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La fausse convocation judiciaire ou menace de gendarmerie

Vérifié le 4 octobre 2026

Un e-mail ou un appel se faisant passer pour la police, la gendarmerie ou la justice annonce une procédure en cours et réclame un paiement immédiat pour éviter une arrestation ou une amende.

Signes qui doivent vous alerter
Une pression psychologique forte et une urgence absolue (« la police arrive dans l'heure »). Un moyen de paiement inhabituel exigé (carte prépayée, crypto-monnaie) pour régler une amende ou une caution. Une interdiction de raccrocher ou de contacter un avocat avant le paiement. Des fautes d'orthographe ou un ton qui ne correspond pas aux communications officielles réelles.

Comment fonctionne cette arnaque

Vous recevez un e-mail ou un appel téléphonique se présentant comme émanant de la police nationale, de la gendarmerie ou d'un tribunal, annonçant une procédure judiciaire en cours à votre encontre (souvent liée à une infraction inventée : blanchiment, pédopornographie, fraude fiscale). L'interlocuteur exige le règlement immédiat d'une amende ou d'une caution, généralement par carte prépayée, virement ou crypto-monnaie, sous peine d'arrestation imminente.

Exemple type

Un appel annonce que votre numéro de sécurité sociale est lié à une enquête pour blanchiment d'argent, et qu'une « caution de bonne foi » de 2 000 € doit être réglée immédiatement en cartes cadeaux pour éviter une arrestation le jour même.

Comment ne pas tomber dans le piège

Aucune autorité judiciaire ou policière ne réclame jamais de paiement par téléphone, carte prépayée ou crypto-monnaie pour éviter une arrestation. Raccrochez et, en cas de doute, contactez directement le commissariat ou la gendarmerie de votre secteur par leurs coordonnées officielles. Une vraie convocation judiciaire est toujours notifiée par courrier officiel, jamais exigée en urgence par téléphone.

Vos droits et recours

L'usurpation d'une fonction publique (se faire passer pour un policier, un gendarme ou un magistrat) est punie de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende par l'article 433-12 du Code pénal, en plus de l'escroquerie elle-même (article 313-1).

Si vous en êtes déjà victime

Ne payez rien et raccrochez immédiatement. Signalez l'appel ou l'e-mail à la police ou la gendarmerie de votre secteur, et déposez plainte si un paiement a déjà été effectué.

Questions fréquentes

La police peut-elle vraiment exiger un paiement par téléphone ? Non, jamais : aucune autorité judiciaire ou policière ne réclame de paiement par téléphone, carte prépayée ou crypto-monnaie pour éviter une arrestation. Une vraie convocation est toujours notifiée par courrier officiel.
Comment vérifier si l'appel est authentique ? Raccrochez et contactez vous-même le commissariat ou la gendarmerie de votre secteur par leurs coordonnées officielles, jamais un numéro donné pendant l'appel suspect.
Cette fiche est une information pédagogique, pas un conseil juridique personnalisé. Pour une situation précise, rapprochez-vous d'un professionnel du droit, d'une association de consommateurs agréée, ou utilisez notre outil d'analyse de capture d'écran.