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Inflation en France en septembre 2026 selon l'Insee, ce que mesure l'indice et ce qu'il change pour votre budget

Publié le 15 octobre 2026 Informations vérifiées le 15 octobre 2026

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Cette actualité est présentée de façon factuelle, à partir de sources publiques citées et datées, sans prise de position politique. Les chiffres et les dispositifs peuvent évoluer, vérifiez toujours la date de l'information.

L'essentiel
  • Selon l'Insee (Informations rapides n° 247, publiées le 15 octobre 2026), les prix à la consommation augmentent de 3,1 % sur un an en septembre 2026, après 2,4 % en août, et reculent de 0,3 % sur un mois, l'énergie progressant de 21,3 % sur un an.
  • L'indice mesure une variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages, il n'est pas un indice du coût de la vie et ne décrit pas votre dépense personnelle.
  • Le Smic est relevé dans la même proportion lorsque l'indice national des prix à la consommation atteint une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du Smic immédiatement antérieur (articles L3231-4 et L3231-5 du Code du travail), et le Médiateur national de l'énergie peut être saisi gratuitement d'un litige avec un fournisseur, après une réclamation écrite préalable (article L122-1 du Code de l'énergie).

Que dit l'Insee de l'inflation en septembre 2026 ?

En bref. Les prix à la consommation sont supérieurs de 3,1 % à ceux de septembre 2025, contre 2,4 % en août 2026. Sur le seul mois de septembre, ils reculent de 0,3 %.

Le 15 octobre 2026, l'Insee a publié les résultats définitifs de l'indice des prix à la consommation (IPC) de septembre 2026 dans ses Informations rapides n° 247. La variation sur un an compare le niveau des prix de septembre 2026 à celui de septembre 2025. Selon l'Insee, la variation annuelle de l'IPC est révisée à la hausse de 0,1 point par rapport à l'estimation provisoire, tandis que la variation mensuelle est confirmée.

Variation sur un anSeptembre 2026Août 2026
Ensemble des prix (IPC)+3,1 %+2,4 %
Énergie+21,3 %+16,7 %
Services+2,4 %+1,9 %
Alimentation+1,4 %+1,1 %
Produits manufacturés-0,3 %-0,4 %
Inflation sous-jacente+1,5 %+1,1 %
Indice harmonisé (IPCH)+3,4 %+2,6 %

Le tabac affiche +3,3 % sur un an en septembre 2026. L'Insee indique que l'énergie était à +12,6 % sur un an en juillet 2026, ce qui situe la progression des trois derniers mois.

Les résultats provisoires d'octobre 2026 sont annoncés pour le 30 octobre 2026 à 8h45, et les résultats définitifs pour le 13 novembre 2026 à 8h45.

Pourquoi les prix baissent-ils sur un mois alors que l'inflation annuelle augmente ?

En bref. Les deux chiffres ne mesurent pas la même chose. Le premier compare septembre à août, le second compare septembre 2026 à septembre 2025.

Sur un mois, l'IPC varie de -0,3 % en septembre 2026, après +0,7 % en août. Dans le détail de ce mois, l'Insee relève +3,9 % pour l'énergie, +0,1 % pour l'alimentation, +0,5 % pour les produits manufacturés et -1,4 % pour les services. Une baisse mensuelle des prix peut donc coexister avec une inflation annuelle plus élevée que le mois précédent, car la comparaison porte sur deux périodes différentes. Le chiffre de 3,1 % reste une variation sur douze mois.

Qu'est-ce que cela change pour le budget d'un ménage ?

En bref. L'indice donne un ordre de grandeur national. Votre propre hausse dépend de ce que vous achetez, de vos contrats et de vos habitudes.

Un exemple fictif montre pourquoi. Prenons un ménage imaginaire dont les dépenses mensuelles d'il y a un an, aux mêmes quantités, auraient évolué comme les indices de septembre 2026 sur un an. Les montants ne décrivent la situation de personne.

Poste fictifIl y a un anAu prix de septembre 2026
Énergie (+21,3 %)150,00 euros181,95 euros
Alimentation (+1,4 %)400,00 euros405,60 euros
Services (+2,4 %)300,00 euros307,20 euros
Total850,00 euros894,75 euros

Dans cet exemple, la hausse du total atteint environ 5,3 %, davantage que les 3,1 % de l'indice d'ensemble, parce que l'énergie y pèse plus que dans la moyenne. Un ménage qui consacre peu à l'énergie, ou dont les contrats évoluent différemment, constaterait un écart dans l'autre sens. Pour mesurer votre propre évolution, comparez vos factures et relevés d'il y a un an et d'aujourd'hui, poste par poste.

Que mesure l'indice des prix à la consommation, et que ne mesure-t-il pas ?

En bref. L'IPC estime la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. Ce n'est ni un indice du coût de la vie, ni une mesure de votre inflation personnelle.

Selon l'Insee, l'IPC est l'instrument de mesure de l'inflation. Il estime, entre deux périodes, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages, à qualité constante. L'Insee précise qu'il ne s'agit pas d'un indice du coût de la vie. L'IPC mesure les effets des variations de prix sur le coût d'achat des produits consommés, alors que l'indice du coût de la vie viserait à mesurer les coûts nécessaires pour maintenir un niveau de vie donné.

Parce qu'il s'agit d'une moyenne, il ne reflète pas ce que paie un ménage en particulier. Un chiffre national ne dit rien de votre région, de votre mode de chauffage, de votre fournisseur, de votre loyer ou de vos habitudes d'achat.

IPC, IPCH, inflation sous-jacente, de quoi parle-t-on ?

En bref. L'IPC suit les prix bruts, l'IPCH suit les prix nets des remboursements de la Sécurité sociale, et l'inflation sous-jacente écarte certains éléments.

  • IPC. Il suit les prix bruts, y compris les dépenses de santé avant remboursement. Il vaut +3,1 % sur un an en septembre 2026.
  • IPCH. L'indice harmonisé sert aux comparaisons entre pays de l'Union européenne. Il suit les prix nets des remboursements de la Sécurité sociale, ce qui constitue sa principale différence avec l'IPC. Il vaut +3,4 % sur un an en septembre 2026. L'écart avec l'IPC est de 0,34 point, que l'Insee attribue pour 0,33 point à des différences de pondération et pour 0,01 point à la différence entre prix nets et prix bruts.
  • Inflation sous-jacente. Elle exclut les tarifs publics et les produits à prix volatils, et elle est corrigée des mesures fiscales et des variations saisonnières. Elle vaut +1,5 % sur un an en septembre 2026, après +1,1 % en août.

À quoi l'inflation sert-elle légalement d'indexation ?

En bref. Plusieurs montants sont rattachés à un indice de prix, mais chacun suit sa propre règle de calcul, et aucun ne reprend mécaniquement le chiffre de 3,1 %.

Selon l'Insee, l'indice hors tabac sert notamment à indexer des contrats privés, des pensions alimentaires et des rentes viagères, ainsi qu'à revaloriser le Smic. Le détail des règles se trouve dans les textes applicables à chaque situation.

  • Le Smic. L'article L3231-4 du Code du travail prévoit que la garantie du pouvoir d'achat des salariés est assurée par l'indexation du Smic sur l'évolution de l'indice national des prix à la consommation institué comme référence par voie réglementaire. Selon l'article L3231-5, lorsque cet indice atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du Smic immédiatement antérieur, le Smic est relevé dans la même proportion à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l'indice entraînant ce relèvement. Cette comparaison porte donc sur la date du dernier Smic, et non sur une variation sur un an. L'indice de référence est institué par voie réglementaire, et cet article ne détaille pas ce texte ni les autres modalités de fixation du Smic.
  • Les prestations renvoyant à l'article L161-25 du Code de la sécurité sociale. Leur revalorisation annuelle est effectuée sur la base d'un coefficient égal à l'évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels publiés par l'Insee l'avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation. Si ce coefficient est inférieur à un, il est porté à cette valeur. Il s'agit d'une moyenne sur douze mois, différente de la variation de septembre sur un an.
  • Le loyer. La révision du loyer d'un bail repose sur un indice distinct, l'indice de référence des loyers, que notre article sur la révision du loyer en cours de bail présente.
  • Les retraites complémentaires et les allocations familiales. Elles font l'objet de décisions et de règles propres, présentées dans nos articles sur la revalorisation Agirc-Arrco au 1er novembre 2026 et sur la revalorisation des allocations familiales.

Cet article ne dit pas si une revalorisation ou un relèvement interviendra à la suite de la publication du 15 octobre 2026. Pour savoir ce qui s'applique, reportez-vous aux textes et aux annonces officielles de chaque dispositif.

Quels droits et quelles démarches utiles pour un consommateur ?

En bref. Vous pouvez comparer vos offres d'énergie, relire vos contrats, et, en cas de litige non réglé avec un fournisseur, saisir gratuitement un médiateur.

  • Comparer vos contrats d'énergie. Le site energie-info.fr, celui du Médiateur national de l'énergie, propose un comparateur d'offres d'électricité et de gaz naturel, dont Énergie-Info indique qu'il est indépendant des fournisseurs et des gestionnaires de réseaux. Énergie-Info répond au 0 800 112 212, appel gratuit, du lundi au vendredi de 8h30 à 18h.
  • Relire vos contrats et vos factures. Notez, pour chaque contrat, le prix, la durée et les conditions de modification, et conservez vos factures pour comparer l'évolution de chaque poste.
  • Une modification de votre contrat d'énergie. Selon l'article L224-10 du Code de la consommation, tout projet de modification des conditions contractuelles par le fournisseur est communiqué au consommateur au moins un mois avant la date d'application envisagée. En matière d'électricité ou de gaz, les raisons, les conditions préalables et la portée de la modification sont communiquées de manière transparente et compréhensible, avec l'information que le consommateur peut résilier le contrat sans pénalité dans un délai maximal de trois mois à compter de sa réception. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux modifications imposées par la loi ou le règlement.
  • Saisir le Médiateur national de l'énergie. Aux termes de l'article L122-1 du Code de l'énergie, il recommande des solutions aux litiges entre les personnes physiques ou morales et les entreprises du secteur de l'énergie. Il ne peut être saisi que de litiges nés de l'exécution des contrats conclus par un consommateur non professionnel ou une microentreprise, qui ont déjà fait l'objet d'une réclamation écrite préalable auprès du fournisseur. Selon l'article R122-1 du même code, le consommateur peut le saisir deux mois après la date de cette réclamation écrite, et sa recommandation est formulée dans un délai de quatre-vingt-dix jours, éventuellement prolongé. Il est saisi directement et gratuitement, et sa saisine suspend la prescription des actions en matière civile et pénale pendant le délai de sa recommandation.
  • Pour les autres litiges de consommation. L'article L612-1 du Code de la consommation reconnaît à tout consommateur le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel. Selon l'article L612-2, le médiateur ne peut pas examiner le litige si le consommateur ne justifie pas d'une réclamation écrite préalable auprès du professionnel, ni s'il est saisi plus d'un an après cette réclamation, ni dans les autres cas prévus par ce texte. Notre article sur la médiation de la consommation en explique le déroulement.

Ce que cet article ne couvre pas

Cet article reprend les chiffres publiés par l'Insee le 15 octobre 2026 et rappelle quelques règles d'indexation. Il ne contient aucune prévision d'inflation, aucun commentaire sur les causes des évolutions de prix, aucune appréciation de l'action publique, et il ne dit rien de votre situation personnelle ni de vos contrats. Les chiffres peuvent être révisés par l'Insee lors de publications ultérieures. Le sujet est trop récent pour avoir donné lieu à une décision de justice utile, et nous n'en citons aucune. Cet article est rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle. L'illustration qui l'accompagne est générée par intelligence artificielle.

Questions fréquentes

Quelle est l'inflation en France en septembre 2026 selon l'Insee ? Selon l'Insee, les prix à la consommation augmentent de 3,1 % sur un an en septembre 2026, après 2,4 % en août, et reculent de 0,3 % sur un mois. Le chiffre provient des Informations rapides n° 247 du 15 octobre 2026.
Quelle différence entre l'IPC et l'IPCH ? L'IPC suit les prix bruts, y compris les dépenses de santé avant remboursement. L'IPCH, utilisé pour les comparaisons entre pays de l'Union européenne, suit les prix nets des remboursements de la Sécurité sociale. En septembre 2026, l'IPC vaut +3,1 % sur un an et l'IPCH +3,4 %.
L'inflation de 3,1 % correspond-elle à la hausse de mes dépenses ? Pas nécessairement. L'indice mesure une variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages et n'est pas un indice du coût de la vie. Votre hausse dépend de ce que vous achetez, de vos contrats et de vos habitudes, et peut être supérieure ou inférieure à la moyenne nationale.
L'inflation de septembre 2026 relève-t-elle automatiquement le Smic ? Selon l'article L3231-5 du Code du travail, le Smic est relevé dans la même proportion lorsque l'indice national des prix à la consommation atteint une hausse d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du Smic immédiatement antérieur. La comparaison porte sur cette date de référence et non sur la variation sur un an, de sorte que le chiffre de 3,1 % ne suffit pas pour conclure.
Comment comparer mes offres d'électricité ou de gaz ? Le site energie-info.fr du Médiateur national de l'énergie propose un comparateur d'offres d'électricité et de gaz naturel, présenté comme indépendant des fournisseurs. Énergie-Info répond au 0 800 112 212, appel gratuit, du lundi au vendredi de 8h30 à 18h.
Que faire en cas de litige non résolu avec mon fournisseur d'énergie ? Adressez d'abord une réclamation écrite au fournisseur. Si elle ne règle pas le différend au bout de deux mois, le consommateur non professionnel ou la microentreprise peut saisir directement et gratuitement le Médiateur national de l'énergie (articles L122-1 et R122-1 du Code de l'énergie). Pour les autres litiges, l'article L612-1 du Code de la consommation ouvre le recours gratuit à un médiateur de la consommation.

Voir aussi

Rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.