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Voiture électrique en 2026, malus écologique et aide à l'achat

Publié le 4 octobre 2026 Informations vérifiées le 4 octobre 2026

Rédigé par Camille Chevalier, rédaction assistée par intelligence artificielle sous supervision éditoriale.

Cette actualité est présentée de façon factuelle, à partir de sources publiques citées et datées, sans prise de position politique. Les chiffres et les dispositifs peuvent évoluer, vérifiez toujours la date de l'information.

L'essentiel
  • Depuis le 1er juillet 2025, le bonus écologique versé par l'État pour l'achat d'une voiture particulière électrique a été supprimé et remplacé par une aide financée par les certificats d'économies d'énergie, la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques » ; en 2026, aucun montant unique n'est fixé par la réglementation, son niveau dépendant de l'offre commerciale du fournisseur d'énergie sollicité, selon service-public.gouv.fr. Le malus écologique sur les émissions de CO2 se déclenche désormais à partir de 108 grammes de CO2 par kilomètre homologués (norme WLTP) et atteint 80 000 euros au-delà de 191 grammes (article L. 421-62 du Code des impositions sur les biens et services), tandis que le malus sur la masse en ordre de marche s'applique depuis 1 500 kilogrammes, par tranches progressives de 10 à 30 euros par kilogramme (articles L. 421-71 à L. 421-81-1 du même code). Les véhicules dont la source d'énergie est exclusivement l'électricité ou l'hydrogène sont exonérés de ce malus sur la masse, quelle que soit leur poids (article L. 421-79), et ne doivent en pratique aucun malus CO2 puisque leurs émissions homologuées sont nulles.

Que reste-t-il du bonus écologique en 2026 ?

En bref. Le bonus écologique versé directement par l'État a disparu pour les voitures particulières depuis le 1er juillet 2025. Une aide subsiste pour l'achat ou la location d'un véhicule électrique neuf, mais elle change de nature et son montant n'est plus garanti par un barème officiel unique.

Selon service-public.gouv.fr, ce nouveau dispositif s'appelle la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques ». Il ne repose plus sur une subvention budgétaire de l'État mais sur les certificats d'économies d'énergie, un mécanisme qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des actions de réduction de la consommation énergétique, parmi lesquelles l'achat ou la location d'un véhicule électrique.

Pour 2026, service-public.gouv.fr précise qu'aucun montant unique n'est fixé par la réglementation. Le niveau de l'aide dépend de la valeur de marché des certificats d'économies d'énergie, de l'offre proposée par chaque fournisseur d'énergie signataire, du revenu fiscal de référence du foyer et du lieu de fabrication du véhicule et de sa batterie. À titre d'exemple de l'ordre de grandeur observé, pour la période du 1er juillet au 31 décembre 2025, l'aide de base s'élevait à 4 200 euros pour les ménages en situation de précarité énergétique ou aux revenus modestes et à 3 100 euros pour les autres ménages, montants auxquels s'ajoutait depuis le 1er octobre 2025 une prime complémentaire de 1 000 euros pour les véhicules assemblés dans l'Union européenne et équipés d'une batterie fabriquée dans l'Espace économique européen. Ces chiffres, propres au second semestre 2025, ne sont pas garantis pour une demande engagée en 2026 et doivent être vérifiés auprès du professionnel ou du fournisseur d'énergie sollicité.

Les conditions d'éligibilité du véhicule restent, elles, fixées par la réglementation. Il doit s'agir d'un véhicule neuf de catégorie M1 (voiture particulière), d'un poids total autorisé en charge n'excédant pas 3,5 tonnes, fonctionnant exclusivement à l'électricité, d'un coût d'acquisition inférieur ou égal à 47 000 euros TTC, d'une masse en ordre de marche inférieure à 2 400 kilogrammes, et dont le score environnemental atteint le seuil minimal de 60 points fixé par l'Ademe. L'acheteur doit être une personne physique résidant en France, dans la limite de cinq véhicules par personne, et doit conserver le véhicule au moins deux ans ; la demande doit être engagée au plus tard le 31 août 2029.

Le malus écologique sur les émissions de CO2 en 2026

Le malus assis sur les émissions de dioxyde de carbone est dû une seule fois, lors de la première immatriculation en France d'une voiture particulière neuve (articles L. 421-58 et suivants du Code des impositions sur les biens et services). Son barème est révisé chaque année.

Depuis le 1er janvier 2026, ce malus se déclenche à partir de 108 grammes de CO2 par kilomètre homologués selon la norme WLTP, contre 113 grammes en 2025. Son montant maximal atteint 80 000 euros au-delà de 191 grammes par kilomètre, soit 10 000 euros de plus que le plafond applicable en 2025 (article L. 421-62 du Code des impositions sur les biens et services, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Entre ces deux seuils, le montant progresse grammage par grammage selon un barème détaillé fixé par ce même article.

Ce malus concerne les véhicules thermiques, hybrides et hybrides rechargeables dont les émissions homologuées dépassent 108 grammes par kilomètre. Un véhicule exclusivement électrique ou à hydrogène, dont les émissions homologuées de CO2 sont nulles, se situe en dessous de ce seuil et ne doit donc, dans les faits, aucun malus CO2.

Le malus sur la masse en ordre de marche en 2026

Un second malus, distinct du malus CO2, s'applique à la masse en ordre de marche de la voiture particulière, également lors de sa première immatriculation (articles L. 421-71 à L. 421-81-1 du Code des impositions sur les biens et services).

Depuis le 1er janvier 2026, le seuil de déclenchement de ce malus est abaissé à 1 500 kilogrammes, contre 1 600 kilogrammes en 2025. Le tarif marginal progresse ensuite par tranche de masse, de 10 euros par kilogramme entre 1 500 et 1 699 kilogrammes, 15 euros par kilogramme entre 1 700 et 1 799 kilogrammes, 20 euros par kilogramme entre 1 800 et 1 899 kilogrammes, 25 euros par kilogramme entre 1 900 et 1 999 kilogrammes, puis 30 euros par kilogramme au-delà de 2 000 kilogrammes.

Indépendamment de la source d'énergie du véhicule, ce malus prévoit des réductions et des exonérations propres à certaines situations familiales ou personnelles, notamment un abattement de 200 kilogrammes par enfant pour les personnes assumant la charge effective et permanente d'au moins trois enfants réunissant certaines conditions (article L. 421-81), et une exonération pour les titulaires de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » et certaines personnes qui les accompagnent (article L. 421-80).

Pourquoi un véhicule 100 % électrique échappe-t-il à ces deux malus ?

Le Code des impositions sur les biens et services exonère explicitement du malus sur la masse en ordre de marche « le véhicule à faible empreinte carbone » ainsi que « le véhicule hydrogène et le véhicule électrique non mentionnés » à ce premier cas (article L. 421-79). Cette exonération ne comporte aucune condition de poids, elle s'applique donc quelle que soit la masse du véhicule électrique concerné.

Pour le malus CO2, il n'existe pas de disposition d'exonération équivalente rédigée spécifiquement pour les véhicules électriques dans les articles consacrés à cette taxe. L'absence de malus CO2 pour ces véhicules résulte simplement du barème lui-même, un véhicule qui n'émet aucun CO2 homologué se situe nécessairement sous le seuil de déclenchement de 108 grammes par kilomètre et ne génère donc aucun montant à payer.

Une voiture hybride rechargeable, qui n'est pas un véhicule « exclusivement » électrique au sens de ces textes, ne bénéficie pas de cette exonération du malus sur la masse et peut rester redevable du malus CO2 selon ses émissions homologuées.

Et pour un véhicule de société ou une voiture de fonction électrique ?

L'ancienne taxe sur les véhicules de société a été remplacée depuis le 1er janvier 2022 par deux taxes annuelles distinctes, dues par les entreprises qui possèdent ou qui louent des voitures particulières affectées à des fins économiques, l'une sur les émissions de CO2 (articles L. 421-119 à L. 421-132 du Code des impositions sur les biens et services), l'autre sur les émissions de polluants atmosphériques, calculée notamment selon la date de première immatriculation du véhicule (articles L. 421-133 à L. 421-144 du même code). Ces deux taxes concernent l'entreprise elle-même, pas directement le salarié qui utilise le véhicule.

Le véhicule dont la source d'énergie est exclusivement l'électricité, l'hydrogène, ou une combinaison des deux, est exonéré de la composante relative aux émissions de CO2 (article L. 421-124 du Code des impositions sur les biens et services) ; une exonération de même nature s'applique à la composante relative aux polluants atmosphériques.

Pour un salarié qui dispose d'une voiture de fonction électrique à titre privé, cet avantage en nature fait l'objet, depuis un arrêté du 25 février 2025 relatif à l'évaluation des avantages en nature, d'un abattement de 70 % lorsqu'il est évalué sur une base forfaitaire, dans la limite de 4 641,60 euros pour l'année 2026, ou de 50 % lorsqu'il est évalué d'après les dépenses réelles, dans la limite de 2 026,30 euros pour l'année 2026, montants 2026 non lus directement sur une source officielle au moment de la vérification mais corroborés par plusieurs sources spécialisées. Cet abattement renforcé est réservé aux véhicules fonctionnant exclusivement à l'électricité, mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027, et respectant la même condition de score environnemental que l'aide à l'achat ; une voiture hybride rechargeable n'y est pas éligible.

Que pouvez-vous faire concrètement ?

  • avant tout achat, demandez au professionnel ou au fournisseur d'énergie le montant exact de l'aide à laquelle vous êtes éligible, puisqu'il n'existe plus de barème national garanti pour 2026 ;
  • vérifiez auprès du vendeur le coût d'acquisition TTC, la masse en ordre de marche et le score environnemental du véhicule envisagé, trois conditions cumulatives pour l'aide à l'achat ;
  • pour un véhicule thermique ou hybride, demandez au vendeur les émissions de CO2 homologuées en WLTP avant de signer, afin d'anticiper le montant du malus CO2 qui figurera sur votre certificat d'immatriculation ;
  • pour un véhicule proche du seuil de masse de 1 500 kilogrammes, vérifiez sa masse en ordre de marche exacte, équipements compris, qui conditionne le malus au poids ;
  • si vous disposez d'une voiture de fonction électrique, signalez à votre employeur les abattements applicables à l'avantage en nature pour qu'il les applique sur votre bulletin de paie ;
  • en cas de désaccord avec un professionnel sur le montant de l'aide annoncée, demandez une confirmation écrite avant de signer le bon de commande ;
  • si un malus CO2 ou un malus au poids vous paraît mal calculé, ou si une exonération à laquelle vous aviez droit (famille nombreuse, carte mobilité inclusion) n'a pas été appliquée lors de l'immatriculation, vous pouvez en demander le remboursement via la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr ou le formulaire 1710-SD, au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant l'immatriculation ;
  • si la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques » promise par écrit par un fournisseur d'énergie n'est finalement pas versée ou l'est pour un montant inférieur, réclamez par écrit auprès de ce fournisseur puis, à défaut de réponse satisfaisante, saisissez le médiateur de la consommation dont il doit obligatoirement vous communiquer les coordonnées, ou signalez la situation sur signal.conso.gouv.fr.

Questions fréquentes

Le bonus écologique existe-t-il encore en 2026 ? L'aide de l'État versée sous forme de bonus écologique a été supprimée le 1er juillet 2025 pour les voitures particulières. Une aide subsiste, la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques », financée par les certificats d'économies d'énergie. En 2026, aucun montant unique n'est fixé par la réglementation, il dépend de l'offre du fournisseur d'énergie sollicité, selon service-public.gouv.fr.
À partir de quel seuil le malus écologique sur le CO2 s'applique-t-il en 2026 ? Depuis le 1er janvier 2026, ce malus se déclenche à partir de 108 grammes de CO2 par kilomètre homologués en WLTP et atteint 80 000 euros au-delà de 191 grammes par kilomètre (article L. 421-62 du Code des impositions sur les biens et services).
Une voiture électrique doit-elle payer le malus écologique ? Non pour le malus sur la masse en ordre de marche, dont les véhicules exclusivement électriques ou à hydrogène sont expressément exonérés, quel que soit leur poids (article L. 421-79 du Code des impositions sur les biens et services). Un véhicule électrique ne doit non plus, dans les faits, aucun malus CO2, puisque ses émissions homologuées sont nulles.
Comment me faire rembourser un malus écologique mal calculé ? Si une exonération à laquelle vous aviez droit (famille nombreuse, carte mobilité inclusion) n'a pas été appliquée lors de l'immatriculation, ou si le montant facturé ne correspond pas au barème, vous pouvez en demander le remboursement via la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr ou le formulaire 1710-SD, au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant l'immatriculation.
Que faire si la prime promise par un fournisseur d'énergie n'est pas versée ? Réclamez d'abord par écrit auprès du fournisseur d'énergie concerné. À défaut de réponse satisfaisante, vous pouvez saisir le médiateur de la consommation dont ce professionnel doit obligatoirement vous communiquer les coordonnées, ou signaler la situation sur signal.conso.gouv.fr.

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