulation en présente les éléments. Si votre banque refuse votre demande, adressez-lui une réclamation écrite puis, le cas échéant, saisissez gratuitement un médiateur de la consommation dans l'année qui suit cette réclamation (articles L612-1 et L612-2 du Code de la consommation). Notre article sur la médiation explique la démarche.

Quelle infraction peut être retenue ?

Selon la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr, l'infraction retenue peut être, selon les cas, l'escroquerie prévue à l'article 313-1 du Code pénal, qui consiste à tromper une personne, par un faux nom, une fausse qualité ou des manœuvres frauduleuses, pour la déterminer à remettre des fonds ou un bien. La fiche indique qu'elle est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. Seule une juridiction peut qualifier des faits précis, et nous ne qualifions la situation de personne.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article présente des informations publiées par Cybermalveillance.gouv.fr et par l'AMF, consultées le 13 octobre 2026, et des articles du Code monétaire et financier et du Code de la consommation. Il ne désigne aucune société, ne dit rien d'un placement ou d'un acteur en particulier et ne donne aucun conseil de placement. Il ne dit rien non plus de la situation personnelle d'une victime, et seul un professionnel du droit peut l'apprécier, sans garantie de résultat. Nous ne citons aucune décision de justice. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des sources citées, et ne comporte pas d'illustration.

Questions fréquentes

Comment reconnaître un faux placement financier ? Selon Cybermalveillance.gouv.fr, méfiez-vous des placements présentés comme sans risque, à haut rendement, rapidement rémunérateurs, réservés à quelques privilégiés ou limités dans le temps, et des demandes de verser de l'argent, de donner votre numéro de carte ou d'installer une application.
Comment vérifier qu'une société de placement est autorisée ? Vérifiez l'interlocuteur et son organisme sur les registres Orias et Regafi et consultez la liste noire de l'AMF. Cette liste ne peut jamais être complète, et les listes blanches de l'AMF ne constituent pas une incitation à investir.
J'ai viré de l'argent à un faux conseiller, que faire ? Cessez tout échange, demandez au plus vite à votre banque de tenter d'annuler ou de rappeler le virement, conservez les preuves et déposez plainte. France Victimes est joignable au 116 006, et l'AMF indique le numéro vert Info Escroqueries, 0 805 805 817.
Ma banque doit-elle me rembourser ? Pas automatiquement. Selon l'article L133-6 du Code monétaire et financier, une opération est autorisée si vous avez donné votre consentement, et selon l'article L133-8 l'ordre de paiement ne peut être révoqué librement une fois reçu par la banque. Le remboursement immédiat de l'article L133-18 vise l'opération non autorisée. Demandez à votre banque par écrit ce qu'elle peut faire, puis saisissez un médiateur si elle refuse.
Peut-on récupérer son argent grâce à un service spécialisé ? La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr met en garde contre les personnes qui promettent de retrouver vos fonds, les victimes étant souvent recontactées par de faux services de récupération de fonds.

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Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.