Indice de référence des loyers du 3e trimestre 2026, une hausse annuelle de 1,57 %, ce qui change pour locataires et bailleurs
Rédigé par Camille Chevalier.
Cette actualité est présentée de façon factuelle, à partir de sources publiques citées et datées, sans prise de position politique. Les chiffres et les dispositifs peuvent évoluer, vérifiez toujours la date de l'information.
- L'indice de référence des loyers du 3e trimestre 2026 s'établit à 148,06 en France métropolitaine, contre 145,77 au 3e trimestre 2025, soit une hausse annuelle de 1,57 %, après 1,15 % au 2e trimestre 2026, d'après la fiche du service-public.gouv.fr publiée le 15 octobre 2026.
- Pour un logement loué vide ou meublé, le loyer ne peut être révisé que si le bail le prévoit, une seule fois par an, à la date fixée par le contrat ou, à défaut, à la date anniversaire, et la hausse maximale annoncée en métropole est de 1,57 %.
- Pour un loyer de 600 euros, le plafond serait ainsi d'environ 609,43 euros par mois, à condition que le trimestre de référence du bail soit le troisième trimestre.
Que change le nouvel indice de référence des loyers du 3e trimestre 2026 ?
En bref. Le nouvel indice de référence des loyers (IRL) est paru. Il atteint 148,06 en France métropolitaine, soit 1,57 % de plus qu'un an plus tôt, ce qui fixe le plafond de la hausse annuelle d'un loyer révisé sur ce trimestre.
Selon la fiche du service-public.gouv.fr publiée le 15 octobre 2026, la hausse annuelle de l'indice est de 1,57 % au 3e trimestre 2026, après 1,15 % au 2e trimestre 2026. La même fiche indique que les bailleurs de logements loués vides ou meublés peuvent augmenter leur loyer au maximum de 1,57 % en France métropolitaine.
Quelles sont les valeurs de l'IRL en métropole, en Corse et outre-mer ?
| Territoire | IRL du 3e trimestre 2026 | IRL du 3e trimestre 2025 |
|---|---|---|
| France métropolitaine | 148,06 | 145,77 |
| Corse | 143,80 | 141,58 |
| Outre-mer | 145,21 | 142,97 |
Ces valeurs sont celles que reprend la fiche du service-public.gouv.fr du 15 octobre 2026. Relevez toujours celle qui correspond au territoire du logement et au trimestre de référence prévu par votre bail.
Que mesure l'IRL ?
D'après le service-public.gouv.fr, l'IRL est calculé par l'Insee à partir de la moyenne, sur les 12 derniers mois, de l'évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Il ne reflète donc ni le prix du tabac ni l'évolution des loyers eux-mêmes. Pour comprendre comment les prix à la consommation sont mesurés, voir notre actualité sur l'inflation de septembre 2026.
Pour qui et à quelles conditions la révision du loyer d'habitation s'applique-t-elle ?
- Logements concernés. Selon le service-public.gouv.fr, l'IRL sert de base à la révision du loyer des logements loués vides ou meublés.
- Une révision seulement si le bail la prévoit. Sans clause de révision dans le bail, le service-public.gouv.fr indique qu'aucune révision n'est possible.
- Une fois par an. La révision ne peut intervenir qu'une fois par an, à la date fixée par le contrat de location ou, à défaut, à la date anniversaire du bail.
- Des cas où la révision est exclue. Selon la fiche du service-public.gouv.fr sur la révision du loyer, elle est interdite pour un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole (1er juillet 2024 dans les départements d'outre-mer concernés), ainsi que pour le bail mobilité.
- Pas d'effet automatique. La publication d'un nouvel indice n'augmente pas à elle seule votre loyer. Il faut au minimum une clause de révision dans le bail et une date de révision atteinte. Notre article sur la révision du loyer en cours de bail détaille la clause, le trimestre de référence et le délai d'un an.
Quel montant maximal pour un loyer donné ?
Le calcul consiste à multiplier le loyer actuel par l'IRL du trimestre de référence de l'année en cours, divisé par l'IRL du même trimestre de l'année précédente. Notre article sur la révision du loyer présente cette formule.
Exemple chiffré, donné à titre d'illustration et non comme un conseil adapté à votre situation. Pour un loyer mensuel de 600 euros dans un bail dont le trimestre de référence est le 3e trimestre et situé en France métropolitaine, le plafond est de 600 x 148,06 / 145,77, soit 609,43 euros arrondis au centime. L'écart est d'environ 9,43 euros par mois, ce qui correspond à la hausse de 1,57 % annoncée.
Si le trimestre de référence de votre bail est un autre trimestre, ce calcul ne s'applique pas. Il faut alors utiliser les deux valeurs de l'IRL du trimestre prévu par votre contrat. Les territoires de la Corse et de l'outre-mer ont leurs propres valeurs, indiquées dans le tableau ci-dessus.
Quelles démarches pour le locataire et pour le bailleur ?
Si vous êtes locataire.
- relisez votre bail pour vérifier qu'il contient une clause de révision, la date de révision et le trimestre de référence de l'indice ;
- si votre bailleur vous annonce une hausse, demandez-lui par écrit les deux valeurs d'IRL retenues et recalculez le montant avec la formule ci-dessus ;
- en cas de désaccord, conservez le bail, les courriers et vos quittances, et adressez une réclamation écrite à votre bailleur, par exemple par lettre recommandée avec accusé de réception (voir notre guide sur la mise en demeure) ;
- si le désaccord persiste et que l'enjeu est de 5 000 euros ou moins, le service-public.gouv.fr indique qu'une démarche amiable est obligatoire avant de saisir le juge, par exemple la commission départementale de conciliation, un conciliateur de justice ou un médiateur.
Si vous êtes bailleur.
- vérifiez que votre bail prévoit bien la révision, sans quoi le service-public.gouv.fr indique qu'elle n'est pas possible ;
- repérez la date de révision fixée au contrat ou, à défaut, la date anniversaire, et le trimestre de référence ;
- calculez la hausse avec les valeurs d'IRL du bon trimestre et indiquez-les à votre locataire, afin qu'il puisse vérifier le montant ;
- informez votre locataire par courrier, de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception. Selon le service-public.gouv.fr, la révision peut être demandée pendant l'année qui suit la date de révision prévue, passé ce délai elle est perdue, et la hausse ne s'applique qu'à partir de la date de la demande.
Questions fréquentes
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