Comprendre ses droits. Savoir comment agir.
Défense des
consommateurs
Actualité

Petits découverts bancaires, ce qui change le 20 novembre 2026

Publié le 26 octobre 2026 Informations vérifiées le 26 octobre 2026

Rédigé par .

Cette actualité est présentée de façon factuelle, à partir de sources publiques citées et datées, sans prise de position politique. Les chiffres et les dispositifs peuvent évoluer, vérifiez toujours la date de l'information.

L'essentiel
  • Selon la fiche du service-public.gouv.fr mise à jour le 20 octobre 2026, à compter du 20 novembre 2026, les découverts de moins de 200 euros et/ou d'une durée de moins d'un mois entrent dans le champ du crédit à la consommation, en application de l'ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025.
  • Ces petits découverts seront soumis à une analyse de solvabilité proportionnée à leur durée et à leur montant, la consultation du FICP devenant facultative pour eux.
  • Actuellement, le chapitre du Code de la consommation relatif au crédit ne s'applique qu'à partir d'un montant total de crédit de 200 euros (article L. 312-1, version consolidée que nous avons lue, et article L. 312-16 sur la vérification de solvabilité), les opérations inférieures à 200 euros et les autorisations de découvert remboursables dans un délai d'un mois étant exclues par l'article L. 312-4, 3° et 4°.
  • Les autorisations de découvert mises en place avant le 20 novembre 2026 ne sont pas affectées, le découvert n'est pas un droit, et le dépassement significatif de l'article L. 312-92 comme la proposition d'un autre crédit après trois mois de l'article L. 312-93 sont des règles distinctes de l'analyse de solvabilité.

Ce qui change pour les petits découverts à partir du 20 novembre 2026

En bref. Les découverts de moins de 200 euros et/ou de moins d'un mois entrent dans le champ du crédit à la consommation le 20 novembre 2026, avec une analyse de solvabilité à réaliser avant l'octroi, proportionnée au montant et à la durée, qui n'oblige pas la banque à accorder le découvert.

La fiche du service-public.gouv.fr intitulée « Autorisation de découvert bancaire, les règles vont évoluer en 2026 », publiée le 3 novembre 2025 et mise à jour le 20 octobre 2026, annonce que les règles évoluent le 20 novembre 2026. Les découverts de moins de 200 euros et/ou d'une durée de moins d'un mois entrent désormais dans le champ du crédit à la consommation, et la banque doit réaliser une analyse de solvabilité pour ces petits découverts. La fiche précise que cette obligation existe déjà, aujourd'hui, à partir de 200 euros et/ou pour une durée supérieure à un mois. Le critère de durée vient de la fiche. Dans le Code de la consommation que nous avons lu, l'article L. 312-4 exclut du chapitre sur le crédit les opérations dont le montant total est inférieur à 200 euros (3°) et les autorisations de découvert remboursables dans un délai d'un mois (4°).

Cette évolution résulte, selon la fiche, de l'ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation, qui transpose une directive européenne du 18 octobre 2023. La fiche indique qu'elle vise à mieux protéger les emprunteurs, à réduire le risque de surendettement et à harmoniser les règles du crédit à la consommation en Europe. La liste « Ce qui change en novembre 2026 » du même site renvoie à cette fiche pour ce changement.

Dans le Code de la consommation, la version de l'article L. 312-1 que nous avons lue applique le chapitre sur le crédit aux opérations dont le montant total va de 200 euros à 75 000 euros inclus. L'article L. 312-16, dans sa version actuelle, prévoit que le prêteur vérifie la solvabilité de l'emprunteur à partir d'un nombre suffisant d'informations, y compris celles fournies par ce dernier à sa demande, et qu'il consulte le fichier prévu à l'article L. 751-1, sauf dans certains cas. Nous n'avons pas lu la rédaction de ces deux articles applicable à partir du 20 novembre 2026, et nous ne la citons donc pas.

Quels titulaires de découvert sont concernés

En bref. Les nouvelles règles concernent les petits découverts autorisés après le 20 novembre 2026. Les autorisations mises en place avant cette date ne sont pas affectées.

  • Les titulaires de compte qui demandent un petit découvert. Ceux dont le découvert est inférieur à 200 euros et/ou d'une durée inférieure à un mois seront concernés par l'analyse de solvabilité, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.
  • Les autorisations déjà en place. Selon la fiche, les autorisations de découvert mises en place avant l'entrée en vigueur de l'ordonnance, soit avant le 20 novembre 2026, ne sont pas affectées par les nouvelles dispositions.
  • Le FICP. La fiche indique que la consultation du fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers sera notamment facultative lors de l'analyse de solvabilité de ces petits découverts. Elle n'est donc pas supprimée, mais n'est plus obligatoire pour eux.

La fiche rappelle aussi que l'évaluation de la solvabilité sera proportionnée à la durée et au montant du découvert, ce qui signifie qu'elle n'a pas à être aussi poussée pour un très petit découvert que pour un crédit important.

Découvert bancaire, date d'application et textes à venir

En bref. L'entrée en vigueur est fixée au 20 novembre 2026, mais des décrets et arrêtés doivent encore être publiés pour préciser les modalités d'application.

  • Date. Le changement s'applique à partir du 20 novembre 2026, selon la fiche.
  • Textes d'application. La fiche indique que des décrets et arrêtés doivent encore être publiés pour préciser les modalités d'application. Les détails pratiques, notamment la manière dont l'analyse sera conduite pour un petit découvert, pourront donc encore évoluer.
  • Autres textes cités. La fiche mentionne l'arrêté du 11 août 2026 modifiant l'arrêté du 26 octobre 2010. Nous n'avons pas lu cet arrêté et nous n'en décrivons pas le contenu.

Vos droits et vos démarches en tant que titulaire de compte

En bref. Il n'existe pas de droit au découvert bancaire. Vous n'avez pas de démarche particulière à faire le 20 novembre 2026, mais vous pouvez vous préparer à une demande d'informations de votre banque.

  • Pas de droit au découvert. La fiche rappelle qu'un découvert n'est ni automatique ni un droit, et que la banque n'est jamais obligée de l'accepter. L'analyse de solvabilité plus systématique pour les petits découverts ne change pas ce principe.
  • Pas de nouvelle demande à chaque utilisation. Une fois le découvert accordé, selon la fiche, il n'est pas nécessaire de redemander l'autorisation à chaque fois que vous l'utilisez, dans la limite des conditions prévues par votre convention de compte (plafond, durée, tarification).
  • Un découvert payant. La fiche rappelle que la banque peut facturer des agios, que le dépassement du découvert autorisé peut entraîner des frais supplémentaires, et que la convention de compte peut prévoir l'absence d'agios pour de petits découverts occasionnels. Relisez donc votre convention de compte et votre tarification.
  • Si votre autorisation date d'avant le 20 novembre 2026. Rien ne change pour elle, selon la fiche. Conservez la convention et les courriers de votre banque qui la mentionnent, afin de pouvoir établir sa date.
  • Si vous demandez un petit découvert après cette date. Préparez les informations que votre banque pourrait vous demander sur votre situation financière, et conservez une trace écrite de votre demande et de la réponse.

La fiche que nous avons lue ne décrit ni voie de recours spécifique en cas de refus, ni délai de réponse de la banque. Pour tout litige avec votre banque, y compris sur l'analyse de votre solvabilité, la démarche usuelle reste l'écrit adressé à votre banque, puis, si la réponse ne vous satisfait pas, le médiateur de la consommation. L'article L. 612-1 ouvre à tout consommateur le droit d'y recourir gratuitement, et l'article L. 616-1 prévoit que le professionnel en communique les coordonnées, y compris lorsqu'une réclamation préalable n'a pas réglé le litige. Le médiateur ne garantit aucun résultat.

Ne pas confondre analyse de solvabilité et dépassement significatif

En bref. L'analyse de solvabilité intervient avant l'octroi du crédit. Le dépassement significatif et le délai de trois mois visent le découvert tacite déjà en cours, selon des articles différents.

  • Autorisation de découvert et dépassement. Selon l'article L. 311-1, dans sa version en vigueur avant le 20 novembre 2026, l'autorisation de découvert est le contrat de crédit par lequel le prêteur autorise expressément l'emprunteur à disposer de fonds qui dépassent le solde de son compte de dépôt, tandis que le dépassement est un découvert tacitement accepté qui dépasse le solde du compte ou l'autorisation convenue.
  • L'analyse de solvabilité. Elle est faite avant la conclusion du contrat de crédit, selon l'article L. 312-16 dans sa version actuelle. C'est elle qui s'étend aux petits découverts à partir du 20 novembre 2026, d'après la fiche.
  • Le dépassement significatif au-delà d'un mois. Selon l'article L. 312-92, dans sa version actuelle, lorsque la convention de compte prévoit la possibilité d'un dépassement et que celui-ci, significatif, se prolonge au-delà d'un mois, le prêteur fournit sans délai à l'emprunteur, sur papier ou sur un autre support durable, le montant du dépassement, le taux débiteur et les frais ou intérêts sur arriérés applicables.
  • Le dépassement au-delà de trois mois. Selon l'article L. 312-93, dans sa version actuelle, lorsque le dépassement se prolonge au-delà de trois mois, le prêteur propose sans délai à l'emprunteur un autre type d'opération de crédit.

Ces deux dernières règles ne sont pas des analyses de solvabilité, et la fiche ne les mentionne pas. Le seuil d'un mois de l'article L. 312-92 est sans rapport avec le critère de durée du champ d'application. Nous n'avons pas relu les articles L. 311-1, L. 312-92 et L. 312-93 dans une version postérieure à cette date, et nous ne pouvons donc pas dire s'ils sont modifiés.

Que pouvez-vous faire concrètement

  • relisez votre convention de compte pour repérer si vous disposez d'une autorisation de découvert, à quelle date elle a été mise en place et quels agios et frais sont prévus ;
  • si votre autorisation date d'avant le 20 novembre 2026, conservez le document qui l'atteste ;
  • avant de demander ou de modifier un découvert, demandez à votre banque par écrit son coût et ses conditions ;
  • ne comptez pas sur un découvert comme sur un droit, la banque peut le refuser ;
  • si vous constatez un solde débiteur qui se prolonge, vérifiez les informations que votre banque vous a envoyées et conservez-les ;
  • en cas de difficulté de remboursement, contactez rapidement votre banque, puis, au besoin, une association de consommateurs agréée ou le médiateur compétent, sans garantie de résultat.

Ce que cette actualité ne dit pas

Cette actualité rapporte la fiche du service-public.gouv.fr mise à jour le 20 octobre 2026, relue le 26 octobre 2026, et les articles du Code de la consommation dans leur version en vigueur avant le 20 novembre 2026. Nous n'avons pas lu l'ordonnance du 3 septembre 2025, l'arrêté du 11 août 2026 ni la rédaction des articles L. 312-1 et L. 312-16 applicable à compter du 20 novembre 2026, et nous ne les citons pas. Des décrets et arrêtés d'application doivent encore être publiés. Aucune décision de justice n'est citée, la réforme n'étant pas encore entrée en vigueur. Cette actualité ne traite pas de l'information précontractuelle ni de la situation d'un compte en particulier. Reportez-vous à Légifrance et au site de service-public.gouv.fr pour l'état en vigueur. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, à partir des sources citées, et ne comporte pas d'illustration.

Questions fréquentes

Que change le 20 novembre 2026 pour les petits découverts ? Selon la fiche du service-public.gouv.fr mise à jour le 20 octobre 2026, les découverts de moins de 200 euros et/ou d'une durée de moins d'un mois entrent dans le champ du crédit à la consommation et sont soumis à une analyse de solvabilité, en application de l'ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025.
Mon autorisation de découvert actuelle est-elle concernée ? Non. Selon la fiche, les autorisations de découvert mises en place avant l'entrée en vigueur de l'ordonnance, soit avant le 20 novembre 2026, ne sont pas affectées par les nouvelles dispositions.
Ai-je un droit au découvert bancaire ? Non. La fiche rappelle qu'un découvert n'est ni automatique ni un droit, et que la banque n'est jamais obligée de l'accepter. Une fois accordé, il n'est pas nécessaire de redemander l'autorisation à chaque utilisation, mais il reste payant, avec des agios et des frais en cas de dépassement.

Voir aussi

Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.